Nao-Asakura's world

lundi 23 mars 2015

Twelve Monkeys (1995)

J'ai pas réussi à déterminer si je l'avais vu entièrement ou non, ce film. Il y a quelques scènes que je suis certaine d'avoir vues (l'hosto, quelques trucs de la fin), mais le reste... gros blanc. On va dire tant mieux, c'était d'autant plus sympa à regarder.

Vingt ans. Ce film a vingt ans. J'ai du mal à réaliser. Comme toujours, dans les films de SF, c'est pas tant la représentation du futur qui vieillit mal, mais celle du présent. Baltimore/Philadelphie version Terry Gilliam dans les années 90, c'est... infect. Volontairement, mais ça passe mal. Les scènes dans le futur sont nettement plus chiadées, le genre de trucs mémorable et intemporel, dans le fond (Brazil style).

C'était intéressant de comparer a posteriori avec la série, du coup. Des tonnes et des tonnes d'hommages et d'emprunts directs, j'ai poussé des cris pathétique tout du long à chaque fois qu'un truc faisait clic. Je trouve ça adorable que leur Railly et leur Cole ressemblent physiquement à ceux du film, mais déguisés (cheveux longs pour Cole, cheveux blonds pour Railly). Ce serait fun qu'ils fassent l'inverse dans la série.

La dimension voyages dans le temps, rationalité scientifique, virologie, est totalement éclipsée. On nage en plein doute métaphysique, on questionne la santé mentale des personnages à chaque instant. D'ailleurs Railly est docteur en psychiatrie, dans le film, et virologue dans la série.


Reste que le twist final fait super mal au cœur. Et le 2e dans l'avion encore plus. J'ose espérer qu'ils vont contourner ça dans la série (même si c'est plus ou moins ce qu'ils annoncent avec leur flashback/souvenir à la con).


En vrac : les titres de plusieurs épisodes sont prononcés par des personnages (mentally divergent, Cassandra complex), le gros délire sur les Keys existe aussi (et il fait mal au cœur) ; la putain de chemise gerbante (103). Le pilote est une resucée quasiment image pour image d'un passage du film (jusqu'aux fringues et aux maniérismes). Plus la musique. Et une petite référence à la bouffe histoire de.

Side note : j'ai pas pu m'empêcher de penser à Fight Club, du coup. A cause de Brad Pitt tout fou fou qui parle de fin du monde, des animaux et des cages de zoo, tout ça tout ça. C'était bien. (Et les transmetteurs dans les dents, blam, Nikita, la boucle est boucléééée). Over and out.

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vendredi 26 décembre 2014

Gone Girl (2014)

Nooooooon. C'te fin en carton pâte mou. Je pensais pas qu'ils oseraient finir sur un truc aussi pourri.

Franchement, ça aurait pas été aussi interminable, ça aurait pu être un très très grand film. Mais les deux trois excellentissimes retournements so
nt noyés dans un méli-mélo de philosophie de comptoir et de Ben Affleck prenant un air de veau, ça gâchait tout.

Le début était assez repoussant (j'aime pas ce genre de film qui parle de la vie des gens), mais j'ai tenu bon, et le premier retournement est assez grisant. J'ai beaucoup apprécié le maniement efficace des points de vue, et le moment où toi, spectateur, tu te rends compte qu'on te mène en bateau depuis une demie heure. (Le carnet qu'on prend pour argent comptant tout du long, et qui se révèle subitement être un tissu de mensonges, c'était comme dans Travail soigné de Pierre Lemaitre, en bien moins puissant, car le film continue, continue, et finit par se déliter progressivement).


J'ai un peu moins apprécié la partie avec les hillbillies, c'était simplet et précipité ; c'était sympa de voir le petit jeu de manipulation se mettre en place, mais dans le fond, c'était pas assez puissant. Après un petit quart d'heure à enfin ressentir quelque chose pour les personnages (de la peur, un sentiment d'injustice, de la haine), on retombait dans le "meh" général qui caractérisait le début du film. Un gros sentiment de "oui, bon, et après ?"


Toute la partie dans le chalet de l'autre chelou était... malsaine. On m'a spoilé comment il finissait, donc ça gâchait probablement la scène d'égorgement, qui m'a semblé du coup particulièrement ridicule. Quelques bons trucs sur la fin, mais je sentais venir la fin en forme de rien, et j'aime vraiment pas ça.

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jeudi 25 décembre 2014

22 Jump Street (2014)

Je sais pas si le film en lui-même était vraiment drôle, ou si j'avais baissé mes attentes parce qu'on venait de me dire 2 secondes avant que je le lance que c'était lourd et moins bien que le premier (qui était super lourd, mais attachant dans le fond). J'aime bien le second degré perpétuel, le 4e mur totalement explosé, et les cascades débiles.

