Nao-Asakura's world

mardi 18 novembre 2014

The Drop (ciné) - Fucking Tom Hardy, man.

Porté à bout de bras par un Tom Hardy drôlement bon, c'était assez surprenant, à cause des détours qu'il faisait. Jamais vraiment tout à fait où on l'attendait, malgré de bons gros clichés ultra classiques.
J'ai déjà dit tout mon am
our pour le cliché, et j'adore quand un film tend des perches énormes, pour les retirer brusquement, et qu'on se retrouve le bec dans l'eau à ne pas savoir ce qui s'est passé, et pourquoi ça n'a pas suivi le chemin tout tracé.

Oui, c'était parfois un peu lent. J'ai pas vraiment compris pourquoi les gens riaient dans le ciné ; pour moi c'était décalé, certes, mais pas comique. C'est moche de se moquer des gens un peu simples, un peu spéciaux dans leur tête. Je ne pense pas que c'était voulu comme un instant comique, mais bon, chacun voit ce qu'il veut.
Le contrepoint de cette scène finale totalement barbare et (semble-t-il) drôle, c'était ce monologue dans la voiture, sur Dieu et l'absence d'enfer, absolument sublime dans la composition de l'image et dans la manière dont il était délivré.

Tom Hardy tient une place spéciale dans mon cœur, parce qu'il n'est jamais vraiment où on l'attend ; c'est une sorte d'Edward Norton en plus bourru, celui qu'on oublie, totalement passe partout, qu'on voit partout sans s'en souvenir. Le film entier est bâti sur la lente dégradation du personnage, et le point culminant où on se rend compte qu'on s'est fait avoir depuis le début, mais qu'on avait tous les indices sous le nez.

L'intrigue m'a un peu rappelé The Lookout (braquage de banque et employé un peu simplet totalement embrouillé par les méchants, complice malgré lui), et donc j'ai attend un twist qui n'est pas venu de la direction que j'attendais. J'aime bien quand ça fait ça.

C'était visuellement très léché, avec des jeux de couleur assez simples mais efficaces (le sang noir sur le lino éclairé par les néons rouges, l'absence de lumière pour symboliser la perte d'espoir, les jeux de miroir pour souligner que la réalité n'est jamais celle que l'on croit).

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dimanche 16 novembre 2014

Interstellar (ciné) - où on apprend que le temps est peut-être relatif, mais pas la durée du film...

Sérieusement, c'était trop long. Ou alors c'est pas moi qui suis faite pour les films de plus de 2h, je sais pas, mais à un moment j'en étais à me demander ce que j'allais manger, ou quelle heure il était. La fin en mode philosophico-merdique était totalement ridicule, et l'ennui a fait place au rire nerveux. Parce que non. C'est quoi cette fin en bois ? C'est quoi ce film en carton ? On m'a vendu un truc léché, novateur et saisissante, et je me retrouve devant un très mauvais film de SF qui a tout pompé sur divers prédécesseurs, et qui n'est pas franchement époustouflant, que ce soit au niveau des images ou de l'intrigue.

interstellar



Tout le début en mode post-apo, fin du monde, la planète se meurt, yaddi yadda, c'était cliché, trop long, déjà fait mille fois. La famille avec ses champs de maïs et le "fantôme" mu par le pouvoir de l'amuuuur, c'était du Signes en plein. Et ça n'a pas manqué, évidemment.

La suite, avec la mission et les pseudo explications scientifiques était barbante et absolument pas crédible. Limite Sunshine avait plus de sens, et au moins c'était joli. Là on s'emmerde et c'est pas vraiment beau à voir. En tout cas j'ai pas pris mon pied. Le trou noir en forme de sphère, mwé, bof... sur le coup j'ai repensé à ces films de SF des années 90, qui n'avaient aucun sens mais qui étaient de bons huis clos bien stressants (Abyss, Sphère, Event Horizon...). Avec des relents de Stargate, dans l'explication pourrave du "on a envoyé douze mec sur douze planètes" et du "des êtres supérieurs ont placé ce trou noir ici pour nous aider", mwé, tout à fait.


