Nao-Asakura's world

critiques de musique, films, séries tv

vendredi 23 octobre 2009

Louden Swain (again)

Louden Swain, musicalement, ça ressemble à un croisement entre Buffseeds and Green Day à leurs débuts. A mi-chemin entre pop clean et rock un peu bordélique. Les paroles sont un peu connes. Elles sont marrantes, touchantes aussi. Et en fait, on rit, on est touché, et je pense que c’est le but.
Personnellement ça me parle, dans le sens où ça raconte de petits bouts de vie. Rien d’extraordinaire. Mais ce n’est pas ce qu’on attend en fait. Et puis il est toujours plus difficile de faire une bonne chanson avec une tranche de vie monotone qu’avec des monstres et des envolées lyriques.

Ça fait pas mal aux oreilles, on va dire, ni au cerveau. Mais il faut aussi un peu de ça, dans une bande-son de vie. De la musique sympa pour les jours pluvieux où on a pas envie de sortir. De la musique pour les longs trajets en bus, pour accompagner le paysage monotone qui défile.

Au départ, ma fangirlitude et le double statut du chanteur/leader Rob Benedict (comédien et musicien) m’a un peu bouché les oreilles. J’avais pas honte, non, je n’ai honte de rien de ce qui se trouve dans ma discothèque. Je me disais juste que ça me passerait, et qu’il n’en resterait rien. Tout au plus le vague souvenir d’une courte période d’excitation éphémère.

Mais maintenant je ne suis plus très sûre. J’ai fangirlisé au point d’acheter les premiers albums, ainsi que le dernier en date A Brand New Hurt – et j’ai aimé, même si le premier, Able-Legged Heroes (2001) fait vraiment un peu trop indie garage pas encore bien fini pour moi. Le deuxième, Suit & Tie (2006) est peut-être convenu par moments, un peu lourd et ringard aussi, mais dans le fond c’est très écoutable et même plaisant, touchant.

Et plus ça va, plus je me dis que le Rob Benedict en question, j’ai beau l’aimer de toute mon âme de fangirl, il est peut-être meilleur musicien que comédien, en fin de compte...

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mercredi 14 octobre 2009

Fangirl en action... Séries, musique, whump, tout en un...

Il y a quelques années de ça, quand j'avais encore la télé, et (point important) quand je regardais encore tout et n'importe quoi (à des heures pas possibles), j'étais tombée sur une série de science-fiction plutôt pas mal – même si assez ringarde par certains côtés – Threshold. Il s'agit en somme du développement d'un épisode d'Au-delà du réel, où un signal extraterrestre propagé principalement par des ondes sonores fait muter les gens.

Pas mal d'acteurs sympas, avec en prime William Mapother dans le rôle du premier mec converti (et donc très méchant et très résistant)... Mais si, vous savez, ce type antipathique qui faisait 'the other man' dans Lost. Arg.

Une série qui fait vaguement peur, surtout parce que ça passait très tard et que j'étais très fatiguée, et que donc je tombais dans tous les pièges scénaristes. Et aussi parce que le triskell (photo) des aliens m'a replongé dans mes cauchemars sur Sphère. Une série qui est relativement bien menée, jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée, nous laissant avec un épisode 13 bancal et une histoire en suspens.

Et dans cette série – à voir en VO, la VF rend le tout encore plus ridicule que ça ne l'est déjà et achève le peu de crédibilité des protagonistes – il y a un acteur que j'aimais bien, Rob Benedict, parce qu'il était totalement whumpeable. Non, ma vie ne se résume pas à une recherche frénétique de whump, mais à l'époque c'était pas très loin de la vérité. Du coup j'ai fait ma fangirl pendant un mois, jusqu'à ce qu'ils aient tout diffusé.

Plus tard, beaucoup plus tard, j'ai regardé Supernatural. Au cours de la saison 4 il y a un célèbre épisode (The Monster at the End of this Book) où la réalité rejoint la fiction et où les Winchester découvrent qu'ils sont les héros d'une série de romans écrits par un auteur minable et alcoolique... Sûrement que le créateur en rêvait depuis des années, et qu'il a sauté sur l'occasion que lui offrait l'histoire, qui avait pris un tournant nouveau avec ces affaires d'anges et de paradis. Et nous voilà donc avec l'écrivain en question, qui se trouve être un prophète du nom de Chuck, en peignoir, mal rasé, dans une maison en bordel. Et je me disais, pendant tout l'épisode, je le connais, je le connais, pas moyen de trouver d'où mais je le connais...

