vendredi 23 octobre 2009
Louden Swain (again)
Louden Swain, musicalement, ça ressemble à un
croisement entre Buffseeds and Green Day à leurs débuts. A mi-chemin entre pop
clean et rock un peu bordélique. Les paroles sont un peu connes. Elles sont marrantes,
touchantes aussi. Et en fait, on rit, on est touché, et je pense que c’est le
but.
Personnellement ça me parle, dans le sens où ça raconte de petits bouts de
vie. Rien d’extraordinaire. Mais ce n’est pas ce qu’on attend en fait. Et puis il
est toujours plus difficile de faire une bonne chanson avec une tranche de vie
monotone qu’avec des monstres et des envolées lyriques.
Ça fait pas mal aux oreilles, on va dire, ni au cerveau. Mais il faut aussi un peu de ça, dans une bande-son de vie. De la musique sympa pour les jours pluvieux où on a pas envie de sortir. De la musique pour les longs trajets en bus, pour accompagner le paysage monotone qui défile.
Au départ, ma fangirlitude et le double statut du chanteur/leader Rob Benedict (comédien et musicien) m’a un peu bouché les oreilles. J’avais pas honte, non, je n’ai honte de rien de ce qui se trouve dans ma discothèque. Je me disais juste que ça me passerait, et qu’il n’en resterait rien. Tout au plus le vague souvenir d’une courte période d’excitation éphémère.
Mais maintenant je ne suis plus très sûre. J’ai fangirlisé au point d’acheter les premiers albums, ainsi que le dernier en date – A Brand New Hurt – et j’ai aimé, même si le premier, Able-Legged Heroes (2001) fait vraiment un peu trop indie garage pas encore bien fini pour moi. Le deuxième, Suit & Tie (2006) est peut-être convenu par moments, un peu lourd et ringard aussi, mais dans le fond c’est très écoutable et même plaisant, touchant.
Et plus ça va, plus je me dis que le Rob Benedict en question, j’ai beau l’aimer de toute mon âme de fangirl, il est peut-être meilleur musicien que comédien, en fin de compte...
mercredi 14 octobre 2009
Fangirl en action... Séries, musique, whump, tout en un...
Il y a quelques années de ça, quand j'avais encore la télé, et (point important) quand je regardais encore tout et n'importe quoi (à des heures pas possibles), j'étais tombée sur une série de science-fiction plutôt pas mal – même si assez ringarde par certains côtés – Threshold. Il s'agit en somme du développement d'un épisode d'Au-delà du réel, où un signal extraterrestre propagé principalement par des ondes sonores fait muter les gens.
Pas mal d'acteurs sympas, avec en prime William Mapother dans le rôle du premier mec converti (et donc très méchant et très résistant)... Mais si, vous savez, ce type antipathique qui faisait 'the other man' dans Lost. Arg.
Une série qui fait vaguement peur, surtout parce que ça passait très tard et que j'étais très fatiguée, et que donc je tombais dans tous les pièges scénaristes. Et aussi parce que le triskell (photo) des aliens m'a replongé dans mes cauchemars sur Sphère. Une série qui est relativement bien menée, jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée, nous laissant avec un épisode 13 bancal et une histoire en suspens.
Et dans cette série – à voir en VO,
la VF rend le tout encore plus ridicule que ça ne l'est déjà et
achève le peu de crédibilité des protagonistes – il y a un
acteur que j'aimais bien, Rob Benedict, parce qu'il était
totalement whumpeable. Non, ma vie ne se résume pas à une recherche
frénétique de whump, mais à l'époque c'était pas très loin de
la vérité. Du coup j'ai fait ma fangirl pendant un mois, jusqu'à
ce qu'ils aient tout diffusé.
Plus tard, beaucoup plus tard, j'ai regardé Supernatural. Au cours de la saison 4 il y a un célèbre épisode (The Monster at the End of this Book) où la réalité rejoint la fiction et où les Winchester découvrent qu'ils sont les héros d'une série de romans écrits par un auteur minable et alcoolique... Sûrement que le créateur en rêvait depuis des années, et qu'il a sauté sur l'occasion que lui offrait l'histoire, qui avait pris un tournant nouveau avec ces affaires d'anges et de paradis. Et nous voilà donc avec l'écrivain en question, qui se trouve être un prophète du nom de Chuck, en peignoir, mal rasé, dans une maison en bordel. Et je me disais, pendant tout l'épisode, je le connais, je le connais, pas moyen de trouver d'où mais je le connais...
Petite recherche internet plus tard, et ô surprise, il se trouve que Chuck est joué par... Rob Benedict. Forcément, avec la barbe, les cheveux vaguement blonds et le peignoir, je l'avais pas reconnu. (Et aussi peut être parce que j'avais vu les Threshold en français, et que comme je l'ai dit plus haut, les voix sont immondes). Joie de fangirl (la fangirl se réjouit de pas grand chose, par nature).
Récemment, plus récemment encore,
dans la saison 5 (qui passe en ce moment donc), Chuck le prophète
est de retour, et au cours d'une nuit de glandouille sur internet,
passant par supernaturalwiki, sautant d'un article à l'autre, et me
réjouissant (encore) de voir que je n'étais pas la seule malade à
avoir repéré les allusions à Route 666 (l'épisode 1x13)
dans chaque épisode de la nouvelle saison, ni à trouver que
l'épisode The End reprenait extrêmement précisément tous
les thèmes de la chanson éponyme de The Doors, je
suis tombée sur la page de Rob Benedict, qui disait entre autre,
qu'il était chanteur dans un groupe de rock. Je clique, j'écoute,
je fangirlise.
Le groupe en question, c'est Louden Swain (ouaip, comme dans le film), et c'est totalement écoutable. Dans le sens où une fois le quart d'heure fangirlisme a été passé, j'ai continué à écouter. Les paroles sont un peu connes, la musique est simple, c'est joli, c'est bien fini, c'est... chouette.
Après vu les daubes que j'écoute avec joie à longueur de journée, je suppose que celle-là ne fait pas trop tâche parmi les autres. Oui, je l'avoue, je danse et je chante en karaoké sur Survivor (Burning Heart, The Eye of the Tiger, etc.), oui, j'écoute Asia de bon matin tout fort.
Du coup j'en viens à la reflexion de la semaine : les acteurs ne devraient pas être autorisés à chanter. (Ou les chanteurs à jouer dans des films, je sais pas trop.) C'est juste too much pour les nerfs d'une fangirl. Vraiment...

