500 Days of Summer (2009)
Un film triste qui a l'air joyeux, avec une fin joyeuse qui a l'air triste. Un film cliché, qui n'en est pas vraiment un, mais un peu quand même, avec de la jolie musique connue-pas connue. Des gens beaux, enfin... Zooey Deschanel est jolie, okay, mais Joseph Gordon Levitt est beau. Hansen, son personnage, et moi j'entendais Handsome, toujours. Clark Gregg, coïncidence, mais ça faisait tout bizarre à chaque fois. Un film déconstruit mais bien monté.
Summer me faisait penser à une amie, et Tom à Viktor Tsoi. C'était très dur pour le cœur.
Si je m'écoutais, j'écrirais un commentaire comparé de Garden State et 500 Days of Summer, ou l'évolution en cinq ans du indie movie romantico-sarcastique, avec ou sans happy end. Les similitudes sont énormes, mais le focus est différent, tant dans les points de vues, la construction ou la portée finale. Garden State versait dans la folie douce mais finissait sur une note optimiste et apportait des réponses, là où 500 Days of Summer s'enfonce dans un tourbillon de désespoir, avant de repartir comme si ne rien n'était sur une seconde période similaire à la première, sans expliquer quoi que ce soit. Là où Garden State réussit mieux, à mon sens, c'est que les deux personnages ont un poids égal dans l'histoire, contrairement à 500 Days, où le point de vue passe uniquement par les yeux de Tom Hansen, et où Summer n'est qu'une énigme du début à la fin. Rien à voir avec Sam et Largeman.
Jack Reacher (2012)
Oh bah c'était sympa comme tout. Ultra classique, super lent, intrigue trop simple, pas assez d'explosions, mais ça se tenait d'un bout à l'autre, et on se retrouve étrangement fasciné par tout ce merdier.
Les scènes cliché (le torse poil dans la chambre, l'attaque surprise de la maison d'un suspect...) étaient hilarantes, et les (trop) rares combats fort sympathiques (avec de la pluie, pour faire style).
Plein d'acteurs chouettes qui avaient tous l'air de se demander ce qu'ils foutaient là. Plein de scènes totalement nawak (le coup des doigts, sérieux ?), mais bon, passé un certain point ça dérange plus vraiment.
Je suis allée lire la description du Jack Reacher des livres. J'ai ri. Mais j'aime bien Tom Cruise, dans le fond, moi ça m'allait.
Oblivion (2013) - je fais la blague ? Allez... on va dire que c'était pas un film mémorable XD
Que j'accepte de voir un film en VF, c'est déjà que j'en attends pas grand-chose. J'ai piaillé comme une petite conne quand on a vu le Mandarin dans la bande-annonce d'Iron Man 3 (qui devrait passer en VO 3D à Aix, si j'ai de la chance), oui, je sais, j'ai un temps de retard, mais j'avais pas encore percuté...
Bref, le film commence, et on s'emmerde. Voix off de Tom Cruise en français qui explique avec leeeeennnnteeuuuur ce qu'ils foutent sur cette plateforme au milieu de rien sur la Terre en ruine, avec une rousse co-conne à souhait. Donc, la Terre a été envahie par des méchants aliens (des "Chacals" oh my j'ai gloussé intérieurement chaque fois qu'ils prononçaient le mot avec un sérieux intense) qui ont détruit la Lune (hello CowBoy Bebop reference!), provoquant catastrophes et raz de marées, suivis d'une guerre atomique, car c'est bien connu, les radiations ça vient à bout de tout (cf. à peu près tous les films catastrophes américains). Les survivants sont partis pour Titan, et les derniers humains sur Terre sont chargés de la maintenance de drones qui protègent les stations de pompage des méchants chacals (haha).
Tout ce début, c'était beau, belles images, gentils sentiments patriotiques, jolis costumes, etc. Un peu con-con, un peu plat. Tom Cruise fait du Tom Cruise, personnage stéréotypé de militaire non-conformiste, héros qui s'ignore, etc etc. Pourquoi pas, c'est joli, Cruise a de beaux restes, et les plans du pays détruit sont assez saisissants. Les trop rares scènes d'action sont vraiment très chouettes (la première, avec les Chacals dans la bibliothèque, waw, classe), et après quelques vagues rebondissements, ça retombe dans le déjà-vu un peu niais.
