Nao-Asakura's world

mardi 19 août 2014

Guardians of the Galaxy (2014)

Epique. C'est le terme qui vient à l'esprit.

Il y a pas si longtemps, je me lamentais que les films à grand spectacle modernes n'étaient plus "tout public" comme pouvaient l'être les films des années 90. C'est des films d'action/à base d'explosion, basés dans un univers un peu SF pour faire style. Mais les derniers blockbusters, à part Pacific Rim, et encore je pense que mon opinion est biaisée à cause de la communauté qui s'est créée derrière, c'est globalement de la soupe sans âme.

Et là... c'était juste épique. Drôle, avec juste ce qu'il faut de second degré pour vraiment marquer le coup. Visuellement inventif (j'ai repensé à Star Trek Into Darkness, qui était vraiment superbe à ce niveau-là), totalement barré, musicalement parfait.

J'ai eu un peu peur au début, avec cette avalanche de termes barbares et de races qui se font la guerre pour des raisons obscures. J'aime pas qu'on me bourre le crâne avec de la mythologie dès les dix premières minutes, et j'aime pas quand il y a trop de noms à retenir d'un coup. Mais l'intrigue se met en place tellement rapidement et d'une manière tellement hilarante qu'on se prend très vite au jeu, et après c'est le pied jusqu'au bout.

J'ai particulièrement apprécié toutes les scènes qui prenaient le contre-pied de la scène attendue, avec un effet "gros blanc", c'était intelligemment manié, vraiment drôle. Que c'était bon d'être dans une salle comble, et que tout le monde se mette à rire quand il faut (j'ai encore le souvenir de mon énervement sur Cowboys & Aliens, que tout le monde semblait prendre au second degré alors que moi j'étais à fond dedans...).

Tous les personnages étaient géniaux. On aurait dit un croisement réussi entre Uncanny X-Force et Futurama. C'était délirant et humain à la fois. Et tous les personnages sont développés, tous les personnages interagissent et ont plus de deux lignes de dialogue (à part Groot, mais il était tellement expressif malgré tout !). On est bien loin d'un Avengers plein d'explosions et de rien.

C'était un vrai plaisir à regarder, et je suis sûre qu'ils se sont bien éclatés pour le tourner. Quelle ribambelle d'acteurs connus ! Michael Rooker était parfait. Tous étaient parfaits. J'ai eu du mal à me sortir Burt Macklin de la tête, mais c'est un détail.

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dimanche 22 juin 2014

Only Lovers Left Alive (2014)

Je suis pas totalement conquise, au final. Peut-être parce que le film est un peu trop long, et que la jolie façade laisse percevoir la vacuité infinie qu'elle cachait jusque là. Parce que je n'aime pas où ils ont emmené les personnages. Parce que c'est une fin dramatique déguisée en fin heureuse. Parce qu'on a tourné en rond en rond en rond, et à quoi bon.

Après, c'est clair qu'il y avait des instants de grâce. Que Jim Jarmush fait du cinéma avec de la musique, que ses images sont des synesthésies à chaque instant. Ça faisait du bien, c'était extatique.

Le concept est intriguant, malsain et magnifique à la fois. Le vieux mythe éculé des vampires, malaxé, régurgité pour en faire des personnages modernes et décadents à la fois. Des snobs péteux, peut-on dire. Encore une fois dans la synesthésie, toute l'idée de pouvoir connaître l'âge des choses rien qu'en les touchant était superbe, parfaite et triste à la fois.


La rengaine sur l'écologie, les humains vus comme des zombies, les allusions au passé (et les clins d’œil constants, limite pédantesques, à la littérature, aux films, à la musique), avec Detroit comme cadre pour exploiter la notion de décrépitude, c'était bien. Mais ce n'était qu'un cadre.

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samedi 21 juin 2014

Non-Stop (2014)

J'ai failli arrêter au tout début, après c'est devenu bien, puis super bien, puis cliché, puis fini.

