Nao-Asakura's world

critiques de musique, films, séries tv

vendredi 14 août 2009

NCIS: Legend...

~ Spoilers pour la saison 6 de NCIS ~

NCIS... encore une série que j’ai commencée en français, avant de permuter et de continuer en VO, à cause, principalement, du retard acculé par la diffusion française. Pour une fois, je n’ai pas vraiment de reproches à faire à la traduction, ni au doublage. Les voix sont correctes, Ziva a toujours son accent, les blagues sont conservées, les niveaux de langue respectés – on se retrouve pas, par exemple, avec tous le monde qui se vouvoie (à la Stargate).

La saison 6, étalée entre septembre 2008 et mai 2009, je l’ai suivie au lance-pierre, quand j’avais des creux dans mon planning séries. Pas que NCIS soit une mauvaise série, loin de là, mais elle demande peut être moins d’implication émotionnelle que certaines autres séries. Les histoires sont moins liées, les personnages évoluent peu – évidemment la saison 6 me fait mentir, tant les arcs sont intenses et les personnages mis à rude épreuve.

Le premier arc, que j’ai relativement suivi avec un visionnage assidu, c’était le bordel qui suit le dispatch de l’équipe initiale – Ziva retourne au Mossad, Tony est envoyé sur un porte-avions, McGee chez les geeks au sous-sol... Sauf que l’on découvre en cours de route que c’est un stratagème du nouveau directeur pour confondre une taupe, au sein de la nouvelle équipe qui entoure Gibbs, dont fait partie l’agent Lee, que l’on connaissait déjà.

NCIS_Lee_MichelleAutant pour l’assistant moustachu d’Abby, dans une saison précédente, lequel se révèle être un dangereux psychopathe que voulait faire accuser Tony de meurtre (pauvre) pour se venger, j’avais flairé le truc dès les premières apparitions, autant pour Lee, j’étais plus circonspecte. Et effectivement, ça s’est avéré plus complexe : chantage, prise d’otage d’une gosse, etc, etc...  Ça finit mal, mais c’était excellent.

Le deuxième arc, celui que j’ai nettement moins suivi en continu, implique Ziva, le Mossad, et des cellules terroristes dormantes. Ouais, encore les terroristes. Encore le Mossad. Tony avait flairé le truc avant tout le monde, et la dynamique Tony/Ziva s’en trouve éclairée d’une nouvelle manière. Pas qu’ils soient amoureux, pas qu’ils se haïssent. C’est juste... intense et très bien amené, la conclusion de plusieurs saisons. Ziva se croit trahie, alors que Tony ne lui a jamais été plus loyal, en fait. Espérons une réconciliation, espérons quelques coups de poings, une embrassade. Vivement la saison 7, même si j’ai tardé pour regarder la 6.

L’autre élément important de la fin de la saison 6, c’est l’introduction des protagonistes du spin-off, NCIS : Los Angeles. Moi les spin-off, j’aime pas tellement ça, surtout quand il s’agit d’une série policière (elle-même déjà spin-off de JAG...) (cf. les multiples déclinaisons de CSI (les Experts), qui exportent les mêmes schémas scénaristiques dans une ville différente, avec des acteurs stéréotypés).

Ici les “nouveaux” sont chez eux, et c’est notre équipe qui déménage, le temps d’une enquête, dans les locaux de LA. Et à travers deux épisodes, on se met à apprécier cette autre équipe, ces autres locaux. En fait non, pour être totalement honnête je me suis un peu endormie pendant la première partie, l’histoire était intéressante mais sans plus, et les seuls mystères au demeurant étant le lien entre la blonde directrice de LA et Gibbs, ainsi que les affaires de Ziva, dont seul Tony semble s’inquiéter.

Et c’est là qu’on se rend compte, avec cette mise en place laborieuse d’une nouvelle série, de ce qui fait une série ; quels sont les éléments clefs d’une telle série policière, tout en soulignant le fait que pour que ça “marche”, pour qu’un intérêt se crée, il faut un élément supplémentaire, fragile, difficile à définir concrètement. Et à la fin de ce double épisode, cet élément est présent.

Les éléments classiques, ce sont les personnages, ici l’originalité, c’était d’avoir un grand mec pataud en guise de psy/analyste comportemental – POV extérieur – mais tous les autres sont relativement classiques : un beau gosse un peu puéril (à la Tony), un “bon copain”, noir, fiable et accessoirement doué en informatique, un geek vaguement roux et doté de lunettes pour les machines plus techniques, une brune super canon, très masculine dans son comportement, malgré sa sexitude (à la Ziva), qui doit avoir trois lignes de texte en deux épisodes et autant de background psychologique qu’un caillou, et une directrice froide, blonde, dont le parcours professionnel a visiblement croisé celui de Gibbs à un moment par le passé – et on apprend au final, par l’intermédiaire du psy de LA que c’est elle qui a pris la décision de fermer les yeux à propos du meurtre de l’assassin de la famille de Gibbs au Mexique. Et le regard via caméra de surveillance que Gibbs et la directrice blonde “échangent” à la fin de l’épisode vaut pour excuses, remerciements et passation symbolique de pouvoir.