Channing Tatum est un comique insoupçonné, ça m'a fait comme pour le premier film, j'ai vraiment apprécié, même si parfois on se demande si c'est vraiment un rôle de composition.

Je me suis même dit, pendant un instant d'égarement, que c'est un truc dans ce goût là que j'aimerais pour le live de Deadpool. Mais bon, avec un PG-13, je peux toujours rêver. Le genre à la fois bourrin et attachant, dans le fond. Totalement débile, mais avec une logique interne si on creuse un peu.

Mention spéciale pour le bad trip/good trip à la moitié du film, j'ai failli me pisser dessus (et pour rester dans les analogies avec Deadpool, yavait quasiment la même chose dans l'annual avec Madcap...).

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samedi 20 décembre 2014

Chef (2014)

Jon Favreau qui se fait plaisir, c’était sympathique à regarder. Un film gentillet, joli et musicalement chouette. Ça m’a rappelé tous les passages sur la cuisine dans Treme, d’ailleurs ils passaient par la Nouvelle Orléans, dans leur périple de Miami à Los Angeles.

C’était coloré, rythmé, drôle. Gentillet, c’est le mot. On sait d’avance comment ça va finir (même si j’avais pas anticipé jusqu’au bout que le critique culinaire lui ferait une telle offre), et c’est tant mieux. On débranche le cerveau, on salive, on chantonne, et voilà.

Pour une fois que John Leguizamo ne joue pas un connard et/ou ne meurt pas dans d’atroces souffrances, c’était limite surprenant.


J’ai apprécié une certaine attention au détail ; les scènes de cuisine sont vraiment plaisantes à regarder, crédibles et belles à la fois.


Les réseaux sociaux étaient pas mal utilisés, sans que ça devienne chiant ou répétitif ; on a le bon vieux cliché des adultes un peu déphasés qui découvrent le concept, et le petit gosse qui sait tout faire, mais c’était assez bien exploité. Format carte postale, ou plutôt instagram.


Un bon film pour le train, en somme.

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mercredi 10 décembre 2014

Nightcrawler (ciné)

C'était peut-être une bonne ou une mauvaise chose, je ne sais pas, mais j'ai été incapable de me sortir Southland de la tête. Ma perception du film a probablement été altérée, aussi à cause de Jake Ghyllenhal, dont le personnage était à mi chemin entre Donnie Darko et Prisonners. Complètement taré, mais on ne se rend compte de l'étendue des dégâts que progressivement.

La bande annonce en montrait beaucoup trop et ça gâchait un peu la fin. Comme avec les flashforwards inutiles des premières saisons de Southland, on arrive à anticiper la suite des événements bien trop facilement... Après bon, le film tient bien en haleine malgré tout, parce qu'il erre dans cette zone floue entre folie douce et comportement de sociopathe.

J'ai trouvé un peu dommage que ça n'aille pas plus loin dans la réflexion sur les news et les images choc. Ou plus loin dans la folie carrément.

Pour le coup je ne suis pas vraiment convaincue par la fin, qui à mon sens est un peu contradictoire. En gros il fait ce que l'autre pigiste avait proposé et qu'il a refusé...

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lundi 8 décembre 2014

La French (ciné)

Disons que j'avais un a priori très favorable et que les circonstances ont fait que j'avais très envie de le voir. Je pense que l'univers entier complotait pour que j'arrive pas à le voir... J'ai quand même passé plus d'une heure dans un wagon de RER arrêté en pleine voie à une station du départ... Raté ma séance, la suivante... J'ai fini par aller jusqu'à Montparnasse, bref tout une expédition dont je me serais passé.

Le film en lui même est ultra classique, mais je ne peux pas vraiment juger, il me manque les bases en matière de films sur le banditisme. Pour dire à quel point j'ai plus l'habitude des films français, il m'a fallu un temps d'adaptation quand ils ont ouvert la bouche pour la première fois après cette très chouette scène d'exécution sur la Corniche en guise de scène d'ouverture...

Mais pour la plupart ils ne parlaient pas français mais marseillais. Un monde à part. Autant j'ai quelques réserves sur la cohérence géographique du machin (très joli mais pas toujours possible), autant je suis totalement fan des dialogues et des insultes. Ça faisait parfois rire les Parigots, mais c'était généralement bien vu.

A part la toute fin en demie teinte, l'intrigue est bien rythmée, c'est vif mais pas trop maniéré. Cohérent. L'affrontement Gilles Lellouche - Jean Dujardin est pas mal du tout, avec une gentille réflexion sur la part d'humanité qui peut exister chez un baron de la drogue et les effets destructeurs d'une obsession incontrôlable. La fin est d'autant plus cruelle et réaliste qu'il n'y a pas de justice et que la pieuvre existe toujours...

Esthétiquement, c'était fort plaisant, chouettes reconstitution des 70s, très bonne bande son, et Marseille immuable. Malgré mes réserves, ça faisait moins cliché carte postale quitte ce que je craignais.

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