Nao-Asakura's world

critiques de musique, films, séries tv

lundi 3 novembre 2008

"Every dog has its day"

Après une heure et quelques de cruauté, de boucherie, de blagues nulles et de musique des années 60, après le “wow” d’usage, ce qui reste c’est l’impression tenace d’avoir vu quelque chose de grand. Bizarre, critiquable à bien des égards, “Tarantinesque”, mais néanmoins “grand”.

Pour resituer le contexte de visionnage, disons que j’avais ce film sur mon PC depuis quelques temps, en VO sans sous-titres, et je ne me décidais pas à le regarder. Un soir, au milieu de ce grand week-end de la Toussaint, sur de coup de minuit, je me lance. Sans filet en anglais, c’est violent, mais j’aime les accents, et l’argot américain est une langue comme une autre, après tout. Alors ça passe. Et puis j’ai un syndrome qui m’oblige à ne regarder les films de Tarantino qu’à des heures incertaines et excessivement tardives. Le syndrome du Tarantino nocturne…

Quant au film en lui-même, Reservoir Dogs, c’est le premier Tarantino, un des premiers films de Buscemi et de Tim Roth, un grand moment de cinéma incompris, sorti en 1992.

Attention lecteur, ce qui suit dévoile tout ou partie de l’œuvre sus citée, hehe.

Reservoir_Dogs

La construction, de même que la mise en scène, est à la fois simplissime et recherchée. Un braquage de bijouterie qui tourne mal, une retraite chaotique dans un entrepôt désaffecté, la suspicion et la recherche dans leurs rangs du “rat” qui les a balancés. Mr. Orange qui passe deux heures à crever en se vidant de son sang.

La trame principale, dans l’entrepôt, est digne d’une pièce de théâtre ; toute l’action est concentrée dans une seule pièce – la scène dans la salle de bain pourrait être considérée comme un aparté  sur un bout de la scène – les objets présents sont réduits au strict minimum et c’est la parole – accusatrice, mensongère – qui l’emporte sur l’action (à l’exception de la scène de la torture).

La mise en scène et les jeux de caméra renforcent encore ce sentiment de théâtralité, optant pour des plans étonnants, à la fois lointains et centrés sur un détail, un personnage. Comme si le spectateur était bel et bien remis à sa place de spectateur – celui qui voit, mais de loin.

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L’ensemble est rythmé par les entrées et les sorties des divers protagonistes, qui de fait ont tout de personnages de théâtre. Chacun des gangsters porte un “nom de scène”, une couleur, préservant son anonymat aux yeux des autres.

Les personnages sont creux, déshumanisés, stéréotypés. Ils agissent selon un code de valeurs, une morale qui leur est propre, mais qui pour l’œil extérieur du spectateur apparait comme immorale ; mais aussi peut-être humoristique, de l’humour très noir, pour sûr… (“You kill anybody?”/“A few cops.”/“No real people?”/“Just cops.”)

Parallèlement à cette trame s’insèrent de multiples flashbacks, chacun centré sur un personnage différent ou sur un élément de la préparation du coup. Comme un puzzle dont les pièces s’emboîteraient petit à petit pour nous permettre de mieux cerner les protagonistes et ainsi de démêler l’intrigue.

Comme je l’ai dit tout ce film est totalement cruel, immoral et sordide, et c’est pour ça qu’il est chouette. Pas pour la violence en elle-même, il y a bien trop de films qui se complaisent à montrer de la violence pure au premier degré, ça en devient gerbant. Ici c’est plus insidieux, artistique même. Comme cette mythique scène de torture sur fond de “Stuck in the Middle” des Stealers Wheel, une chanson pop totalement décalée par rapport à la situation présente ; un arrachage d’oreille, une presque crémation en direct sur la personne d’un flic qui a mal choisi son jour…

Toute la fin du film découle de ce décalage entre la morale réelle du flic infiltré parmi les gangters et de sa morale factice, travaillée comme un acteur apprend son texte. Contrairement aux autres, il n’est pas un “professionnel”, il a des sentiments et c’est ce qui le trahit, et le perd. Le plus retors survit, sélection naturelle en gros. Pour une fois que Steve Buscemi n’est pas le premier à crever !

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jeudi 14 février 2008

Dead Man - où William Blake est mort une seconde fois

Tout une légende bien personnelle s'était créée autour de ce film, au fil des années, à cause d'une seule photo. A cause de Johnny Depp. Jamais je n'étais parvenue à le voir. Et puis, l'autre fois, la photo de trop -- minuscule, dans les pages des chaînes qu'on a pas, au fin fond d'un magazine tv -- j'étais en pleine période d'admiration devant J.D. (à cause de Sweeney Todd) ; la magie de l'internet a fait son oeuvre, et bientôt j'étais en possession de Dead Man, de Jim Jarmusch, en Vost.
J'ai attendu les vacances, j'ai attendu hier soir. La légende a eu le temps de s'étoffer de quelques critiques élogieuses glanées ça et là. D'extraits vidéos furtivement regardés. J'avais presque peur d'être déçue, en fin de compte.

