D’habitude (souvent, ok, tout le temps ou presque), la partie fangirl en moi ne peut se départir de son côté critique (chieuse, toujours à chercher la petite bête).
C’est pour ça que je n’arrive pas vraiment à écrire ce que j’ai pensé de Red Dwarf, parce qu’une partie de moi était en joie de revoir cette série à l’écran, j’ai rigolé pendant une heure et demie comme une débile, j’ai adoré, et puis au deuxième visionnage, mon esprit critique a pris le relai et a vu plein de plot holes, d’erreurs de continuité et autres trucs qui me chiffonnent, même si je suis fan. (Mais je comptais pas parler de ça, du tout.)

Je suis chieuse, je fais rien comme tout le monde, et en pratique je suis une mauvaise cible pour la pub et autres phénomènes de mode/société. J’ai mis deux ans à me décider à voir Dexter, Doctor Who, au moins 5 avant de lire Harry Potter, j’ai pas aimé l’adaptation de TLOTR de P. Jackson, j’ai pas acheté American Idiot quand tout le monde en parlait. (Ayé, on se rapproche du sujet en question.)

Mais j’ai quand même de grands élans de fangirlismes, et hier soir quand j’ai récupéré in advance le nouvel album de Green Day, 21st Century Breakdown, j’étais en mode “je vais aimer quoi qu’il arrive”. Esprit critique au vestiaire, c’est le cœur de la fan en délire qui s’est exprimé. Pendant l’écoutage ça faisait un truc du genre “iiiiiiiii” et “j’aimeuuuh”. Fangirl.

Et bon, le lendemain j’ai réécouté ça. Avec mon esprit critique sous le bras et un peu plus de temps pour écouter les paroles par exemple. Et j’aime toujours (sans le “meuh” à la fin). Mais là encore, pas d’article possible (à part ce truc que vous êtes en train de lire, peut être...), parce que je peux pas remplir une page entière de “iiiiiii” et que mon esprit est encore trop fangirlisant pour faire des phrases.

C’est pédant, grandiose, méchant, adolescent, dansant, triste, chouette... Tout ça à la fois et plus encore.
C’est Green Day qui se prend pas pour de la merde, et qui a compris que pour faire de la musique, soit on faisait ce qui plait, soit on se faisait plaisir, quitte à passer pour des salopiauds de Californiens qui se la pètent en se disant rock stars avec des clips mégalomanes et des “album concept”.
Mais ça marche. Parce que quelque part derrière les rock stars il y a encore les punks adolescents de Dookie.

Sur ce : “iiiiiiii”. Et j’irai acheter le cd le 15. *fangirl*

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