Je ne pensais pas que c'était un slasher. Vraiment pas. C'est con d'ailleurs, parce que vu le résumé, ça en avait la couleur et l'odeur. Je ne suis même pas certaine d'avoir vu une bande-annonce, et le pire c'est que j'ai failli aller le voir au ciné. Je pense que j'aurais souffert encore plus. On peut pas pousser des cris étranglés toutes les deux minutes, dans un ciné.

Bref.

Ça commençait super joli, vraiment sympa, atmosphérique, juste un peu étrange et "edgy" pour qu'on s'attache. Un groupe de rock de garage composés de 4 ados fait un détour dans sa "tournée" sur les conseils d'un punk à crête qui se proposait de les interviewer pour son journal, sauf qu'il vient de se faire virer, gros fiasco, ils sont dég. Pour se racheter, il leur propose un gig chez son oncle, et là ça commence à puer du cul style début de film d'horreur, mais j'ai pas vu les signes, innocente que je suis.

Ils débarquent donc en pleine forêt de l'Oregon, pour jouer devant des punk neo-nazi le genre méchant. Ils s'en sortent pas si mal, c'est ça le pire. Ils sont sur le point de remballer, et paf, pour un téléphone oublié, ça part en cacahuète. Une nana a été assassinée, le bassiste tente de prévenir les flics, panique générale, les néo-nazis trouvent rien de mieux que d'enfermer tout le monde dans la green room le temps d'appeler le patron.

Là, ça va encore, j'étais pas en apnée. Je me dis okay, le film s'appelle Green Room, ils sont enfermés dans la green room, jusque là ça me semble logique. Un petit huis clos à la Panic Room, ça me va. Lalalala.

Sauf que le boss, il est dia-bo-li-queuh. Et aussi il tient à son trafic d'héroïne dans la cave de la salle (ça on le sait pas encore, mais ça ne va pas tarder). Premier tailladage en règle, et là, c'est juste gerbatoire et glauque et oh mondieu dans quoi je me suis embarquée...

Pour "régler" le problème et garder leur opération secrète, ils décident de buter tout le monde, mais pas proprement, noooon, ça serait trop demander. Ils se ramènent avec des chiens d'attaque, et ça vire au bain de sang très rapidement.

La suite, c'est un bon survival bien carré, avec des personnages carrément pas cons (l'utilisation de l'extincteur était on point), des rebondissements pas du tout là où je les attendais, et une fin à la fois frustrante et satisfaisante.
Mais putain quand on s'y attend pas, ça fait pas du bien.