Et, en effet, toute la première partie est bien, mais vraiment sans plus ; le rythme est extrêmement lent, les scènes quasiment dénuées de dialogues sont entrecoupées de fondus au noir perturbants, le tout en noir et blanc. Johnny Depp est égal à lui-même -- bon -- mais, comme son personnage, il a l'air étriqué, déplacé.
Et puis, loin de s'accélérer, le rythme trouve sa raison d'être, et la lenteur devient une véritable force ; le ridicule jeune homme, venu tout droit de Cleveland en costume à carreaux jusque dans l'Ouest sauvage, pour postuler à un poste de comptable déjà pourvu, devient William Blake, l'esprit d'un poète mort dans le corps d'un homme théoriquement mort -- pourchassé par des chasseurs de prime, mortellement blessé et "aidé" par un Indien lettré appelé Nobody (Personne) qui voit en lui ces deux facettes : le mort et le poète.

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Bien loin d'un western, c'est plus une déconstruction du western classique ; tous les éléments traditionnels sont présents, mais ils se délitent au fur et à mesure que le voyage de l'Indien et de William Blake vers la mort se poursuit. De fait, le film tout entier est contenu dans cette phrase de Michaux mise en exergue, "Il est préférable de ne pas voyager avec un homme mort" ; c'est une sorte de voyage métaphysique qui est alors développé, celui d'un homme à la frontière entre la vie et la mort. La symbolique de l'eau, dans la dernière partie du film, est ainsi révélatrice de cette idée de passage entre deux mondes.
William Blake, étrangement, semble davantage vivant au fur et à mesure qu'il se rapproche de la mort. Visuellement parlant, la transformation est magnifique. De ridicule, ce William Blake devient beau, inquiétant même, et sûrement pas pathétique, même s'il aurait pu le devenir, si le propos du film avait dévié ne serait-ce qu'un tout petit peu -- le Blanc stupide, à qui le sage Indien ouvre les yeux sur le monde. Non, ce n'est pas si simple.

C'est, comme j'aime à le répéter, un de ces films où l'on pénètre le coeur des protagonistes sans qu'ils aient besoin de parler. Un film mystérieux, torturé peut être, mais pas obscur, pas abscons pour autant. C'est une histoire terrible, paralysante, universelle qui est racontée ; "William Blake is a legend now," chante l'Indien. Ce qu'on aurait pu prendre pour de la complaisance -- la musique, le noir et blanc -- prend tout son sens à mesure que le voyage se déroule. Un voyage vers le néant, il va sans dire, et aucun des personnages ne semble se faire d'illusions. Tout parait inscrit dès le début, et de nombreux indices dans la première partie, comme autant d'avertissements, font écho à la mort à venir.
Ainsi les étranges écrans noirs qui rythment chaque scène, qui lient ce film décousu, sont autant de respirations, de pauses où la conscience s'échappe. C'est un moyen de signifier que l'histoire reste racontée du point de vue de William Blake, l'homme mort, provisoirement en sursis. Tout comme la musique de Neil Young est un moyen de dire ce que les personnages sont incapables d'exprimer. L'espoir, la résignation, le sentiment que quelque chose de "grand" est à l'oeuvre.

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L'autre versant de ce film, en face d'une approche toute particulière de la mort, c'est le lien entre la vie et la poésie. Paradoxalement, c'est l'Indien -- le supposé "sauvage" des westerns -- qui parle beaucoup, qui fait de longues phrases teintées d'une drôle de philosophie et qui cite la poésie de William Blake, tandis que sa soi-disant réincarnation ne dit quasiment rien et finit par s'en remettre aux armes à feu pour s'exprimer.
La scène charnière du film, celle où tout bascule, celle où Blake tue deux marshals à ses trousses, est une merveille à la fois d'absurdité et de poésie macabre. "You're William Blake ?" fait l'un des deux types. "Yes, I am. Do you know my poetry ?" et l'intéressé lève son arme et l'abat. A partir de là, la violence, toujours teintée d'ironie, d'un certain humour noir, se déchaîne, à mesure qu'on approche de la fin.