Petite recherche internet plus tard, et ô surprise, il se trouve que Chuck est joué par... Rob Benedict. Forcément, avec la barbe, les cheveux vaguement blonds et le peignoir, je l'avais pas reconnu. (Et aussi peut être parce que j'avais vu les Threshold en français, et que comme je l'ai dit plus haut, les voix sont immondes). Joie de fangirl (la fangirl se réjouit de pas grand chose, par nature).

monster4

Récemment, plus récemment encore, dans la saison 5 (qui passe en ce moment donc), Chuck le prophète est de retour, et au cours d'une nuit de glandouille sur internet, passant par supernaturalwiki, sautant d'un article à l'autre, et me réjouissant (encore) de voir que je n'étais pas la seule malade à avoir repéré les allusions à Route 666 (l'épisode 1x13) dans chaque épisode de la nouvelle saison, ni à trouver que l'épisode The End reprenait extrêmement précisément tous les thèmes de la chanson éponyme de The Doors, je suis tombée sur la page de Rob Benedict, qui disait entre autre, qu'il était chanteur dans un groupe de rock. Je clique, j'écoute, je fangirlise.

Le groupe en question, c'est Louden Swain (ouaip, comme dans le film), et c'est totalement écoutable. Dans le sens où une fois le quart d'heure fangirlisme a été passé, j'ai continué à écouter. Les paroles sont un peu connes, la musique est simple, c'est joli, c'est bien fini, c'est... chouette.

Après vu les daubes que j'écoute avec joie à longueur de journée, je suppose que celle-là ne fait pas trop tâche parmi les autres. Oui, je l'avoue, je danse et je chante en karaoké sur Survivor (Burning Heart, The Eye of the Tiger, etc.), oui, j'écoute Asia de bon matin tout fort.

Untitled_16

 

Du coup j'en viens à la reflexion de la semaine : les acteurs ne devraient pas être autorisés à chanter.  (Ou les chanteurs à jouer dans des films, je sais pas trop.) C'est juste too much pour les nerfs d'une fangirl. Vraiment...

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samedi 19 septembre 2009

Concert de salon, ou le miracle de la technologie

L’autre jour encore, j’ai eu une angoisse existentielle d’un quart de seconde en contemplant d’un œil inquiet mon écran d’ordinateur portable (celui que j’ai baptisé Jack), et j’ai pensé, subitement, à quel point c’était prodigieux ce qu’on avait fait des ordinateurs, et ce qu’était devenu internet. J’ai tout, absolument tout, à portée de main – d’écran.

L’autre révélation que j’ai eu, c’était pendant le concert en ligne de Peter Nalitch et ses amis (Музыкальный коллектив Петра Налича), dans son appart à Moscou. Oui, je vais encore parler du même chanteur russe. Et j’ai pas honte, et j’en ai pas marre. Je pense que j’ai dépassé le stade du fangirlisme conscient de lui-même et un peu honteux. C’est du fangirlisme heureux et absolu.

Peter Nalitch donc, et un concert prévu le 17 septembre, en ligne sur rutube (youtube version russe). A 19h (21h heure de Moscou), on était (moi et quelques amis fans, comme quoi mon cas est désespéré mais pas isolé) sur le site, à attendre qu’il se passe quelque chose. A se demander à quoi ça allait ressembler, un “online-concert” (Онлайн-концерт)... A se demander si la connexion survivrait et si les problèmes techniques n’auraient pas raison d’une formidable idée musicale.

