C'est le genre de film qui fait un drôle d'effet de déjà vu à retardement - je me souviens de tout, parfaitement, mais seulement au fur et à mesure.
Je me souvenais qu'il m'avait beaucoup marquée, à l'époque, et en le revoyant je comprends pourquoi. Certains de mes écrits sont quasiment le plot de ce film déguisé en autre chose. Mais dans le fond ça reste du gros pompage inconscient.

the butterfly effect2L'idée centrale du film est parfaite : changer le présent en exploitant des failles dans le passé, des trous noirs de temporalité indéterminée. La mise en image et l'interprétation sont superbes - c'est toujours galère d'avoir des personnages représentés à plusieurs époques de leur vie, gamins, ados et adultes, c'est souvent casse gueule, et là c'est bien fait.

Mais l'ensemble reste quand même très très noir, encore plus que dans mon souvenir.
La fin elle-même est facile - le héros qui renonce à la fille qu'il aime, en partant du principe que si leurs vies ne se croisent plus, tout le monde s'en tirera mieux - et en même temps elle fonctionne. Les "réalités" empirent tellement, à mesure que le film avance, qu'on est carrément soulagés quand arrive la fin cul-cul.

J'avais envie de donner des claques à Ashton Kutcher la plupart du temps, il joue trop bien le benêt paumé... J'ai jamais trop été fan de lui, en fait, et certaines parties du film font grincer des dents (toute la réalité où Kylie et lui sont dans une frat-house, elle me saoulait à chaque fois, mais je suppose que c'est parce qu'à l'époque je comprenais pas bien où ils voulaient en venir, ce que ça représentait socialement...)

Niveau whump, c'est bien sans plus. J'avais totalement occulté de mon esprit la réalité où il est amputé (ma grosse psychose, normal). Brr.