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samedi 26 janvier 2008

Sweeney Todd, une vengeance artistique

Un nouveau film de la part de l'allumé Tim Burton, c'est tout un événement, d'autant plus quand il renoue avec ce style baroque et sanglant, qui fait, entre autres, que je l'aime, et quand le héros se trouve être le torturé Johnny Depp. Parce que Charlie et la chocolaterie, c'est bien, certes, mais c'est peut être un peu trop clinquant, trop sucré.

Étonnamment, Sweeney Todd commence quasiment sur les mêmes plans que Charlie..., le chocolat remplacé par du sang, rouge et visqueux, du sang de théâtre en somme. Puis on découvre la ville, Londres du XIXème, fumeuse, sombre, glauque. Décrite à travers une chanson. Là, on se crispe un peu, comme tout spectateur peu habitué aux comédies musicales, mais on se retient, on attend que tout se mette en place.

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L'histoire, simplissime, est celle de la vengeance de Benjamin Barker, envoyé au bagne bien que son seul crime fût d'avoir une jolie femme, qui attise les convoitises du michant juge Turpin -- sa femme s'empoisonne, sa fille est enfermée par le juge. Barker revient à Londres, après s'être évadé du bagne (je passe sur la référence douteuse), coupe de cheveux à la Ichabod Crane, la mèche blanche en plus, l'oeil blafard, animé d'un désir de vengeance absolu, il devient Sweeney Todd. Aidé par une amie toquée amoureuse de lui, il renoue avec son ancien métier et se met à assassiner à tour de bras, les cadavres disparaissant dans les "meatpies", les tourtes à la viande de l'adorablement maligne Mrs Lovett (Helena Bonham Carter).

Ce qui frappe, au-delà de l'aspect comédie musicale, qu'on oublie très vite tellement tout semble normal, réglé, agencé à la manière d'une tragédie, c'est la perfection du langage. Parfois, on oublie comment les dialogues d'un film peuvent être intelligent et sonner juste. En version originale c'est merveilleux, ça rime, des mots puissants, étonnants, châtiés ou populaires, parfaitement anglais.
sweeney_todd_and_mrs_lovettJohnny Depp, même si niveau chanson c'est bien, mais pas extraordinaire, nous gratifie en ce qui concerne l'accent d'une de ces compositions dont il a le secret ; mais la réelle surprise vocale c'est Helena Boham Carter. au début, avec les cheveux frisés et le teint pale, je lui trouvais un faux air de Marla Singer échappé de Fight Club, mais ça s'oublie très vite tant elle investit son rôle -- Mrs Lovett, toute à sa folie bien personnelle, extériorisant ses sentiments quand Sweeney Todd ne fait que prétendre ou se morfondre dans son désir de vengeance -- et quand elle se met à chanter pour raconter la légende du barbier de Fleet Street et ce qui est arrivé à sa femme, on est entraîné, et on ne peut que saluer l'artiste.

La seconde chose qui frappe, c'est l'aspect gore du film. Certes, c'est pour ça que Tim Burton est connu (cf. Sleepy Hollow), et l'histoire est celle d'un meurtrier, comme nous le rappelle subtilement le sous-titre du film (the demon barber of Fleet Street - le diabolique barbier de Fleet Street), mais au premier égorgé, on se dit "my... que c'est sanglant!" Et puis l'humour (très) macabre du réalisateur prend le dessus, et les meurtres sont étouffés par cette valse frénétique, cette histoire de tourtes et le côté grand guignol du film. le sang est bien trop rouge, il gicle trop facilement, comme pour symboliser la joie que ressent Sweeney Todd à ces moments-là seulement.

Sweeney_Todd_now_my_arm_is_completeUn héros tout en intériorisation, qui à un seul moment s'envole véritablement dans une longue tirade musicale, "I will have vengeance. I will have salvation..." -- en pleine rue, il désigne tour à tour les passants de sa lame (son bras terminé de son rasoir, référence, forcément, à Edward aux mains d'argent, "Now my arm is complete"), futurs clients potentiels, sourire aux lèvres. Mais bien vite tout ça disparaît, il n'a pas bougé de la pièce dans laquelle il se trouvait.
Un héros qui ne sourit quasiment jamais. Un héros éteint, qui s'anime uniquement quand il tranche la gorge de ses clients, ou quand il médite sur la mort future du juge Turpin, dans le reflet courbe de sa lame ou dans celui, brisé, d'un miroir crasseux. Johnny Depp est pour une fois étonnamment sobre dans son jeu -- rien qu'avec les yeux, il dit tout ce qu'une longue phrase signifierait.