Il manquait un truc à ce film, parce qu'il y avait énormément d'éléments qui me parlaient (le mec s'est construit une cabane dans les bois et il écoute Led Zeppelin, Asia et BÖC pour échapper à sa meuf chiante, c'est beau quand même... Les mystères sont vite levés, et la fin est cliché à souhait. Reste qu'Olga Kurylenko est adorable (et que le doublage VF était sympa) et que les images sont jolies.
The Hole (2009) - un film d'horreur qui fait pas peur :')
C'était bien nul, mais le genre de truc que tu commences à mater par hasard, et que tu finis de regarder par désœuvrement. Et aussi parce que la blonde était jolie, et que ça m'a fait penser à Spooksville, et je me disais que c'était à peu près à ça que j'aimerais que l'adaptation ressemble.
Un jeune emménage avec sa mère et son jeune frère dans une ville paumée. Avec la jolie voisine blonde, ils découvrent un trou sans fond dans la cave de la maison. Un trou plein de peurs. Sauf que ça faisait pas peur du tout, et qu'au bout d'un quart d'heure on connaissait le pourquoi du comment et le dénouement.
Il n'empêche qu'il y avait pas mal d'éléments sympathiques qui me parlaient bien (le sifflement terrifiant, l'idée d'un puits sans fond, les clous qui se réclouent tout seuls... et puis le rapprochement/copié-collé avec Spooksville - un jeune débarque dans une ville où plein de trucs affreux se passent, dans le premier livre ils tentent de referment une porte vers les enfers, dans le 2e de sauver le frère d'une autre blonde...). La fin est conceptuelle et un peu moche, mais soit. Ouais, c'est carrément ça que je veux pour Spooksville, j'ai hâte maintenant XD
Banshee – une série burnée pour filles ?
Quand les premières news au sujet de cette série prévue pour la mi-saison sur une chaîne que je ne regardais pas (Cinemax, qui diffuse entre autres Strike Back) ont commencé à filtrer, ça avait éveillé ma curiosité, tout en me faisait lever un sourcil interrogateur, tant le scénario avait l’air barré.
Un ex-repris de justice expert en arts martiaux qui vient de passer 15 ans derrière les barreaux pour vol de diamants se retrouve propulsé shérif à la place du shérif dans une petite ville de Pennsylvanie, en plein territoire amish. Ajoutons à cela que la série a été grandement publicisée sous l’étendard « Alan Ball, créateur de True Blood », série que je n’avais pas aimée du tout, et j’avais des raisons d’être très sceptique.
Or, contre toute attente, le pilote s’est avéré une petite merveille d’un autre monde, pleine de sang, de sexe et de n’importe quoi. Le genre de truc où en cinq minutes, tu sais que tu accroches, et que tu ne lâcheras pas la série, quoi qu’il arrive, sans vraiment arriver à mettre le doigt sur ce qui fait clic.
La réalisation est nerveuse, sans tomber dans la facilité des plans déstructurés. L’acteur principal (Antony Starr, un Néo-Zélandais souple à souhait) est totalement à mon goût, et la description initiale (repris de justice ninja qui devient shérif sans le faire exprès) est étrangement juste et bien amenée. Du coup, ça oscille entre le nawak complet (l’informaticien transsexuel asiatique qui aide le ninja a prendre l’identité du shérif mort, l’ex-Amish criminel qui règne d’une main de maître sur la ville, les diverses factions en jeu, les Ukrainiens, les Indiens...) et le grandiloquent qui retombe sur ses pattes.
