Nao-Asakura's world

jeudi 7 mai 2015

Avengers: Age of Ultron (ciné)

Au début, pendant le combat d'ouverture, je me suis dit, misère, qu'est-ce que je suis allée voir, ça pue du cul. C'était tout fait en images de synthèses, ça allait trop vite, et j'arrivais plus à me souvenir si on était censés savoir qui était ce type dans le château. Mais... ya eu du Clint whump (et tout le vocabulaire ressemblait grave à toutes ces fics que je me suis enfilé après mon désamour sur le premier Avengers). Donc bon.

Et c'était drôle, très drôle. Un peu ridicule aussi. Je me suis dit, okay, peut-être qu'ils nous la jouent Iron Man 3/Guardians. Moi ça m'allait. Quelques scènes hautement sexistes qui se voulaient le contraire plus tard (sérieusement, après avoir dragué Captain America comme une tarée pendant le Winter Soldier, Nat se jette sur Banner pour une raison qui m'échappe... euh), on rit encore beaucoup, mais les scènes ont déjà été vues dans les trailers.

Arrive Ultron chais pas quoi, qui sortait un peu de nulle part (sans doute qu'ils en avaient déjà parlé dans un des trouze millions de films qu'on est censés avoir vu avant, mais moi, perso, c'était nouveau). Les sous-titres français étaient infects, et on comprenait strictement rien si on les lisait. Leur histoire de ficelles et de pantin était totalement salopée.

Bref, baston, puis tout le monde se retrouve dans une putain de ferme. Je l'ai en travers de la gorge, cette ferme. Dans le premier, on avait un Clint salopé, présenté comme l'ennemi dès le départ, avec quasiment aucun follow-up à la fin. Heureusement qu'il y a eu les fics, parce que c'était nul de chez nul. Et là... ils avaient le potentiel de faire tellement mieux, et ils nous sortent quoi ?? Une putain de famille cachée, qui n'est canon que dans un multivers. Merde quoi. Et en plus ils ont pris une actrice que j'aime beaucoup, histoire que je me sente encore plus mal de la détester. Bref. (Et entre nous, c'est pas totalement, absolument, hautement illogique de choisir ce moment précis où ils sont pourchassés par des robots tueurs pour emmener tous ces héros pourraves chez sa famille cachée ??)
(Ajoutons à ça cette scène à se taper la tête dans un mur où Nat révèle à Banner qu'elle est stérile. Pffffff mais...)

Bref, Fury apparaît dans la grange, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, Cap coupe du bois à mains nues dans un t-shirt moulant, et tout le monde se retrouve en Afrique pour des raisons qui encore une fois m'échappent un brin.
Je connais le Wakanda par mes (rares) lectures, mais ce n'était pas du tout évident. Andy Serkis fait du Andy Serkis, et c'était bon. Il y avait un potentiel de malade dans la confrontation dans le bateau abandonné.
Mais je suis franchement pas du tout du tout du tout convaincue par les visions provoquées par Wanda. J'ai aimé la mention au premier film au passage (Clint), mais le reste... Peut-être que là encore, il me manque les clefs pour comprendre en quoi c'est traumatisant. C'était surtout moche et long.

A partir de la scène de nudité totalement gratuite de Thor dans une source pour faire Dieu sait quoi, et cette vision absolument à chier des Infinity Gems connues à ce jour, qui flottent joyeusement dans l'espace, j'ai décroché complet. Pèle mêle, on voit Hulk bastonner du black en Afrique, Iron Man faire un défilé de mode avec toutes ses armures un peu nazes, etc etc. Soupir, bâillement.

Pourquoi, dites-moi seulement pourquoi, à aucun moment ils n'ont pensé à aller vérifier que les Cybermen (pardon, Ultron) n'étaient pas restés dans le château de la scène d'ouverture ? C'était prévisible...
Retour donc dans ce pays imaginaire censé être slave ou balkanique, mais où tout le monde parle anglais (!) et où tout le monde est blond ou assimilé (!!).
Ah oui, avant ils courent partout et pètent des trucs, possiblement en Corée, possiblement à moto, possiblement pour empêcher le Cyberman de se créer un corps qui claque. Et ils y collent Jarvis, qui devient Vision. Parce que pourquoi pas. J'ai arrêté d'en avoir quelque chose à foutre.