Perfection plastique, dans cet univers à la fois sombre et traversé de touches lumineuses, colorées -- outre le sang, bien sûr -- comme dans ce rêve d'un avenir romancé, chanté par Mrs Lovett, surchargé de couleurs, impossible.
Perfection dans l'histoire? Peut être un peu simpliste, un peu minimaliste, qu'importe en fin de compte, ça évite un éparpillement hollywoodien. la fin aurait pu sembler ridicule, elle est tellement bien amenée, sous-entendue dans chaque partie du film, qu'elle passe, totalement acceptée. C'est horrible, c'est ce qu'on attendait, en quelque sorte.

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dimanche 23 décembre 2007

Une légende? je veux bien le croire

(note: premier article officiellement rédigé sur ce nouveau blog!)

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En allant au ciné ce matin, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre -- et pour tout dire j'avais même comme un semblant d'a priori défavorable, pour un film qui me semblait stéréotypé et déjà vu mille fois.
Will Smith, seul au monde dans une ville de New York dévastée et laissée à l'abandon, en compagnie de son chien... Je suis une légende.

L'histoire se met rapidement en place : une scientifique pense avoir créé une vaccin contre le cancer (sic), deux ans plus tard toute la population a été contaminée par un virus né de ce vaccin, qui transforme les gens et les animaux en créatures nocturnes agressives et dantesques.

Toute la première partie du film, cela dit, pourrait se résumer à la mise en image d'une phrase tirée du livre de Chuck Palahniuk (Fight Club) : "We will stalk elk through the damp canyon forest around the ruins of Rockefeller Center..." (Nous chasserons l'élan à travers les forêts humides et encaissées qui entoureront les ruines du Rockefeller Center). Sauf qu'ici, le héros est tout seul, et que les élans sont devenus des biches. Manhattan est envahie par les herbes folles, tout est abandonné et le silence règne partout. C'est une vision démente, démesurée, apocalyptique de la ville désertée par l'humanité qui s'offre à nous.

Un homme seul au monde et attachant, une espèce de John Sheppard perdu dans Manhattan, jouant au golf sur l'aile d'un chasseur à réaction, donnant des noms aux mannequins d'un videoclub et empruntant chaque jour un dvd, dans l'ordre alphabétique.

Puis vient la nuit et, à heure fixe, avant le coucher du soleil, le héros rentre chez lui, dans sa maison transformée en véritable forteresse. A ce stade de l'histoire, c'est terrible car on ne sait pas ce qu'il craint comme ça, et le personnage étant absolument seul, rien ne nous est dit explicitement. Alors on voit les affiches, dans les rues, parlant de contamination ; on remarque les décorations de Noël, toujours accrochées alors qu'il fait beau et chaud ; on note l'importance de rentrer avant la nuit ; c'est quand le héros commence à fermer toutes les fenêtres avec des volets blindés que l'on commence à flipper.

Et on a de quoi, la seconde partie du film développant rebondissements et moments d'angoisse la plus extrême pour être certain qu'aucun accoudoir du cinéma n'aura été laissé intact... Les monstres sont... monstrueux, et, sans jamais tout à fait verser dans le film d'horreur, on est terrifié.

Quand on comprend ce qu'implique cette "contamination", et que les premiers monstres font leur apparition, on ne peut s'empêcher de penser à 28 Jours plus tard, où les plans de Londres déserte étaient magnifiquement stressants, et les zombies plus que réactifs. Mais si le héros de 28 jours était un paumé comme vous et moi, qui ne savait rien de la situation dans laquelle il se trouvait, ici c'est tout le contraire, et le héros est au coeur du problème : militaire, scientifique, celui qui faisait des recherches pour éradiquer le virus, celui qui porte l'avenir de l'humanité (ce qu'il en reste du moins) sur ses épaules.

Le fait qu'il soit militaire, armé et rompu aux techniques de combat, en fait un personnage intéressant pour un traitement novateur du topos du rescapé solitaire. Ici, s'il est seul c'est quasiment par choix, parce qu'il se croit investi d'une mission, parce qu'il n'a plus rien à perdre. De fait son message radiodiffusé pour trouver d'autres survivants dit "vous n'êtes pas seuls", alors qu'on aurait plutôt attendu l'inverse.

C'est un film comme je les aime, qui ne donne quasiment aucune explication, mais qui signifie, qui montre, sans en faire trop. Tout se met en place tout seul, sans que ça soit lourd, appuyé. C'est rare de ma part, mais je dois bien avouer que je n'ai quasiment rien à redire, rien à critiquer. A part peut être la fin, un peu trop symboliste, un peu trop portée sur la chose divine à mon goût.

Will Smith, quant à lui, m'a réellement bluffée par sa performance d'acteur. Il est le film, il incarne pleinement le titre. Je ne m'attendais pas à une telle intensité, une telle vérité. il est beau, touchant, et par moments on se demande si on le connaît vraiment ; si on n'était pas tout simplement passé à côté d'un grand.

