J'ai ce film à voir depuis trois ans... Depuis Wild Boys, en fait. Un film australien, avec plein d'acteurs australiens, et pas un seul qui a un accent. Un comble.

L'histoire était sympa ; la version "après" des films catastrophe à base d'épidémie (ici
des vampires ultra classiques, qui ont besoin de sang pour survivre et ne supportent pas la lumière du jour). Au lieu de nous montrer les premières heures du problème, on a une société de vampires organisée, dix ans après les premiers cas, et les humains en minorité, traqués. Ça se tenait plus ou moins, il y avait des choses assez inventives, malgré le petit budget manifeste. J'aime bien ces films qui inventent un monde avec trois planches au lieu de mettre des millions dans des écrans verts. C'est bien plus efficace sur l'imaginaire, je trouve.

J'avais rangé ça dans mon dossier "zombies", et j'étais pas très loin du compte. Les vampires privés de sang se transforment en bestioles assez infectes, c'était bien gore. La plupart des grosses scènes de carnage à la toute fin sentaient l'hommage à Day of the Dead. Dans la façon dont c'était filmé, la double symbolique qui existe à travers une même scène, suivant les personnages.

J'avais même pas percuté que Willem Dafoe se baladait dans ce film, c'était the surprise de la soirée. Jamais où on ne l'attend, toujours délirant. Et du coup maintenant j'ai envie de reprendre Wonderland, juste pour revoir la tronche de Michael Dorman (cette fois avec accent). Non, je ne suis pas une fangirl décérébrée (un peu seulement).

Le seul truc vraiment naze de ce film, au demeurant très marrant et relativement bien foutu, c'est la musique. La bande-son oscille entre le chiant et l'infernal, c'est pénible, tout du long. C'est là qu'on se rend compte que la musique d'un film, c'est ultra méga important. Crucial. Tant que j'y suis à comparer avec Day of the Dead... le film a 30 ans (trente !), et pourtant on rentre dedans comme dans du beurre. La musique y est pour beaucoup, parce qu'elle est vraiment particulière, singulière, moderne pour l'époque. Dans Daybreakers, c'est lourd, répétitif, et ça donne une impression de vieillerie qui va pas du tout avec l'aspect futuriste assez bien vu du reste du film. C'est là où un truc débilos comme l'excellentissime Repo Men (celui de Sapochnik, que je compte revoir un jour prochain, parce que dang, c'était bon) se démarque par une bande-son de ouf, qui fait que les scènes sont doublement marquantes.