Donc, pays imaginaire à la noix, qui se met à flotter telle une île dans Chasseurs de Dragons, sauf que ça a beau être joli comme tout, c'est très très dangereux, parce qu'il y a du métal qui dangereux dessous, et que si ça retombe, la Terre est couic (je crois, me demandez pas, ça avait l'air ni scientifiquement plausible, ni narrativement clair à ce stade).

Donc ça bastonne et ça sauve du péquenot (pas Russe), qui se balade dans les rues pénard (les mêmes cons dans la scène d'ouverture et la scène finale, en plus, paie tes figurants...).
Clint fait ami ami avec Wanda (et ça, c'est canon). Les combats n'ont aucune logique (Cap se prend bien plus de coups que Barton, ajoutez le combat rapproché avec un arc, mais ouiiii tout à fait).

Bref, à la fin ça n'explose pas. Cyberman est vaincu par Jarvis violet. Ya même pas de scène post-générique. La fin.

Posté par nao_asakura à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


mercredi 8 avril 2015

Lost River (2015)

Donc. J'arrive pas à déterminer si c'est un banal cas de "fuck everyone, j'ai décidé d'aimer ce film, donc je l'aimerai quoi qu'il arrive", ou encore "j'ai payé, donc c'est forcément bien". Ou s'il y a vraiment quelque chose derrière. C'est bourré de défauts, très clairement. C'est un magnifique film raté. Ou excellent film minable. Je sais pas, il aurait probablement dû faire ça sous un pseudo, le Gosling, les gens auraient moins eu d'attentes et d'a priori.

Toute la première partie, très lente, très maniérée dans les plans, était très très bien. Mais je ne sais pas si c'est parce qu'elle était tellement vague et vide qu'elle laissait le champ libre pour se raconter sa propre petite histoire à côté, et que c'était merveilleux sans le vouloir. J'ai passé une bonne demie heure à faire des parallèles avec The Walking Dead (4x12, encore, toujours), à me dire que c'était du "pré-apo", et à faire des comparaisons avec Igla ; la scène dans le zoo abandonné est absolument superbe.

La deuxième moitié m'a moins convaincue, dans le sens où c'était un peu plan-plan, l'histoire se cherchait, et la réal n'était plus autant grandiloquente qu'au début ; tant qu'à faire du pas subtil, autant le faire jusqu'au bout. Les plans plein de sens m'ont manqué, sur la fin ; les plans larges avec la caméra qui descend du plafond pour écraser les personnages, et l'inversion superbe pour la scène de la ville engloutie.

Non, la 2e partie, c'est plus un conte un peu foiré, un Barbe Bleue pas dans le bon ordre, un truc symbolique, mais on ne sait pas trop de quoi.


J'ai adoré (et c'est sans doute un truc que d'aucuns vont se faire une joie de critiquer) que le film ne sexualise quasiment jamais ses personnages ; il y a des détours, des symboles à la place du cru.

Bref. C'était bien. Et raté. Mais bien quand même.

Et ça manquait de fantôme... Faudra que je le télécharge pour vérifier si j'ai pas rêvé ce "ghost supervisor" dans les crédits au début oO

Posté par nao_asakura à 22:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 5 avril 2015

Temps glaciaires, Fred Vargas

Il y a un petit mois, j'entre chez Gibert avec une pote, et je manque de faire une crise d'apoplexie devant les piles et les piles de Fred Vargas tout neuf, tout énorme, tout inédit qui s'amoncellent à l'entrée. Quoi, comment, un nouveau tome et personne ne m'avait rien dit ? Je l'ai saisi de mes petits doigts frémissants, serré jusqu'à la caisse et... jamais commencé.

