Oh bah, belle surprise, c'était chouette. Après Land of the Dead, j'en avais un peu eu ma claque des films de zombies, et j'attendais très peu de ce remake, l'original étant tellement grandiose qu'on pouvait difficilement lui rendre justice. Sauf que... à part quelques clins d’œil vraiment sympa, et le fait que le gros de l'action se passe dans un centre commercial, le film est totalement différent du premier. Zombies différents (très rapides, à la 28 Days Later), beaucoup plus de survivants, aucun moyen de sortir (ils n'ont pas la sécurité de l'hélico sur le toit, quand bien même ils n'auraient nulle part où aller). Rien que le générique d'ouverture, avec The Man Comes Around, c'est à la fois du vu et revu, et un putain de pied si on est pas trop regardant. Le reste est dans la même veine, efficace, sans être totalement original. Rapide, rythmé, gore, mais pas trop. Dans tous les cas, après avoir vu que l'un des perso principaux était joué par Jake Weber, je ne pouvais plus être impartiale, c'était bon. Reste que ça n'a rien à voir du tout du tout avec l'original. Du coup c'est une bonne chose, pas de concurrence.

Pi j'ai kiffé le concept du huis clos. Quand c'est bien fait, c'est super. Là on perdait un peu le sentiment de fausse sécurité, de vraie-fausse vie normale qu'on a dans le film de 78. Tout est plus rapide, les relations n'ont pas le temps de se nouer que déjà tout le monde crève.

D'un autre côté, c'est l'époque qui veut ça. Maintenant si on met des zombies lents, si les personnages passent plus de dix minutes à taper la discute, on s'emmerde, on crie au navet. Je préfère cent mille fois un film plein de rien avec des moments de tension dramatique diaboliques à un film mené au pas de course, dans lequel on a le temps de s'appesantir sur rien. C'est là où 28 Days Later faisait très fort, en arrivant à mêler zombies (infectés rapides) et mélancolie/étude des personnages dans un monde post-apo. Et c'est là où World War Z se foirait royalement, avec un truc qui partait dans tous les sens, toujours très vite, toujours plus grand, sans avoir aucune signification.

Dans le détail, je retiendrai le bébé zombifié avant accouchement (cf. les peurs de Lori dans cet épisode de la saison 3, gros stress). Le redneck gardien de sécu qui commence gros con et finit héros suicidé à la Daryl Dixon. Et le proprio du magasin d'armes qui discute par pancartes interposées, jusqu'à ce qu'il crève, et qui continue à tenter de communiquer. Nice.

dawnofthedead3