Liam Neeson en marshal aérien alcoolique et déprimé, sur un vol USA-Angleterre. Fait ami-ami avec Julianne Moore. Se met à recevoir des textos chelous
avec demande de rançon et exécution de passagers programmée. C'était lourdingue et assez long à se mettre en place, mais une fois qu'on a tous les éléments, après le premier mort (assez génial, parce que c'était tordu), c'est assez jouissif. Un immense jeu de Cluedo dans un avion, avec un étau qui se resserre progressivement sur le héros, et une panique qui monte doucement. Techniquement, tout avant déjà été fait dans des films, des séries, etc. C'est pas novateur ni rien, mais c'est bien goupillé, dans l'ensemble.

Dans la globalité, je lui mets à peine la moyenne, mais ça se laissait bien voir. Petit film d'action anxiogène, petit budget, acteurs un peu daubés, et la totalité des effets spéciaux concentrés sur la fin. Pour un huis clos sur un sujet horriblement cliché, c'était quand même bien construit, on gamberge un moment. Le big reveal, quand le méchant expose ses motivations, était terriblement con, j'ai roulé des yeux. Mais ça se reprenait pas trop mal, et ça finissait sur une note positive (explosions, coups de feu, atterrissage en vrac, chouette).

Le seul film qui arrivait à révolutionner le concept du huis-clos/attaque terroriste/détournement de moyen de transport, c'était Source Code. J'ai envie de le revoir, mais j'ai peur de m'être monté la tête depuis le temps, et de plus le trouver aussi original et maîtrisé...

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dimanche 15 juin 2014

Parks and Recreation

Je me suis enfilé 40 épisodes en une semaine, il était temps que j'en dise deux mots. En temps normal, je n'aime pas trop les comédies, parce que généralement, ça peut se résumer à "gens inintéressants qui ont des problèmes inintéressants et des histoires de cœur improbables". C'est rare que ça m'attire plus de trois épisodes.

Cette série-là, elle partait avec plusieurs handicaps : elle m'a été conseillée par une personne qui n'aime pas du tout les mêmes séries que moi, le postulat de départ avait l'air chiant (des employés de mairie dans le service des parcs et jardins), et c'est tourné en mode "faux reportage", caméra à l'épaule et zooms (erk erk je hais les zooms).

J'ai tenté. J'ai failli laisser tomber parce qu'il y a 112 épisodes, et que la saison 1 m'emballait moyen (sympa, mais pas assez fou pour me laisser supposer que je tiendrai autant d'épisodes). J'ai bien fait d'insister, parce que là j'en suis à me dire que c'est trop peu d'épisodes.

Il y a plusieurs choses que j'adore dans cette série. D'une part, les personnages ont certes des histoires de cœur, mais c'est tellement bien amené qu'on ne peut que s'y intéresser. Parce que c'est avant tout l'histoire de gens qui adorent/détestent leur métier, mais qui font tout à fond, que ce soit trouver des idées pour la ville, chercher des financements, glander ou draguer. Ils sont tous un peu tarés, mais pas dans le sens "ahaha qu'est-ce que ce personnage est idiot" ; plutôt dans le sens où ils sont vraiment barrés, dans leur monde, où les absurdités les plus énormes sont logiques.


L'autre truc que j'adore, ce sont les infinis parallèles possibles avec le podcast Welcome to Night Vale. Je suis intimement persuadée que les deux séries cohabitent dans le même univers. Il y a la bureaucratie folle, les corporations sans foi ni loi, les habitants superstitieux et complètement dingues dans une ville arriérée et isolée, la haine pour les bibliothécaires, etc, etc. C'est une valeur ajoutée qui n'apporte rien, mais qui me fait marrer dans mon coin, en plus du reste.


Et donc pour la petite histoire, je voyais plein de gif drôles avec Ron Swanson et compagnie sur tumblr, mais j'étais persuadée, pour une raison que j'ignore, que ça provenait de la série The Office, que je ne compte pas regarder, la version originale m'avait trop filé des angoisses. Et juste quand j'étais décidée à tester, j'ai maté Lego le film, et Chris Pratt était cool, et soudain, il est partout, et ok, testons. J'ai bien fait. Merci univers, de m'avoir donné plein de raisons connes de regarder.

