J'ai failli pas y aller, parce que le ciné était loin, que c'était cher, que j'avais pas d'amis et que c'était tard, et qu'il faisait presque froid avec ce vent de fou. Mais bon, fuck all, j'avais envie de le voir. Parce que acteurs cools, parce que whump, parce que prohibition, gangsters & backward Chicago.

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C'est donc l'histoire (vraie), de trois frères bouilleurs de cru dans les forêts de Virginie, pendant la Prohibition (années 20). Beau casting : Tom Hardy, l'invincible, Jason Clarke, le diable, et Shia LaBoeuf, le punching-ball (enfin, il avait du répondant, c'était pas mal).
(Ohmy Godness, j'avais pas reconnu Guy Pearce. Mais PAS du tout tout oO même la voix était différente, c'est fou ça. Oh putain mais le réalisateur est australien aussi, mais wow.)

Déjà, la musique de Nick Cave, ça envoie du bois sévère. Des tubes modernes bizarrement revisités, on était dans cette frontière floue entre anachronisme et putain d'hommage à rebours. J'ai kiffé.
Le film en lui-même est terriblement bien monté, avec quelques transitions un peu cousues de fil blanc, mais ça passe. Aucun temps mort, mais surtout aucun changement de régime, comme c'était le cas dans le très raté Public Ennemies.

Les années 20, ça m'a filé de sales flashbacks de Carnivale, la poussière de l'Oklahoma en moins. J'ai pensé à Winter's Bone, aussi, pour la violence incongrue et les accents, les hillbilies dans les bois et la noirceur générale (mais ce film était contemporain, et plus conçu comme un drame).


J'ai adoré. J'ai flippé complet à certains moments, parce que le degré de wtf était très grand. Du très beau whump - si tant est qu'on puisse quantifier cet élément. Satisfaisant à tous égards.