L’autre élément, vital pour une série policière, à mon avis, ce sont les locaux, la base. Le lieu rassurant, immuable, qui est au cœur de tout. Les locaux de LA sont high-tech, mais relativement froids. L’entrée est camouflée dans une ruelle moisie (un rappel de l’orientation du spin-off sur les enquêtes sous couverture) et on y accède par un vieux monte charge à plate forme.

chris_odonnell_ncisLe déclic, ça a été la toute fin, et l’émotion qu’elle provoque. Une bonne série, c’est une série où l’on s’attache aux personnages et cette fin en cliffhanger pas résolu est absolument terrible pour les nerfs. Callen, le beau gosse un peu naïf, se faisait passer pour un mafieux russe histoire de draguer une jeune voisine russe, se fait abattre en pleine rue, visiblement sur l’ordre de cette même voisine... OMG juste OO... Et là on se rend compte, sans savoir précisément à quel moment ça s’est produit, qu’on a de l’intérêt pour ces nouveaux personnages, et qu’on tient à eux. Good point. Espérons que la série en elle-même, qui débute le 22 septembre, en même temps que la saison 7 de NCIS, soit à la hauteur de mes espérances.

Posté par nao_asakura à 20:51 - série TV - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 12 août 2009

Ramble On

Led Zeppelin... C’est le “mythe” de Stairway To Heaven, c’est la découverte, pour moi, du reste du Led Zeppelin IV à Strasbourg. Un de mes premiers vinyles aussi. Led Zeppelin c’est tout le reste. Tout ce qu’il y a avant le Four Symbols. Ce qu’il y a après aussi. Et les lives... les lives...

Un écoutage massif, acharné, perpétuel, désespéré du Led Zep II. A cause d’une fanfic au début de l’été – comme souvent. A cause de Ramble On, à cause de Dean. Plaisir musical, futilités. Après tout c’est ce qui compte au final. Le sens que ces chansons écrites et enregistrées – ressenties – il y a plus de 40 ans peuvent encore avoir pour moi, pour nous. A propos de nos vies, nos peurs, nos amours.

Le Led Zep II, c’est celui que Dean peut écouter ad nauseam, en boucle, pendant des jours, sans faillir, à ce que l’on raconte (et le plus trippant c’est que ça c’était dans une fanfic, mais le canon a reconnu cet amour pour le II avec l’aveu, dans The Monster At The End Of This Book, que sa chanson préférée c’est Ramble On – et aussi Travelling Riverside Blues).

C’est aussi celui que j’ai moi-même écouté pendant des semaines sans discontinuer et que je cite sur mes enveloppes et que j’ai encore remis hier soir. Le II, étonnamment, c’est principalement des chansons d’amour, au sens pur du terme, au sens où ça parle de la vie, ça parle à tous, en terme à la fois poétiques et simples. C’est ce qu’il y a de bien avec les chansons de Led Zeppelin, c’est à la fois très simple, plein, aride, même, et tellement harmonieux, complexe, pensé, par d’autres côtés.

Led_ZeppelinOn ne peut pas ne pas leur reconnaitre une certaine part de génie, ne pas les compter parmi les “grands”... (Mais qu’est-ce que ça veut dire, car pour moi les grands sont ceux qui me touchent plus profondément que les autres.) C’est tellement plus sensible, à bien des égards, que l’image déformée qu’on peut en avoir de nos jours. Les plus belles chansons sont peut être les plus simples, les plus vraies – les plus méconnues. Tangerine, Thank You, Since I’ve Been Loving You...

Led Zeppelin III c’est Immigrant Song, à cause de Life On Mars. C’est toujours bon d’en arriver à écouter un groupe grâce à un support – livre, fanfic, série, film. Ça fait un genre d’aide mémoire sentimental pour retrouver cette impression fugace de la première écoute. La révélation. Parfois ça prend des dizaines d’écoutes, avant d’accrocher. Parfois ça ne prend pas, quoi qu’on y fasse (Beatles). Parfois il faut insister et on découvre toujours un peu plus de ce groupe qu’on avait jugé trop vite, où qu’on n’écoutait pas avec la bonne “configuration mentale” (The Rolling Stones, Metallica).

Ce genre de groupes – Led Zeppelin, Deep Purple – avec un rythme omniprésent et une justesse infaillible dans les paroles, c’est plaisant, mais ça peut rendre fou ; à trop les écouter, on se retrouve à entendre du rythme partout, dans le roulement du métro, dans le cliquetis des touches, dans la vie banale et morne. On pense en chansons, on pense rythmiquement. On est au cœur, il n’y a plus que la musique.