Allez, on applaudit, on oublie pas de fermer les volets ce soir... et on va relire le livre de SF de Richard Matheson...

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samedi 20 octobre 2007

Sweeney Todd... la nouvelle folie de Tim Burton (God knows how much I love his work)

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Pas grand chose de constructif à dire, d'autant que je n'ai vu que la bande-annonce, debout devant la tv du salon, oubliant pendant deux minutes ma mère qui m'appelle...

Et qu
elle bande-annonce!

Un Joh
nny Depp débarassé de tout son fard de pirate hollywoodien, retrouvant l'allure qui selon moi lui va le mieux, celle d'une créature Tim Burtonnienne tout droit sortie de l'Angleterre de From Hell, à mi chemin entre Ichabod Crane (Sleepy Hollow) et Edward, le garçon aux mains terminées par des couteaux (la dernière replique du trailer est de toute évidence une allusion directe en forme de clin d'oeil aux fans)...

Une Hel
ena Bonham Carter toute paumée et diabolique, comme je l'aime, un brin de Marla Singer (Fight Club), un peu de la sorcière de Big Fish...

De l'humour, des chansons (une comédie musicale sur un tueur au rasoir, rien que ça) et une maitrise de l'image folle...

Viveme
nt le... 23 janvier 2008!

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lundi 24 septembre 2007

OMGOMGOMG

Il est sortiiiiiii !! sur le neeeeet !! sur la muuuuule !!

A Dog's Breakfast, le film indépendant (très très indépendant) de David Hewlett, mon canadien préféré (cf. article plus bas, sur Nothing)

Deux mots en attendant que ça charge : trop bieeeeeeeeeeeeen !!!

Et je fais la promesse solemnelle d'acheter le DVD dès qu'il sort en zone 2...



La grande question, maintenant que je l'ai vu, c'est comment je vais faire un commentaire sans raconter toute l'histoire ..

Et pi à la réflexion, le titre est ma-gi-stral! Kudos à celui qui le traduira en français (je pense même pas que ça soit possible de garder le double sens, concret et abstrait)

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lundi 3 septembre 2007

"Nothing".... but a lot to say about it.

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Le contexte de visionnage, pour commencer, parce que tout le monde s'en fout, mais que c'est très important pour moi...
Mon père m'a parlé de ce film, hier, j'ai fait "mmm", et j'ai oublié. Et puis je suis tombée sur le programme ciné dans le journal, deux minutes plus tard, juste le titre Nothing, le réalisateur (Vincenzo Natali), et le nom d'un des acteurs, David Hewlett.. Mon coeur fait "raaah", en plus c'est en VO, et subitement c'est devenu mon film, pour tout un tas de raisons farfelues.
Parce qu'il est canadien, réalisé par celui qui a fait The Cube, avec David Hewlett - Rodney McKay choupiiii... dieu sait combien j'aime cet acteur, et pas seulement à cause de Stargate Atlantis...
Je tourne autour du pot pour ne pas le regarder en famille hier soir ; j'ai bien fait : mon père s'est endormi, ça a gavé ma mère...

Non, c'est définitivement un film pour moi, un film pour geek folle fanaticomaniaque de David Hewlett, Stargatophile, aux références cinématographiques et autres passablement excentriques. Un film que je ne pouvais voir qu'en VO, pour la voix de Hewlett quand il hystérise.