19h03 – dans la petite fenêtre de rutube.com apparaissent les membres du groupe, décontractés, tous installés sur des chaises devant la caméra, instruments en main, tasses pas loin... Et tout ce que je pense, avec un grand sourire, c’est “ça marche !”, heureuse comme une gamine le matin de Noël...

online_17_sept_2009

Ce fut un beau concert, vraiment très bien mené, et en même temps totalement insolite. Qui a déjà entendu parler d’un groupe qui chante en live sur internet depuis son salon ; je me demande ce qu’en ont pensé les voisins, là-bas, vu le volume sonore ici.
Beaucoup de chansons connues, pas mal de nouvelles (des chansons cosaques, “ceux qui vivent sur le Don”, d’après ma Seja qui s’essayait à la traduction simultanée. Je n’ai compris qu’après que le Don était une rivière, et oui, je suis comme ça, simple dans ma tête...). Des chansons en russe, en anglais, en italien.
Une interprétation mémorable de Утки-индоутки (Outki-indooutki, littéralement “Canards, canards d’Inde”) une tasse à la main.

C’est la première fois dans l’histoire de mes concerts que j’ai pu noter la set list dans son intégralité – en russe s’il vous plait ! C’est aussi la première fois où j’ai passé un concert sur un chat, à pousser des cris virtuels de fangirl (mais rassurez-vous, j’en ai aussi poussé quelques uns en vrai, j’ai même applaudi mon écran, c’est dire).

C’était une chose exceptionnelle, rare, étrange, ce concert, un peu à l’image des chansons de ce groupe, mais c’était surtout très naturel, simple, plaisant. Je ne sais pas si eux ont passé un aussi bon moment que nous, à l’autre bout de l’Europe, à l’autre bout de la connexion internet. Ils avaient l’air...

La set list :
1. Дача
2. Море
3. Гитар
4. Ты пленила меня красотой
5. Софокла
6.
Когда мы были на войне (chanson cosaque)
7. Баба люба
8. Я её полюбил (romance)
9. Утки-индоутки
10.
chanson napolitaine
11. 1
solodowhiskey
12. Чайки
13. Little Naked Girl
14. Не для меня (chanson cosaque)
15. Давай разведёмся
16. Whooly
17. Не будите (chanson tsigane)
18. Баллада
19. Никогда
20. Is There Love

HS : Oh... C'est mon 200e article ici.

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mardi 15 septembre 2009

Réflexions musicales - monomanie

tPourquoi écoute-t-on de la musique ? Non, c’est vrai, c’est une question qu’on se pose rarement, et étant donné que je passe plus de la moitié de mes journées à écouter des chansons, sur l’ordi, sur le mp3, parfois même dans ma tête (oui, mon cerveau fait office de jukebox tout le temps où je reste consciente, et parfois même je rêve en musique...).

Avant, la musique pour moi c’était un moyen d’apprendre l’anglais. J’aime assez peu la chanson française, la variété en général, et les anglophones sont bien plus musiciens que les francophones, quoi qu’on en dise. Les actuels ont cédé la place aux anciens, aux groupes mythiques, puis aux groupes à la renommée plus restreinte. Ceux qui ont marqué une époque, un état, un genre musical. Ceux que tout le monde ne connait pas.

Arrive un stade où l’anglais n’est plus un problème, et où j’écoute un artiste anglais en comprenant tout ce qu’il dit. Je ne peux plus dire dès lors que j’écoute pour apprendre l’anglais. Pourquoi alors ? Parce que c’est devenu aussi essentiel que de respirer ? Respirer en musique...

Peut être tout simplement parce que c’est de l’art, un moyen d’expression et donc un moyen de communier avec une partie de l’humanité. Ça ne sert pas plus à quelque chose que la peinture ou le cinéma. La musique crée seulement de petites poches de réalité en dehors de la réalité. Elle crée un monde alternatif, pour accompagner le réel. Une bande son de vie.

Qu’est-ce qui fait, dès lors, qu’un artiste, un groupe, arrive à nous toucher plus qu’un autre ? Qu’est-ce qui fait qu’un album “marche” au détriment d’un autre ? Qu’est-ce qui détermine la ligne qui délimite le réel du monde crée par la musique ? Qu’est-ce qui fait dans ce cas la beauté des concerts, l’instant magique, fugace, dangereux même, où ces deux mondes se rencontrent ?