Enfin, non, plus exactement je suis allée de dix pages en dix pages, pendant bien quinze jours, sans oser le dévorer. Parce qu'il y a un espèce de mythe qui s'est créé, et avaler ça comme du fourrage aurait été irrespectueux. Je ne pouvais pas lire avec des soucis en tête, je ne pouvais pas lire avec du boulot en retard, je ne pouvais pas lire quand il faisait beau, puis quand il pleuvait. Excuses.

Il y a surtout que l'histoire ne m'emballait pas du tout. J'avais un écho lancinant des excellentissimes polars de Pierre Lemaître, et Adamsberg, déjà pas bien grand, se trouvait éclipsé par le souvenir fugace du nain génial de Lemaître, Camille Verhœven. L'écriture que j'avais autrefois adulé m'a semble fade, pleine d'aléas inutiles et de scories étranges. Le narrateur comme fou, semble se substituer aux personnages, et on ne sait plus vraiment qui parle, de l'auteur ou des héros.

A chaque reprise/abandon (délaissement, dirons-nous, on ne peut pas abandonner un nouveau tome, c'est impossible), le thème central du roman changeait, et à chaque fois c'était un nouveau sourcil haussé, une nouvelle pelletée de nuages, assaisonné d'histoire pour se donner un genre, mais pas vraiment ma tasse de thé. Paris, suicides qui n'en sont pas, personnages hauts en couleur et terrain connu. Puis la campagne, des chevaux, des histoires de famille et des secrets. Soit. Arrive l'Islande, et un horrible secret assorti d'une légende. Euh. Et là, patatras (ou génie ?), Robespierre. Quoi ?

J'avoue, j'ai été prise d'une torpeur interloquée pendant bien deux tiers du livre. A lire par automatisme (ferveur, dévotion), mais sans y croire. Les personnages tant adorés ne sont plus que des caricatures d'eux-mêmes, on n'y croit plus. C'est parfois amusant, parfois poétique, mais on n'y croit plus.

Restent ces rares moments de grâce où toutes les pièces font clic. Pendant un court instant, on se dit oui, d'accord, c'est quand même très bon. Mais le reste tenait plus de la cacophonie. C'est dommage, et ça me donne envie de relire les premiers (pour vérifier qui, de moi ou de l'auteur, a tant changé). Nostalgie d'un personnage qui n'existe plus que brièvement, au cours d'une poignée de pages. Dommage.

Posté par nao_asakura à 13:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 23 mars 2015

Twelve Monkeys (1995)

J'ai pas réussi à déterminer si je l'avais vu entièrement ou non, ce film. Il y a quelques scènes que je suis certaine d'avoir vues (l'hosto, quelques trucs de la fin), mais le reste... gros blanc. On va dire tant mieux, c'était d'autant plus sympa à regarder.

Vingt ans. Ce film a vingt ans. J'ai du mal à réaliser. Comme toujours, dans les films de SF, c'est pas tant la représentation du futur qui vieillit mal, mais celle du présent. Baltimore/Philadelphie version Terry Gilliam dans les années 90, c'est... infect. Volontairement, mais ça passe mal. Les scènes dans le futur sont nettement plus chiadées, le genre de trucs mémorable et intemporel, dans le fond (Brazil style).

C'était intéressant de comparer a posteriori avec la série, du coup. Des tonnes et des tonnes d'hommages et d'emprunts directs, j'ai poussé des cris pathétique tout du long à chaque fois qu'un truc faisait clic. Je trouve ça adorable que leur Railly et leur Cole ressemblent physiquement à ceux du film, mais déguisés (cheveux longs pour Cole, cheveux blonds pour Railly). Ce serait fun qu'ils fassent l'inverse dans la série.

La dimension voyages dans le temps, rationalité scientifique, virologie, est totalement éclipsée. On nage en plein doute métaphysique, on questionne la santé mentale des personnages à chaque instant. D'ailleurs Railly est docteur en psychiatrie, dans le film, et virologue dans la série.


