Nao-Asakura's world

dimanche 7 septembre 2014

The Rover (2014)

C'te déprime. Bon, forcément, un road movie post-apo en Australie, ça pouvait pas être la joie. Mais cette fin en forme de rien, c'était d'un triste.

Le film est ultra lent du début à la fin. La musique est tantôt malsaine, tantôt ridicule. Ça m'a rappelé, dans une certaine mesure, l'accompagnement si parfait de Dead Man. Là c'était peut-être pas assez organique, trop propre, trop intellectuel.

L'intrigue, si on peut parler d'intrigue, c'est un léger foutage de gueule. Et en même temps on a envie de savoir la suite, même si on se doute que ça va pas bien finir. Économie qui a vacillé il y a dix ans, le monde part à vau l'eau et l'Australie est aux mains des Chinois. Mais tout ça on ne nous le dit pas explicitement, c'est démerde-toi avec ce qui vient.

Guy Pearce est censé jouer le personnage principal, mais il a pas énormément de character development, on le lâche en cours de route. Le petit laïus sur sa femme, et la fin... Mwé, pas totalement convaincue. Par contre l'autre, le perso de Pattinson. J'avais pas signé pour ça quand j'ai lancé le film, et ce con, il est excellent. On aurait dit une fusion entre deux personnages de The Stand, le muet et le gogol. Le dialogue impossible entre le mec qui n'a qu'une idée en tête et le gosse qui comprend rien à ce qui se passe.


En un sens c'est un road movie banal. C'est joli, triste, et c'est fini.

Posté par nao_asakura à 00:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


jeudi 28 août 2014

The Salvation (ciné)

Je m'attendais pas à ça. Je sais pas vraiment à quoi je m'attendais, mais pas à ça. Techniquement, c'est donc un western danois, qui se passe en Amérique, tourné en Afrique du Sud. Braif.

C'est un festival de clichés de western de base (l'intrigue, c'est Blacktown de Lewis Trondheim, texto de bout en bout. A croire que c'est pas une parodie d'une parodie...) Mais le pire, c'est que je pense qu'ils étaient très sérieux, tous.

Du coup on a plein de chouettes acteurs de série B qui jouent des méchants de caricature (même si j'ai ultra-kiffé le manteau bordeaux de JDM). Mads est égal à lui-même, c'est-à-dire constipé et avec la gueule en biais. Mais il le fait bien alors on lui pardonne.

Niveau rythme, c'était super lent (et très très prévisible). Reste la HD et les plans travaillés. Ils se sont cassés le cul à faire une photographie crépusculaire, dans un décor de fin du monde, qui a vraiment de la gueule. Mais tout est posé là pour l'effet, rien n'est réel. L'ensemble est joli, vraiment, mais très artificiel.

Posté par nao_asakura à 21:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 19 août 2014

Guardians of the Galaxy (2014)

Epique. C'est le terme qui vient à l'esprit.

Il y a pas si longtemps, je me lamentais que les films à grand spectacle modernes n'étaient plus "tout public" comme pouvaient l'être les films des années 90. C'est des films d'action/à base d'explosion, basés dans un univers un peu SF pour faire style. Mais les derniers blockbusters, à part Pacific Rim, et encore je pense que mon opinion est biaisée à cause de la communauté qui s'est créée derrière, c'est globalement de la soupe sans âme.

Et là... c'était juste épique. Drôle, avec juste ce qu'il faut de second degré pour vraiment marquer le coup. Visuellement inventif (j'ai repensé à Star Trek Into Darkness, qui était vraiment superbe à ce niveau-là), totalement barré, musicalement parfait.

J'ai eu un peu peur au début, avec cette avalanche de termes barbares et de races qui se font la guerre pour des raisons obscures. J'aime pas qu'on me bourre le crâne avec de la mythologie dès les dix premières minutes, et j'aime pas quand il y a trop de noms à retenir d'un coup. Mais l'intrigue se met en place tellement rapidement et d'une manière tellement hilarante qu'on se prend très vite au jeu, et après c'est le pied jusqu'au bout.

J'ai particulièrement apprécié toutes les scènes qui prenaient le contre-pied de la scène attendue, avec un effet "gros blanc", c'était intelligemment manié, vraiment drôle. Que c'était bon d'être dans une salle comble, et que tout le monde se mette à rire quand il faut (j'ai encore le souvenir de mon énervement sur Cowboys & Aliens, que tout le monde semblait prendre au second degré alors que moi j'étais à fond dedans...).

Tous les personnages étaient géniaux. On aurait dit un croisement réussi entre Uncanny X-Force et Futurama. C'était délirant et humain à la fois. Et tous les personnages sont développés, tous les personnages interagissent et ont plus de deux lignes de dialogue (à part Groot, mais il était tellement expressif malgré tout !). On est bien loin d'un Avengers plein d'explosions et de rien.

C'était un vrai plaisir à regarder, et je suis sûre qu'ils se sont bien éclatés pour le tourner. Quelle ribambelle d'acteurs connus ! Michael Rooker était parfait. Tous étaient parfaits. J'ai eu du mal à me sortir Burt Macklin de la tête, mais c'est un détail.

Posté par nao_asakura à 23:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 22 juin 2014

Only Lovers Left Alive (2014)

Je suis pas totalement conquise, au final. Peut-être parce que le film est un peu trop long, et que la jolie façade laisse percevoir la vacuité infinie qu'elle cachait jusque là. Parce que je n'aime pas où ils ont emmené les personnages. Parce que c'est une fin dramatique déguisée en fin heureuse. Parce qu'on a tourné en rond en rond en rond, et à quoi bon.