Je voulais parler de Peter Nalitch. Je voulais parler de l’absence d’importance que prend le langage, à un certain niveau, la langue, la compréhension. Je vois bien que je patauge, parce que comme pour toutes les monomanies que je me suis auto-infligées, qui ne m’ont pas été proposées par une société de consommation avide de mettre en avant ceux qui sont susceptibles de vendre le plus de disques, je suis un peu à court d’explications ; pourquoi lui, pourquoi un tel engouement ? Comment un groupe qui se veut humoristique et décalé peut parvenir à tant de profondeur, par certains côtés, quand d’autres, je pense au dernier album de Muse, tentent de faire dans le sérieux et échouent au point que ça en devient risible ?

Nalich_frontFaites-moi plaisir, croyez-en-moi, allez écouter, ou même télécharger l’album, c’est gratuit, ça fait plaisir, et peut être que vous aussi vous apprécierez tout comme moi. (Cliquez sur la mûre...)

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dimanche 6 septembre 2009

Is there sun over sky?

Hum. Voilà.

Je tenais à dire tout mon amour pour Peter Nalitch, Пётр Налич, même s'il ressemble à un croisement entre Simon Astier dans Hero Corp et Sylar de Heroes.

Plus d'infos, de dessins, et de chansons co-connes : http://www.peternalitch.ru/

Après réflexion, je sais ce que j'aime vraiment chez lui. C'est qu'il chante en souriant, et que ça s'entend. Oui, j'entends les sourires... :D

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mercredi 12 août 2009

Ramble On

Led Zeppelin... C’est le “mythe” de Stairway To Heaven, c’est la découverte, pour moi, du reste du Led Zeppelin IV à Strasbourg. Un de mes premiers vinyles aussi. Led Zeppelin c’est tout le reste. Tout ce qu’il y a avant le Four Symbols. Ce qu’il y a après aussi. Et les lives... les lives...

Un écoutage massif, acharné, perpétuel, désespéré du Led Zep II. A cause d’une fanfic au début de l’été – comme souvent. A cause de Ramble On, à cause de Dean. Plaisir musical, futilités. Après tout c’est ce qui compte au final. Le sens que ces chansons écrites et enregistrées – ressenties – il y a plus de 40 ans peuvent encore avoir pour moi, pour nous. A propos de nos vies, nos peurs, nos amours.

Le Led Zep II, c’est celui que Dean peut écouter ad nauseam, en boucle, pendant des jours, sans faillir, à ce que l’on raconte (et le plus trippant c’est que ça c’était dans une fanfic, mais le canon a reconnu cet amour pour le II avec l’aveu, dans The Monster At The End Of This Book, que sa chanson préférée c’est Ramble On – et aussi Travelling Riverside Blues).

C’est aussi celui que j’ai moi-même écouté pendant des semaines sans discontinuer et que je cite sur mes enveloppes et que j’ai encore remis hier soir. Le II, étonnamment, c’est principalement des chansons d’amour, au sens pur du terme, au sens où ça parle de la vie, ça parle à tous, en terme à la fois poétiques et simples. C’est ce qu’il y a de bien avec les chansons de Led Zeppelin, c’est à la fois très simple, plein, aride, même, et tellement harmonieux, complexe, pensé, par d’autres côtés.

Led_ZeppelinOn ne peut pas ne pas leur reconnaitre une certaine part de génie, ne pas les compter parmi les “grands”... (Mais qu’est-ce que ça veut dire, car pour moi les grands sont ceux qui me touchent plus profondément que les autres.) C’est tellement plus sensible, à bien des égards, que l’image déformée qu’on peut en avoir de nos jours. Les plus belles chansons sont peut être les plus simples, les plus vraies – les plus méconnues. Tangerine, Thank You, Since I’ve Been Loving You...

Led Zeppelin III c’est Immigrant Song, à cause de Life On Mars. C’est toujours bon d’en arriver à écouter un groupe grâce à un support – livre, fanfic, série, film. Ça fait un genre d’aide mémoire sentimental pour retrouver cette impression fugace de la première écoute. La révélation. Parfois ça prend des dizaines d’écoutes, avant d’accrocher. Parfois ça ne prend pas, quoi qu’on y fasse (Beatles). Parfois il faut insister et on découvre toujours un peu plus de ce groupe qu’on avait jugé trop vite, où qu’on n’écoutait pas avec la bonne “configuration mentale” (The Rolling Stones, Metallica).