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samedi 31 mai 2014

The Lego Movie (2014)

Oh. J'ai failli arrêter au tout début, c'était vraiment con. Et j'ai eu la flemme, et c'est devenu juste magnifique. Visuellement, c'est super inventif, dans le sens où ça ressemblait vraiment à du stop motion. J'aime pas du tout les dessins animés entièrement faits à l'ordi, je trouve que ça uniformise tout, et qu'on perd l'inventivité qui peut exister quand on a des contraintes. Et là ils se sont auto filé des contraintes, du coup c'était génial. A aucun moment ça verse dans la crétinerie, une fois qu'on a bien capté que c'était une petite métaphore de notre société, ça reste bien sur ses rails jusqu'à la fin. L'ensemble rappelait Matrix, mais un Matrix croisé avec Adventure Time, un truc chelou.

HS : Dear me. J'ai passé le film ENTIER à me demander à quoi les yeux de Vitrivius me faisaient penser. J'ai pensé dessin animé, meme, internet, je trouvais pas, c'était frustrant... Il a fallu que j'aille jusqu'à dessiner sur paint (avec dans l'idée de coller l'image dans la reconnaissance d'image de google) pour avoir une illumination ! Il a les yeux des polandball. Fiou.

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dimanche 18 mai 2014

Daybreakers (2009)

J'ai ce film à voir depuis trois ans... Depuis Wild Boys, en fait. Un film australien, avec plein d'acteurs australiens, et pas un seul qui a un accent. Un comble.

L'histoire était sympa ; la version "après" des films catastrophe à base d'épidémie (ici
des vampires ultra classiques, qui ont besoin de sang pour survivre et ne supportent pas la lumière du jour). Au lieu de nous montrer les premières heures du problème, on a une société de vampires organisée, dix ans après les premiers cas, et les humains en minorité, traqués. Ça se tenait plus ou moins, il y avait des choses assez inventives, malgré le petit budget manifeste. J'aime bien ces films qui inventent un monde avec trois planches au lieu de mettre des millions dans des écrans verts. C'est bien plus efficace sur l'imaginaire, je trouve.

J'avais rangé ça dans mon dossier "zombies", et j'étais pas très loin du compte. Les vampires privés de sang se transforment en bestioles assez infectes, c'était bien gore. La plupart des grosses scènes de carnage à la toute fin sentaient l'hommage à Day of the Dead. Dans la façon dont c'était filmé, la double symbolique qui existe à travers une même scène, suivant les personnages.

J'avais même pas percuté que Willem Dafoe se baladait dans ce film, c'était the surprise de la soirée. Jamais où on ne l'attend, toujours délirant. Et du coup maintenant j'ai envie de reprendre Wonderland, juste pour revoir la tronche de Michael Dorman (cette fois avec accent). Non, je ne suis pas une fangirl décérébrée (un peu seulement).

Le seul truc vraiment naze de ce film, au demeurant très marrant et relativement bien foutu, c'est la musique. La bande-son oscille entre le chiant et l'infernal, c'est pénible, tout du long. C'est là qu'on se rend compte que la musique d'un film, c'est ultra méga important. Crucial. Tant que j'y suis à comparer avec Day of the Dead... le film a 30 ans (trente !), et pourtant on rentre dedans comme dans du beurre. La musique y est pour beaucoup, parce qu'elle est vraiment particulière, singulière, moderne pour l'époque. Dans Daybreakers, c'est lourd, répétitif, et ça donne une impression de vieillerie qui va pas du tout avec l'aspect futuriste assez bien vu du reste du film. C'est là où un truc débilos comme l'excellentissime Repo Men (celui de Sapochnik, que je compte revoir un jour prochain, parce que dang, c'était bon) se démarque par une bande-son de ouf, qui fait que les scènes sont doublement marquantes.

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