Plus qu’Alan Ball, c’est Greg Yaitanes qui est aux manettes ici, et ça donne presque envie de dire : « Heureusement que House est fini, ou on aurait jamais vu naître une telle folie. » L’intérêt d’être sur le câble, c’est qu’ils se permettent beaucoup plus que sur une série formatée network. Exit les 45 min, on a des épisodes d’une heure, avec générique de début et de fin complets, différents à chaque fois. Car oui, ils ont poussé le vice jusqu’à modifier les photographies qui émaillent le générique d’intro, pour coller avec le développement de l’intrigue. De même, le générique de fin est accompagné d’une chanson différente à chaque fois, et suivi d’une scène de clôture en guise d’amuse-bouche. C’est léché jusque dans ces franges qui normalement ne servent qu’à entrer ou sortir dans la série. (Sans parler des à côtés, un comic book et une série de webisodes pour raconter les "origines", ce qui s'est passé avant la série.)
Le câble, c’est aussi plus de permissivité au niveau de la représentation de la violence et de la sexualité. À chaque épisode sa scène de cul, à chaque épisode ses membres coupés. Parfois, souvent, la représentation graphique de la sexualité me dérange, voire dans les cas les plus extrêmes m’empêche de rentrer dans une série. Dans Banshee, c’est assez intéressant, parce qu’on a une composante « du cul pour le cul », et d’un autre côté, c’est plus parlant que d’habitude. J’ai apprécié qu’à tous les niveaux, la parité soit respectée – ce ne sont pas les hommes conquérants et les femmes soumises, les hommes jouisseurs et les femmes passives. La jouissance féminine, le viol masculin, tout y passe pêle-mêle au cours de la saison, entrecoupé de scènes de nudité totalement gratuites.
On a essayé de comparer Banshee à Justified, pour le côté shérif ninja chez les bouseux. Mais là où Raylan Givens est un Marshal aux méthodes expéditives, Lucas Hood n’a aucune légitimité, aucune expérience. Là où Justified, dans le fond, est un procédural sur fond de campagne du Kentucky, avec un soupçon d’intrigue familiale en arrière-plan, Banshee est un gros foutoir, une bombe à retardement qui tic-tac un peu plus vite à chaque épisode.
Et la violence, parlons de la violence, parce que c’est vraiment le cœur de la chose (avec le sexe, et le nawak). J’ai un faible pour les séries où les personnages passent leur temps blessés et couverts de sang. J’aime encore plus quand la série en question a conscience de cet état de fait, et bâtit plus ou moins l’intrigue sur la badasserie de ses personnages. À ce niveau-là, Banshee est une série plutôt épique, dans ce qu’elle fait endurer à ses personnages, tous ses personnages. Ça pourrait virer au ridicule, mais la série manie le lampshading avec brio, et fait souvent remarquer à ses personnages combien c’est le bazar dans cette petite ville paumée...
En définitive, une bonne tranche d’action sanglante, avec des personnages hauts en couleur super attachants, une identité visuelle générale extra, (l’exotisme de la Pennsylvanie) et une intrigue qui ne fait pas trop mal aux cheveux, tout en restant suffisamment foutrac pour qu’on attende avec impatience la saison 2 (prévue pour 2014, espérons janvier).
Pandorum (2009)
Oh mon dieu quelle angoisse, ce film. Alors, c'est pas très original (un mash-up de Event Horizon, Alien 4, Sunshine et autres films à base de vaisseau spatial en perdition), mais qu'est-ce que c'est efficace. De bons moments d'angoisse (techniquement, il m'en faut pas beaucoup, un mec éternue un peu fort et je sursaute, mais là j'en menais pas large), une bonne intrigue qui retombait plutôt bien sur ses pattes (contrairement à Event Horizon).
Reedus (raison pour laquelle j'ai maté le film en premier lieu) apparaît même pas 10 min (mort ? > pas mort > mort), c'était ridicule. Ben Foster, je le connaissais pas, et je pensais Dennis Quaid le héros principal, du coup j'ai été agréablement surprise par tant de whump magnifique.
Le seul reproche que j'aurais, ce sont les scènes avec les "créatures", qui étaient tournées avec une caméra numérique ou que sais-je, le frame rate était différent, c'était vraiment laid.