Ce genre de groupes – Led Zeppelin, Deep Purple – avec un rythme omniprésent et une justesse infaillible dans les paroles, c’est plaisant, mais ça peut rendre fou ; à trop les écouter, on se retrouve à entendre du rythme partout, dans le roulement du métro, dans le cliquetis des touches, dans la vie banale et morne. On pense en chansons, on pense rythmiquement. On est au cœur, il n’y a plus que la musique.

J’aime, et depuis toujours, associer mes écoutes – mes lubies musicales, mes obsessions plus ou moins prolongées – avec une période – de ma vie, de l’année. Une saison. Led Zeppelin, ça restera toujours l’été, pour moi. Même si je peux très bien l’écouter en hiver. Tout comme Johnny Cash, que j’écoute encore parfois quand l’envie me reprend, restera à jamais intimement lié à l’hiver, à Aix, aux pavés humides, aux partiels, à la neige. (A Supernatural.) Chaque fois que je réécouterai les Pogues je pense que j’aurai ce sursaut de plaisir nostalgique, un bref éclair, un instant fragmenté où je pense “je les ai vus en concert, et c’était magique...”

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samedi 11 juillet 2009

Musique, marathon dvd... vacances

J'ai presque aimé un album des Pink Floyd ! Nan, sans rire, c'est flippant, ça m'était jamais arrivé, de me dire, que peut être, en fin de compte, c'était pas *que* de la musique cérébrale prétentieuse et qu'il y avait un truc à en tirer.
(Je suis méchante, mais ça fait des années que j'essaie de comprendre l'engouement que ce groupe provoque et j'ai du mal.)

J'écoutais The Animals (yep, pas honte)... Yavait "Animals" des PF après. J'ai laissé. Et j'ai presque aimé.
Enfin les bêlements de mouton en fond ça gâche un peu le trip j'ai envie de dire. Ya des porcs sur une chanson de Meat Loaf. Mais Meat Loaf est tout sauf subtil.

Bref j'étais à fond dans la musique craignos cette semaine. Des trucs crades. Américains. Metallica, Blue Öyster Cult, tout ça. Quelque part ça change de ma BO habituelle, UK, 70s...
Et les Pink Floyd au milieu de ça c'était pas mal... Un peu décalé, mais intéressant. Même si ça cette heure-ci c'est The Animals qui tourne...

Tout ça parce que je me fais un méchant trip Supernatural, pour fêter les vacances et la fin de la saison 4. Je revisionne tout, en dvd, sans sous titres aucuns, depuis le premier épisode de la première saison. Le SPN marathon du soir.
Tout ce que je peux dire c'est que ça occupe, et que ça n'arrange pas mon absence de vie sociale (mais qui a dit que c'était un problème que je voulais régler ?).

SPN c'est profondément bourrin, et des fois c'est bien de voir un truc intentionnellement bourrin. Cela dit les références à X-Files sont nettement plus omniprésentes que ce que je soupçonnais.
C'est très intéressant de tout revoir avec la connaissance de la "fin", de tout ce qui a été diffusé après. Tout était en place dès le premier épisode. Il n'y a quasiment pas de fausses notes, très peu de zones d'ombre qui ne seront jamais éclairées. On est loin des scénarios à la Lost, qui n'en finissent pas de se dérouler pour au final se contredire, partir dans une direction totalement inattendue, que l'on n'aurait jamais pu soupçonner. Bourrin, je vous dis. Tout est là, mais on ne le sait pas encore.

Groupes (re)découverts so far grâce à mon marathon :
The Animals, Alice In Chains, Styx, Kansas, Boston, Bad Company, Blue Öyster Cult
Me suis aussi rendue compte que j'avais paumé tous mes albums de Metallica, et c'est vraiment triste...
+ Journey, Asia.

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jeudi 21 mai 2009

Libérons la musique

Musique__2_Il y a quelques mois de ça, j’avais appris par NME que Mark Linkous, aka Sparklehorse, nous préparait un nouvel album, The Dark Night of the Soul. Sachant que le monsieur n’avait rien sorti depuis 2006, avec le très inspiré, même si un tantinet trop “lisse”, Dreamt for Light Years in the Belly of a Moutain.
Je découvre que le “projet” sera produit par Danger Mouse, ce qui en soit est une bonne chose si on veut du “moins lisse”.
Puis qu’il sortira en un nombre limité de copies, avec un livre, recueil de photos de David Lynch... Et qu’y figureront pléthore de guests, entre autres Iggy Pop, Frank Black, Julian Casablancas des Strokes. Arg.

