Vers la fin, je me suis dit que c'était quand même assez chaud patate, et j'ai regretté de ne pas avoir vérifié si ça finissait dans un bain de sang ou pas. Fort heureusement, ça n'a fait que flirter avec le gore-gore, et ça finissait plutôt bien, avec une immense porte ouverte totalement ridicule pour faire une suite (et le pire c'est qu'il y en aura probablement une, si on considère que The Collector en a eu une).

On peut donc dire que Marcus Dunstan (auteur des Saw, et responsable de The Collector/Collection) est persistant et qu'il refait le même film à chaque fois. Après, concrètement, un film d'horreur ça reste un film d'horreur; l'originalité et la profondeur sont accessoires. On peut toutefois affirmer que John > Arkin.

Le même concept (sympa au demeurant) de la victime pas toute blanche qui se retrouve dans la merde (ici un voisin qui enlève des gens, les torture sur caméra avec ses fils (forcément dégénérés) et fait chanter les parents, avec l'appui d'un shérif caricatural et diabolique) ; sauf que John et sa copine ne sont pas juste des pauvres bouseux au fin fond du Mississippi, ils dealent de la drogue pour un oncle flippant (Skip Sudduth <3) et ont pour projet de se barrer au Mexique.

L'ensemble est ultra banal, mais il y avait quelques bons moments de jeu de chat et de la souris, et une inversion sympa de la trope qui veut que les mecs soient badass et les nanas des pauvres choses qu'il faut sauver (aw, cette Rosie !). Bref, oubliable, accessoire, mais j'aime toujours autant Josh Stewart.