Plus en détail, c'est donc un film canadien indépendant, réalisé par Vincenzo Natali et écrit par lui, Hewlett et Andrew Miller, lequel est, j'ai découvert ça au cours du film, l'acteur qui joue l'attardé dans the Cube, quand Hewlett était le "méchant".
Et dans ce film -- où pour une fois j'ai pas eu de mal à retenir les prénoms des personnages, ceux-ci étant les mêmes que ceux des acteurs -- Andrew est un agoraphobe agent de voyage qui vit reclus dans une baraque minable coincée entre deux voies d'autoroute, tandis que Dave, son ami de toujours, se fait virer, accusé d'avoir détourné des fonds dans sa boîte (qui fabrique/vend des câbles, allez savoir pourquoi cela semble tourmenter le réalisateur, au point qu'il y en a partout dans le film), alors que c'est l'oeuvre de sa nana, avec laquelle il comptait emménager... Dépité et plus ou moins recherché par la police, il rentre et tombe sur un Andrew suicidaire (tentative de pendaison avec un cable électrique) accusé à tort de pédophilie sur une jeannette qui l'avait aidé à rentrer chez lui, enfermé dehors après avoir tenté de sortir les poubelles tout seul.
Ok, cette phrase est désespérément longue et dure à lire, ok, on ne semble pas aller très loin avec tout ça, mais justement, ça met en place les élements, et c'est précisément cet enchainement de merdes qui est à l'origine de toute la suite du film. La maison, le rejet de la société, les emmerdes qui arrivent de partout à la fois.
Ils décident de mettre en vente la maison, ce qui a pour effet d'attirer la logique bureaucratique barbare devant leur porte : avis de démolition pour non conformité à une loi (pas de maisons près des autoroutes), bien que cette même maison n'existe pas aux yeux du cadastre. Petit dialogue absurde entre l'huissier et Dave, on se croirait en plein HitchHiker's Guide to the Galaxy, extraterrestres en moins.
Et puis tout se précipite. Le jour de la démolition, dix minutes avant l'heure fatidique, le téléphone sonne ("Don't answer the phone!" crie un Dave hystérique), on tape à la porte, les flics, les bulldozers, les mères de famille en colère. Enervement, affolement, grenades lacrymo. Et puis. Plus rien.
Que... du rien, à perte de vue autour de la maison.
Pas rien, mais réellement du rien.

Là, le film hésite, vacille entre délire potache et suspens sciencefictionnien. Exploration du rien blanc à la mode Stargate, talkies walkies pour deux mètres de distance ("over ?"), accoutrement de ninja des temps modernes en ustensiles de maison recyclés, rappelant un peu les fringues de Robin Williams dans Fisher King. Avec un sabre, s'il vous plait!
C'est à la fois con (trop de scènes répétitives, plans pas assez originaux, longueurs), intriguant (Dave qui enregistre une sorte de rapport pour la postérité sur un magnétophone, analysant le sol comme rappelant du tofu...), amusant (une trace faite de petits objets débiles pour retrouver la maison).
En temps que fan (folle) de Stargate Atlantis, je m'étonne que ce soit Andrew le couard et Dave-David l'explorateur. Mais de nombreux McKayismes refont vite surface : Dave qui s'empiffre en cachette, Dave qui babille à tout va en disant qu'ils vont creuver s'ils mangent pas, Dave qui fait un piège avec des boites dans la cuisine pour piéger dieu sait quoi...

Et c'est là qu'est enfin dévoilé le coeur du film : si tout a disparu autour d'eux c'est parce qu'ils l'ont voulu, en haissant le monde extérieur (comme je les comprends et les envie...). Séquence délires et joies inventives dans ce monde exempt de tous tracas -- même la faim, disparue.
Je tiens à mentionner au passage le talent évident des décorateurs, et au-delà, du réalisateur lui-même : Toronto version carton-pâte-2D... hilarant. Avec rien, ils créent un univers à la fois confortable, réel, qu'on a l'impression de connaitre et dans lequel on -- enfin en tout cas moi -- se verrait bien piégé sans aucune trace du monde extérieur.
Une maison de geeks agoraphobes, fans de jeux vidéos et sans véritable notion d'hygiène ou de rangement... ça ressemble étrangement à ma chambre, en plus grand. Le "combat" à la Xbox avait aussi un côté diablement familier...

En haissant les choses, ils font disparaitre des objets, mais également des souvenirs. Le film tente d'explorer un côté psychologique, et de verser dans la "philosophie", et c'est un peu raté, à cause d'un manque de cohérence au niveau des genres. Pas vraiment un film noir, pas non plus un thriller... Une comédie bordélique plutôt.
Toutefois, et ça m'est venu à l'esprit après coup, il y a pas mal de choses à dire au niveau de la symbolique... Après si c'était fait "on purpose", ce n'est pas à moi de le dire ; le plus gros défaut de ce film à vrai dire est son manque d'unité, de rythme -- c'est plus un film "à voir pour pouvoir en parler après"(... dommage que j'aie pas d'amis). Symbolique donc, en quelque sorte, la maison (et ensuite l'extérieur), pleine remplie de merdes et de machins : le matérialisme dans sa plus belle expression. Le rien, au contraire, pourrait tenir lieu de représentation de la spiritualité, même si son aspect débile et musical dilue cette idée.