J’aime, et depuis toujours, associer mes écoutes – mes lubies musicales, mes obsessions plus ou moins prolongées – avec une période – de ma vie, de l’année. Une saison. Led Zeppelin, ça restera toujours l’été, pour moi. Même si je peux très bien l’écouter en hiver. Tout comme Johnny Cash, que j’écoute encore parfois quand l’envie me reprend, restera à jamais intimement lié à l’hiver, à Aix, aux pavés humides, aux partiels, à la neige. (A Supernatural.) Chaque fois que je réécouterai les Pogues je pense que j’aurai ce sursaut de plaisir nostalgique, un bref éclair, un instant fragmenté où je pense “je les ai vus en concert, et c’était magique...”

Posté par nao_asakura à 19:10 - musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 1 août 2009

Samedi 1er août SPN marathon #26 {the End draweth nigh}

20h45 J'attends qu'il fasse nuit, en fait... :|

21h48 4x20 - The Rapture.
Mymymy cet épisode.
Tellement bizarre qu'on dirait pas du Supernatural. Plutôt un de ces flash backs échappés de Lost.
Castiel a été rappelé au paradis, pour y être reformaté, apparemment, et à la place les Winchester se retrouvent avec sur les bras Jimmy Novak, "the devout man" que Cas a utilisé comme "vessel". Et Jimmy veut rentrer chez lui.
Sauf que ça tourne au vinaigre bien vite, il a des démons au cul, et la petite réunion de famille douce amère sur fond de renoncement à la religion tourne vite à la bataille rangée sanglante.

Jimmy se fait tirer dessus, va mourir, et Castiel (revenu du paradis en mode "je ne dois plus fricoter avec les humains", plus détaché que jamais) dans le corps de sa fille lui fait bien comprendre que s'il échange de place avec sa fille, c'est pour de bon...
A la fin on découvre (non sans une certaine horreur, quand même) que Sam est totalement accro au sang de démon, et en manque à ce qu'il semble. Dean et Bobby décident de prendre les choses en main et enferment Sam dans la "panic room" anti démons de Bobby. Histoire de le désintoxiquer. Erm. Glauque quoi.
Arf et moi je sais ce que Castiel allait dire à Dean (huhu), je sais aussi ce que Anna a senti chez Sam... Mais malheureusement pour eux, la fin est déjà écrite (ou du moins dans la tête du prophète Chuck...) et ne peut être changée.

Je me demande si on le reverra, le Jimmy... J'espère.

22h44 4x21 - When the Levee Breaks.
(kudos to the title).
Bon alors, l'épisode commence avec des jeux de lumière bien lourds, Dean en blanc, Sam en rouge. Une cure de désintox version glauque, dans la chambre forte de Bobby. C'est méchant, nauséabond. Sam est au plus mal, hallucine, c'est la grosse merde.
J'ai eu mal à la tête à essayer de démêler les mensonges des rares vérités dans les hallus de Sam. Et Dean/hallucination qui le traite de monstre, ça c'est le bouquet.
Castiel est en mode gros connard de première sous prétexte qu'il doit rester loyal, et suivre les putains de directes qui lui viennent d'on ne sait trop qui là haut... Il libère Sam, trahit Anna. OMG quoi.

Ruby est en mode plus salope que jamais. Crade. Elle est belle tout en étant moche, cette fille, c'est assez étrange.
Et la confrontation finale est juste.... horrible. Sam s'emmêle dans ses justifications, Dean ne parvient plus à lui faire confiance ni à le pardonner. A la fin c'est Sam qui a le dessus, et il se casse.
*fangirl goes crying with a broken heart*

23h32 4x22 - Lucifer Rising.
OMFG.
Le pire cliffhanger imaginable : celui où il ne se passe techniquement *rien*.
Et c'est quand même affreux.
Toute la confrontation Zachariah/Dean dans la green room, antichambre du paradis ?, est tout bonnement magnifique. Et on se demande soudain si à la fin de la saison 5 les winchester ne vont pas se retrouver alliés à Lucifer pour combattre ces putains d'anges qui n'ont plus de "boss" (alias dieu pour les intimes) et qui n'ont rien à foutre des humains, qui abhorrent les émotions humaines et tout ce qui fait la vie...
Juste wow. Et gn. Pas de pensée construite sur ce coup-là, il faudra repasser.

Conclusion :
Ainsi s'achève ce marathon Supernatural de l'été. Ce fut... intéressant.
Probablement pas très enrichissant sur le plan social (passer toutes ses soirées pendant un mois entier à criser sur une série pareille c'est moyen), mais j'ai découvert énormément de musique.
J'ai expérimenté l'effet Kripke (mieux encore que l'effet kiss cool) : à tout voir d'un coup, on se rend compte à quel point ce mec sait totalement où il va, et même quand il y a quelques ajustements, çà et là, ça reste dans la même idée globale. Enfin une série à mystères et cliffhangers qui va peut être avoir une conclusion. Yah.
J'ai encore la lourde décision à prendre concernant mon futur visionnage de la saison 5 : regarder au fil de la diffusion américaine ou attendre juin et tout mater d'un coup...

Posté par nao_asakura à 12:12 - série TV - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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