Après, c'est clair qu'il y avait des instants de grâce. Que Jim Jarmush fait du cinéma avec de la musique, que ses images sont des synesthésies à chaque instant. Ça faisait du bien, c'était extatique.

Le concept est intriguant, malsain et magnifique à la fois. Le vieux mythe éculé des vampires, malaxé, régurgité pour en faire des personnages modernes et décadents à la fois. Des snobs péteux, peut-on dire. Encore une fois dans la synesthésie, toute l'idée de pouvoir connaître l'âge des choses rien qu'en les touchant était superbe, parfaite et triste à la fois.


La rengaine sur l'écologie, les humains vus comme des zombies, les allusions au passé (et les clins d’œil constants, limite pédantesques, à la littérature, aux films, à la musique), avec Detroit comme cadre pour exploiter la notion de décrépitude, c'était bien. Mais ce n'était qu'un cadre.

Posté par nao_asakura à 02:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 21 juin 2014

Non-Stop (2014)

J'ai failli arrêter au tout début, après c'est devenu bien, puis super bien, puis cliché, puis fini.

Liam Neeson en marshal aérien alcoolique et déprimé, sur un vol USA-Angleterre. Fait ami-ami avec Julianne Moore. Se met à recevoir des textos chelous
avec demande de rançon et exécution de passagers programmée. C'était lourdingue et assez long à se mettre en place, mais une fois qu'on a tous les éléments, après le premier mort (assez génial, parce que c'était tordu), c'est assez jouissif. Un immense jeu de Cluedo dans un avion, avec un étau qui se resserre progressivement sur le héros, et une panique qui monte doucement. Techniquement, tout avant déjà été fait dans des films, des séries, etc. C'est pas novateur ni rien, mais c'est bien goupillé, dans l'ensemble.

Dans la globalité, je lui mets à peine la moyenne, mais ça se laissait bien voir. Petit film d'action anxiogène, petit budget, acteurs un peu daubés, et la totalité des effets spéciaux concentrés sur la fin. Pour un huis clos sur un sujet horriblement cliché, c'était quand même bien construit, on gamberge un moment. Le big reveal, quand le méchant expose ses motivations, était terriblement con, j'ai roulé des yeux. Mais ça se reprenait pas trop mal, et ça finissait sur une note positive (explosions, coups de feu, atterrissage en vrac, chouette).

Le seul film qui arrivait à révolutionner le concept du huis-clos/attaque terroriste/détournement de moyen de transport, c'était Source Code. J'ai envie de le revoir, mais j'ai peur de m'être monté la tête depuis le temps, et de plus le trouver aussi original et maîtrisé...

Posté par nao_asakura à 23:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 15 juin 2014

Parks and Recreation

Je me suis enfilé 40 épisodes en une semaine, il était temps que j'en dise deux mots. En temps normal, je n'aime pas trop les comédies, parce que généralement, ça peut se résumer à "gens inintéressants qui ont des problèmes inintéressants et des histoires de cœur improbables". C'est rare que ça m'attire plus de trois épisodes.

Cette série-là, elle partait avec plusieurs handicaps : elle m'a été conseillée par une personne qui n'aime pas du tout les mêmes séries que moi, le postulat de départ avait l'air chiant (des employés de mairie dans le service des parcs et jardins), et c'est tourné en mode "faux reportage", caméra à l'épaule et zooms (erk erk je hais les zooms).

J'ai tenté. J'ai failli laisser tomber parce qu'il y a 112 épisodes, et que la saison 1 m'emballait moyen (sympa, mais pas assez fou pour me laisser supposer que je tiendrai autant d'épisodes). J'ai bien fait d'insister, parce que là j'en suis à me dire que c'est trop peu d'épisodes.

Il y a plusieurs choses que j'adore dans cette série. D'une part, les personnages ont certes des histoires de cœur, mais c'est tellement bien amené qu'on ne peut que s'y intéresser. Parce que c'est avant tout l'histoire de gens qui adorent/détestent leur métier, mais qui font tout à fond, que ce soit trouver des idées pour la ville, chercher des financements, glander ou draguer. Ils sont tous un peu tarés, mais pas dans le sens "ahaha qu'est-ce que ce personnage est idiot" ; plutôt dans le sens où ils sont vraiment barrés, dans leur monde, où les absurdités les plus énormes sont logiques.


L'autre truc que j'adore, ce sont les infinis parallèles possibles avec le podcast Welcome to Night Vale. Je suis intimement persuadée que les deux séries cohabitent dans le même univers. Il y a la bureaucratie folle, les corporations sans foi ni loi, les habitants superstitieux et complètement dingues dans une ville arriérée et isolée, la haine pour les bibliothécaires, etc, etc. C'est une valeur ajoutée qui n'apporte rien, mais qui me fait marrer dans mon coin, en plus du reste.


Et donc pour la petite histoire, je voyais plein de gif drôles avec Ron Swanson et compagnie sur tumblr, mais j'étais persuadée, pour une raison que j'ignore, que ça provenait de la série The Office, que je ne compte pas regarder, la version originale m'avait trop filé des angoisses. Et juste quand j'étais décidée à tester, j'ai maté Lego le film, et Chris Pratt était cool, et soudain, il est partout, et ok, testons. J'ai bien fait. Merci univers, de m'avoir donné plein de raisons connes de regarder.

Posté par nao_asakura à 00:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,



Fin »