Restent les savoureuses références, même si certaines sont, j'en suis sûre, uniquement le fruit de mon cerveau malade qui s'empresse de faire des liens entre des délires personnels.
Le soucis des deux amis au sujet de Stan la tortue et les post-its pour expliquer comment la nourrir me font inévitablement penser à Carson sur Atlantis, et à sa tortue, oubliée sur Terre au cours de l'épisode The Return 2/2 (snuf, pauvre). Le changement progressif de personnalité d'Andrew, au fur et à mesure qu'il s'efface des souvenirs, plus calme, plus inquiétant, jouant avec une lampe torche tout en regardant Dave dormir fait penser à Petits Meutres Entre Amis / Shallow Grave. Le combat débile de la fin (sans bras, sans jambes, plus que des têtes) est forcément une parodie du chevalier noir du Holy Grail des Monty Pythons.
En passant, les moments les plus drôles étaient les plus stargatiens (rodneyesques) et/ou les plus monty pythonesques : l'infiltration dans la maisons qu'ils croient investie par des ennemis, et la technique d'approche tout particulière de Dave, combinée avec la musique, parfaite, et les petits bruits que fait le rien quand ils marchent, ont failli me faire pleurer de rire, et ça rappelle la cavalcade sur le chateau contruit sur un marais, dans Holy Grail, de même que l'amour que porte Hewlett aux films de kung-fu...

Un film pas comme les autres, un film pas pour tout le monde. Un dernier film débile avant la rentrée en somme.
Il faut soutenir les films indépendants, parce que malgré leurs longueurs, leurs trucs nazes, leurs bizarreries, ça reste quelque chose d'important, comme un film que j'aurais fait moi, un reflet de mon esprit dérangé, d'une âme soeur. (C'est sûrement pour ça qu'ils plaisent à personne ces films...)

En attendant A Dog's Breakfast, autre cadeau canadien pour les geeks stargatophiles, avec en prime un Paul McGillion sans accent écossais (malheureusement)... Sortie prévue en DVD courant 2008, pour la zone 2. Peut être... (espoir)

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vendredi 31 août 2007

A story of smoke, booze and drugs... and maybe something else.

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Je n'ai pas souhaité apporter de modifications à ce que j'avais écrit sur ce film une nuit, après l'avoir vu en VO intégrale, vers 3 heures du matin, (style gonzo oblige!), veuillez donc pardonner l'aspect un peu décousu...


Hunter S. Thompson... vous ne connaissez probablement pas, moi non plus avant de voir -- il y a de ça deux ans -- Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas), la folie de Terry Gilliam (ex Monty Python qui s'en sort très bien tout seul).

Un film fou, un film de fous, un Johnny Depp sous acide, chauve, fume-cigarette perpétuellement vissé aux lèvres, ce qui rend ses paroles quasi incompréhensibles la plupart du temps (j'ai dû voir ce film au moins six-sept fois, jamais autrement qu'en VO), un Benicio DelToro quasi méconnaissable lui aussi, chemise hawaienne ouverte sur un bide monstrueux, une passion pour les pamplemousses, la croyance qu'on peut connaître les gens rien qu'à leurs yeux, et la certitude que les monde entier, ou peut être seulement Las Vegas veut leur perte.

Ce film fait rire, ce film fait peur, ce film parle surtout de drogue à vrai dire -- l'histoire de deux "collectionneurs de drogues" en vadrouille, pour un reportage bidon sur une course de motos...

Car ce film est une magistrale adaptation du roman non moins magistral du H.S.Thompson cité plus haut, journaliste fou des années 70 (71 exactement pour le roman), avec cette façon de faire les reportages si... spéciale (cherchez "style gonzo" sur google pour voir).

Au-delà de l'aspect comique des deux acteurs en plein trip, il y a la confusion des identités, les noms mélangés, l'incertitude pour savoir qui fait quoi où ça -- et la certitude apportée par la paranoia. Il y a un moment magnifique où, de retour début 60's dans un bar plein d'accros au tout nouveau LSD, Johnny Depp se voit lui-même et le dit, regardant soudain H.S.T. en personne, qui s'était invité dans le film...

Au-delà de ça encore, il y a une plongée dans l'Amérique post-68, l'Amérique qui cherche le rêve américain qui est déjà mort, qui rêve encore mais d'une manière plus désespérée.

Il faut trouver une explication.

Et la musique... Jefferson Airplane, le suicide quand the "White Rabbit peaks"...

Juste ... classe.
la fumée ça pue
Je vais dormir un peu

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jeudi 30 août 2007

Sunburn

Sans_titre

Quelque chose comme six mois après avoir longuement divagué à propos du film de Danny Boyle Sunshine, me voici de retour avec un troisième article, parce que hier soir j'avais des étoiles dans les yeux.
Hier j'avais le champ libre, j'ai installé le lecteur de divix dans ma chambre, avec le dvd en version originale de Sunshine. Juste pour moi.