Les missions sur les planètes étaient vraiment nazes, et c'est là que j'ai commencé à décrocher sévère, parce que ça manquait de sérieux et de réalisme. Parce qu'on s'attache pas du tout, et que les personnages secondaires sont tout sauf mémorables. Parce que les robots sont absolument ridicules, et qu'ils sont vraiment cons pour confondre des montagnes avec des vagues (putain, ils pouvaient pas faire un scan de la planète avant de foncer comme des cons ?). La planète glacée, c'était encore pire, avec un Matt Damon très peu inspiré, qui se la joue traître totalement cliché, qu'on voyait venir dès le départ. Plus aucun suspense.


Et là, ça part en couille grave, avec du pompage à mort sur 2001, et j'en pouvais plus, il fallait que ça finisse, mais ça n'en finissait plus. Gros WTF, puis rire étranglé sur toute la partie 5e dimension, parce que bon, faut pas déconner non plus, mais même the Tree of Life avait plus de sens. "The bulk beings are closing the tesseract", mais bien sûuuur. Non quoi. Et la fin. Happy end juste pour le fun, et l'autre tâche va pouvoir repeupler la nouvelle planète avec sa copine, oh joie. Quelle daube.

 

En fait ce qui me dérange, c'est qu'avant, dans les films des 80-90, on explorait, parce qu'on était curieux, alors que maintenant, il faut toujours que ce soit adossé à un morale culpabilisante sur la fin des temps et l'humanité à sauver. Et c'est dommage doublement, car quand Matt Damon a commencé à péter une pile, je me suis dit cool, ils vont enfin se lancer dans un film un peu musclé, avec des personnages qui n'ont plus rien à perdre, et qui agissent enfin comme des héros et non comme des connasses amoureuses, ou des pères de famille qui vivent mal la séparation. Mais non. C'était pire.

J'ai aussi été dérangée par l'absence totale de claustrophobie. Dans Abyss, dans Sphère (qui se passent pourtant même pas dans l'espace), dans Alien, dans tous ces films, le péril vient du fait qu'ils soient à deux doigts de creuver si la coque se perce. C'est terrifiant, et ça me paralysait, à l'époque. Là, bof. Si le black avait pas évoqué le problème, ça serait totalement passé sous silence ; le vaisseau offre bien trop de sécurité, c'est bien dommage.

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mardi 4 novembre 2014

'71 (cinéma)

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Le film qui te met mal à l'aise dès le départ (outre le fait que les sièges étaient hyper inconfortables, s'entend), avec un effort commun de la part de la musique et de la réal, pour créer une atmosphère surréaliste dans les rues du Belfast de 1971. C'est la guerre, et comme les soldats britanniques débarqués tout frais de l'école militaire, on est bazardés là-dedans sans trop savoir où donner de la tête. C'est flippant, nauséabond, violent.

L'intrigue démarre au quart de tour, pour le coup j'ai apprécié : tout ce qu'on voit dans la bande-annonce se passe dans les 15 premières minutes du film, et donc après l'émeute, quand le soldat se retrouve tout seul en "territoire" catholique, poursuivi par à peu près tout le monde, on se dit merde, on ne sait absolument pas où ils vont emmener l'histoire après ça.

La scène centrale, LA scène, est proprement magistrale, cruelle, inattendue et d'une violence inouïe. Il y a eu un instant où mon petit monologue intérieur s'est totalement interrompu, et j'ai juste pensé "putain je lui mets 10/10". Après c'est un peu retombé, la fin du film aurait gagné à être plus ramassée, certaines scènes raccourcies ; le réalisateur tente beaucoup de choses, qui ne sont pas toujours heureuses. Mais à ce moment précis, c'était hors concours.


L'intrigue est simple comme tout, mais elle nous tient bien en haleine jusqu'au bout. Quelques petits retournements de situation faciles - les méchants qui font le ménage dans leurs rangs, pour sauver leur peau/asseoir leur position, un grand classique - et d'autres étaient foutrement tragiques.