Reste que le twist final fait super mal au cœur. Et le 2e dans l'avion encore plus. J'ose espérer qu'ils vont contourner ça dans la série (même si c'est plus ou moins ce qu'ils annoncent avec leur flashback/souvenir à la con).


En vrac : les titres de plusieurs épisodes sont prononcés par des personnages (mentally divergent, Cassandra complex), le gros délire sur les Keys existe aussi (et il fait mal au cœur) ; la putain de chemise gerbante (103). Le pilote est une resucée quasiment image pour image d'un passage du film (jusqu'aux fringues et aux maniérismes). Plus la musique. Et une petite référence à la bouffe histoire de.

Side note : j'ai pas pu m'empêcher de penser à Fight Club, du coup. A cause de Brad Pitt tout fou fou qui parle de fin du monde, des animaux et des cages de zoo, tout ça tout ça. C'était bien. (Et les transmetteurs dans les dents, blam, Nikita, la boucle est boucléééée). Over and out.

Posté par nao_asakura à 23:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 26 décembre 2014

Gone Girl (2014)

Nooooooon. C'te fin en carton pâte mou. Je pensais pas qu'ils oseraient finir sur un truc aussi pourri.

Franchement, ça aurait pas été aussi interminable, ça aurait pu être un très très grand film. Mais les deux trois excellentissimes retournements so
nt noyés dans un méli-mélo de philosophie de comptoir et de Ben Affleck prenant un air de veau, ça gâchait tout.

Le début était assez repoussant (j'aime pas ce genre de film qui parle de la vie des gens), mais j'ai tenu bon, et le premier retournement est assez grisant. J'ai beaucoup apprécié le maniement efficace des points de vue, et le moment où toi, spectateur, tu te rends compte qu'on te mène en bateau depuis une demie heure. (Le carnet qu'on prend pour argent comptant tout du long, et qui se révèle subitement être un tissu de mensonges, c'était comme dans Travail soigné de Pierre Lemaitre, en bien moins puissant, car le film continue, continue, et finit par se déliter progressivement).


J'ai un peu moins apprécié la partie avec les hillbillies, c'était simplet et précipité ; c'était sympa de voir le petit jeu de manipulation se mettre en place, mais dans le fond, c'était pas assez puissant. Après un petit quart d'heure à enfin ressentir quelque chose pour les personnages (de la peur, un sentiment d'injustice, de la haine), on retombait dans le "meh" général qui caractérisait le début du film. Un gros sentiment de "oui, bon, et après ?"


Toute la partie dans le chalet de l'autre chelou était... malsaine. On m'a spoilé comment il finissait, donc ça gâchait probablement la scène d'égorgement, qui m'a semblé du coup particulièrement ridicule. Quelques bons trucs sur la fin, mais je sentais venir la fin en forme de rien, et j'aime vraiment pas ça.

Posté par nao_asakura à 00:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 25 décembre 2014

22 Jump Street (2014)

Je sais pas si le film en lui-même était vraiment drôle, ou si j'avais baissé mes attentes parce qu'on venait de me dire 2 secondes avant que je le lance que c'était lourd et moins bien que le premier (qui était super lourd, mais attachant dans le fond). J'aime bien le second degré perpétuel, le 4e mur totalement explosé, et les cascades débiles.

Channing Tatum est un comique insoupçonné, ça m'a fait comme pour le premier film, j'ai vraiment apprécié, même si parfois on se demande si c'est vraiment un rôle de composition.

Je me suis même dit, pendant un instant d'égarement, que c'est un truc dans ce goût là que j'aimerais pour le live de Deadpool. Mais bon, avec un PG-13, je peux toujours rêver. Le genre à la fois bourrin et attachant, dans le fond. Totalement débile, mais avec une logique interne si on creuse un peu.

Mention spéciale pour le bad trip/good trip à la moitié du film, j'ai failli me pisser dessus (et pour rester dans les analogies avec Deadpool, yavait quasiment la même chose dans l'annual avec Madcap...).

Posté par nao_asakura à 19:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,