Ça partait mal : déjà, j'ai sauté de joie en voyant ce concert annoncé, mais j'ai tardé tardé pour acheter ma place - pas certaine d'avoir envie, vu que j'avais pas aimé ses deux derniers albums. Bon, puis j'ai craqué, c'était pas cher, et ...je me suis rappelée à quel point j'aurais vendu mes deux reins pour pouvoir le voir à Paris, il y a 5 ans...
Ensuite, j'étais (je suis) malade. Arg, kreuh, kof etc. Pas bien quoi.

Donc bon, j'y vais quand même mais quasi à reculons, en me disant que pour une fois ça tombe bien que le public parisien soit mou comme une immense amibe amorphe.
Pi non, arrivée dans la salle, OMG, des gens debout devant la scène. Donc bon, je les rejoins tout devant (histoire de poser sac et manteau, vu que je suis couverte comme pour aller au pôle Nord, rhume qui tue oblige). Je sympathise avec une nana qui comme moi a posé plein de merdier sur le devant, on parle de nos concerts et des publics qui sont pas réceptifs. Elle, elle vient voir la première partie, moi je suis là pour Workman.

Première partie sympa (set un peu court, un peu inégal). D'après les dires de mon amie à usage unique (elle a disparu ensuite oO), ils ne jouaient pas avec leurs musiciens habituels. De la folk aux paroles un peu faciles, un chanteur à la voix très très sympa, un contrebassiste super canon, et un ensemble pas trop mauvais.

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Entracte, on papote, la nana se casse et le public se rapproche (décidément, très très étonnant ce soir-là). Et... Hawksley passe s'accorder et poser ses guitares (oh, je le voyais plus grand). Repart. Revient. Ça commence.

Workman est tout seul, avec une guitare électrique. *La* guitare. Et c'est pour le moins surprenant, car il se met à mimer les instruments absents, à nous faire imaginer Mr Lonely, là sur la scène où il est seul... Il se défend vraiment bien, le bougre, expliquant qu'il a écrit sa setlist (ultra longue, vraiment satisfaisante, pour une fois aussi) dans l'ordre chronologique des albums.

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L'effet set acoustique avec guitare électrique est détonnant, et cette voix *o* Bref, c'est très bon, très drôle, Workman a des mimiques à la Bill Bailey, c'est un showman délicieusement crédible. Oh comme je regrette de ne pas l'avoir vu il y a 10 ans.
Une superbe communication avec le public, qui reprenait les chansons en cœur, faisait les accompagnements et autres. Voire l'aidait à se souvenir d'une ligne, vu qu'il a passé la soirée à dire qu'il ne se rappelait pas de ses chansons (mon œil).

Vraiment très bon, peut-être un peu trop intimiste, je ne sais pas ce qu'un non-fan en aura perçu, mais pour ma part, je suis comblée, et je ne regrette pas du tout d'y être allée.