Ce qui m'a frappé en premier, et c'est bien normal, ce sont les voix. Encore plus que dans la version française -- malgré une bonne traduction et des efforts de doublage -- j'ai été saisie par l'éclectisme des accents. Des japonais, des chinois, un russe, un irlandais... c'est plaisant, et dieu sait combien j'aime les accents étrangers en anglais. C'est une langue qui se prête beaucoup mieux à ce genre de nuances que le français.

Second constat, tout personnel celui-là, sans sous-titres je comprends nettement mieux, parce que je fais l'effort d'écouter vraiment.

Revenons au film. (By the way, c'est fou les critiques mauvaises et méchantes, acerbes même, sur lesquelles je suis tombée récemment. Ne prenez pas tout pour argent comptant, ce film vaut le coup d'oeil, faites-vous votre propre opinion...) L'avoir déjà vu une première fois a eu un effet curieux et je n'ai pas du tout apprécié le film de la même façon.
Selon moi, il se divise en deux parties assez distinctes, tant au point de vue scénaristique que visuel et rythmique, avant et après la rencontre avec Icarus I, avant et après l'"avènement" de Capa comme "sauveur", héros christique... Et la première fois j'avais adoré la fin, méprisant quelque peu tout le début. Et là c'était tout le contraire.

J'ai vu des choses que je n'avais pas intégrées la première fois. J'ai entendu la lumière, j'ai vu des sons. oui, ça parait psychédélique, non je n'avais rien fumé. Toute la délicatesse de la première partie m'a soudain sauté aux yeux, littéralement. Des effets de lumière calculés, fignolés, pensés. Beau, mais également plein de sens, car la lumière et la musique s'accordent parfaitement.

La rencontre de l'ange Capa et du démoniaque "fifth crew member" (ok, c'est un peu manichéen et con-con comme commentaire, mais j'aime particulièrement ce passage) reste à mon sens le point culminant du film, tant pour son inédicité visuelle que pour la tension qui s'en dégage... J'ai ressenti la chaleur et le doute...
Mais ça faisait quand même pas pareil qu'au cinéma...

Posté par nao_asakura à 16:26 - cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Du sang, des tripes, vive les films anglais!

affiche_Severance_2005_2

-SEVERANCE-

Un film anglais, interdit aux moins de 12 ans, plus ou moins décrit par mon père comme une comédie d'horreur... un film d'horreur comique ? Bref, je suis tentée, d'autant plus que la bande-annonce était alléchante.

Et de fait, ça commence comme une comédie, avec une réalisation et un humour tout anglais. un groupe d'employés d'une compagnie qui vend des armes part en "voyage de cohésion" en Roumanie (me semble-t-il mais j'ai la flemme de vérifier), dans un gîte. Leur chauffeur, refusant de faire un détour par la forêt pour contourner une route barrée (comme de par nazard!), les plante en rase campagne. Ils se retrouvent donc à pied dans la forêt, et tombent sur une baraque toute pourrie ou personne ne les attend.

Jusque là c'est juste comique, mais on se doute bien que des maniaques fous et armés trainent dans les bois -- d'ailleurs le héros (cui qui a une tête sympathique et qui est pété aux champignons) en avait aperçu un, sans que personne ne prenne la peine de le croire.

Il faut alors déterminer dans ce sympathique "huis clos à grands espaces" (la maison abandonnée/les vastes bois alentours) qui va mourir en premier (comme dans tout "bon" film d'horreur en somme... c'est-à-dire, à mon sens, un film pas trop gore qui respecte bien les codes du genre tout en tirant son épingle du jeu par des nouveautés singulières). Et effectivement j'avais tout juste pour les deux premiers morts et pour les survivants, les autres étant un peu tués en vrac (ou en plusieurs fois).

L'atmosphère sympatoche du début glisse lentement dans l'horreur au fur et à mesure des découvertes macabres et écoeurantes (que je ne peux pas raconter, par respect pour ceux qui comptent voir le film). La maison abandonnée serait alors, selon des légendes diverses et dans la plus pure tradition des films d'horreur, un ex hopital psychiatrique ou une prison pour soldats de l'Est décérébrés, "nettoyés" par la société de vente d'arme dont il est question...

L'intérêt réside alors dans le léger décalage qui existe dans chaque scène entre ce qu'on attendrait dans un film du genre et ce qui se passe finalement. La blonde qui parvient enfin à assomer le tueur ne s'enfuit pas bêtement en laissant à l'autre le temps de récupérer et de la tuer dix minutes plus tard ; elle l'achève à coup de pierre... etc mais je vais pas tout raconter.

Donc, pour résumer, un film gore, débile, drôle, anglais, de malades. Avec un soin particulier apporté à la mise en scène et au cadrage, surtout dans la première partie du film.
A voir. Avec du pop corn...

Posté par nao_asakura à 16:25 - cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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