Les acteurs se donnent du mal, le Jack O'Connell est vraiment pas mal du tout (whump etc, de ce point de vue rien à dire) ; on aurait dit un croisement entre Ackles et McKenzie, c'était fort perturbant. Créature britannique sortie de nulle part, à suivre. Tous les autres, c'était une succession de tronches, et à chaque fois on se dit "zut, d'où je le connais lui..." le souci des acteurs britanniques et de leurs multiples séries. Mention spéciales aux gamins, qui étaient tragiquement superbes.

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dimanche 2 novembre 2014

John Wick (ciné)

Bon, je vais proférer une énormité, mais ce film m'a presque fait regretter que cette rumeur d'adaptation live de Cowboy Bebop n'ait jamais abouti. Presque.

C'était un film très très chelou. Plein de second degré et de nawak dans tous les sens. Mais l
e bon nawak, celui qui fait bien marrer.

J'ai repensé successivement à The Boondock Saints (en moins drôle et plus lourdingue, mais il y avait des plans empruntés tels quels), puis à Banshee (la musique était un copié collé, c'était perturbant, en moins sanglant (encore que) et sans les scènes de cul - yavait même les pseudos Russes et les tatouages d'araignées, fun fun. On aurait dit un film pour ados écrit par un ado, qui s'éclate, avec sa logique interne, débile mais... bizarrement logique.) Et pour finir, toute cette pluie, tous ces combats idiots, ça m'a fait penser à Cowboy Bebop (avec moins de cigarettes, de jazz et de vaisseaux spatiaux, mais quand même).


Le film en lui-même est con. Mais il est conscient de cet état de fait, il en joue d'un bout à l'autre, ce qui fait que ça devient marrant. Les blagues récurrentes, tous les guests sortis d'on ne sait où (Ian McShane en patron d'hôtel pour gangsters, John Leguizamo qui pour une fois ne crève pas, Willem Dafoe étal à lui-même, c'est-à-dire très cool, Clark Peters de Treme perdu au milieu de tout ça...) Du grand n'importe quoi.


Et donc, des combats orchestrés au millimètres, on se serait crus dans un jeu vidéo de shoot. Un héros qui RECHARGE sa putain d'arme. De la tension, de l'humour nul, un méchant fort cool (Michael Nyqvist en pseudo Russe qui parle autant russe que moi, mais on lui pardonne parce que le personnage était hilarant de flegme et de fatalisme).

 

john wick

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samedi 25 octobre 2014

Fury (ciné)

Le début était tellement magistral que je pensais avoir trouvé THE film (de guerre) de l'année.

Après, ça s'essouffle progressivement, et plusieurs scènes tombent carrément à plat tellement c'était prévisible. Plusieurs artifices scénaristiques sont assez fragiles (notamment le jeune blanc bec utilisé comme passerelle entre les spectateurs et le "pack"). Beaucoup de non dits, beaucoup de choses à développer au niveau des personnages ; ça c'était appréciable.

Les acteurs se donnent un mal fou avec le peu de scénar qu'on leur a donné, et de ce côté-là, c'est une réussite. La bataille finale fait d'autant plus mal qu'on vivait dans l'espoir fou que ça finirait bien. Mais non, c'est la guerre, tout le monde crève, bleh.

fury

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lundi 13 octobre 2014

The Maze Runner (2014)

Quelle belle dauberie.

Franchement, le début était pas SI pourri. Ça suit le bouquin scène pour scène, en un peu accéléré, et franchement c'est pas mal fait.

Bon, le sous-titreur avait clairement fumé la moquette le matin où il a traduit ça, mais passons.

Dylan O'Brian est bien, les décors sont jolis, c'est plein de mystère et de whump.

Mais passé ce début... ça devient grave répétitif. Je comptais, dans ma tête : "idée de merde numéro x"... avec une augmentation tellement exponentielle du rythme et des idées de merde que j'ai arrêté de compter.

Et puis... arrive la résolution. Et là où The Cube nous avait fait un truc superbe et abscons, The Maze Runner veut mettre les points sur les i et tout expliquer, ce qui donne un dernier quart d'heure tellement naze qu'on a envie de s'ouvrir les veines, ou celles du scénariste, au choix. Niais, téléphoné, déjà vu, con. Et c'est la fin. Mais potentiellement à suivre. Mais non, juste non.

Je pense que si j'avais fini le livre, je serais pas allée voir le film.

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