Il y a quelques jours, on apprend toujours par NME que l’album ne sortira pas, à cause d’une embrouille entre Danger Mouse et EMI. Merde.

darksoul452_1Mais c’était sous estimer Danger Mouse, en ces temps troublés, qui nous invite par un pied de nez réjouissant à la major qui leur tourne le dos, à pirater le cd en question. Le livre sortira bien, mais accompagné, je cite “d’un CD-R vierge et sur toutes les copies se trouvera la mention : “Pour des raisons légales, ce CD-R ne contient pas de musique. Utilisez-le comme bon vous semble.”  En ces temps troublés (enfin surtout en France, mais passons), poignarder une major dans le dos comme ça c’est admirable et louable.

Personnellement je suis fan des trois compères pris séparément, alors les trois ensemble j’étais aux anges. De plus l’album est prometteur, plein de nuances et de découvertes. J’aime particulièrement l’idée de voir de multiples facettes de Mark Linkous transfigurées à travers les interprétations des guests ; ça redonne à son écriture de l’énergie, du mystère, ce qui manquait peut être à DfLYitBoaM.

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dimanche 10 mai 2009

Rock and Geniuses

  D’habitude (souvent, ok, tout le temps ou presque), la partie fangirl en moi ne peut se départir de son côté critique (chieuse, toujours à chercher la petite bête).
C’est pour ça que je n’arrive pas vraiment à écrire ce que j’ai pensé de Red Dwarf, parce qu’une partie de moi était en joie de revoir cette série à l’écran, j’ai rigolé pendant une heure et demie comme une débile, j’ai adoré, et puis au deuxième visionnage, mon esprit critique a pris le relai et a vu plein de plot holes, d’erreurs de continuité et autres trucs qui me chiffonnent, même si je suis fan. (Mais je comptais pas parler de ça, du tout.)

Je suis chieuse, je fais rien comme tout le monde, et en pratique je suis une mauvaise cible pour la pub et autres phénomènes de mode/société. J’ai mis deux ans à me décider à voir Dexter, Doctor Who, au moins 5 avant de lire Harry Potter, j’ai pas aimé l’adaptation de TLOTR de P. Jackson, j’ai pas acheté American Idiot quand tout le monde en parlait. (Ayé, on se rapproche du sujet en question.)

Mais j’ai quand même de grands élans de fangirlismes, et hier soir quand j’ai récupéré in advance le nouvel album de Green Day, 21st Century Breakdown, j’étais en mode “je vais aimer quoi qu’il arrive”. Esprit critique au vestiaire, c’est le cœur de la fan en délire qui s’est exprimé. Pendant l’écoutage ça faisait un truc du genre “iiiiiiiii” et “j’aimeuuuh”. Fangirl.

Et bon, le lendemain j’ai réécouté ça. Avec mon esprit critique sous le bras et un peu plus de temps pour écouter les paroles par exemple. Et j’aime toujours (sans le “meuh” à la fin). Mais là encore, pas d’article possible (à part ce truc que vous êtes en train de lire, peut être...), parce que je peux pas remplir une page entière de “iiiiiii” et que mon esprit est encore trop fangirlisant pour faire des phrases.

C’est pédant, grandiose, méchant, adolescent, dansant, triste, chouette... Tout ça à la fois et plus encore.
C’est Green Day qui se prend pas pour de la merde, et qui a compris que pour faire de la musique, soit on faisait ce qui plait, soit on se faisait plaisir, quitte à passer pour des salopiauds de Californiens qui se la pètent en se disant rock stars avec des clips mégalomanes et des “album concept”.
Mais ça marche. Parce que quelque part derrière les rock stars il y a encore les punks adolescents de Dookie.

Sur ce : “iiiiiiii”. Et j’irai acheter le cd le 15. *fangirl*

green_day

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lundi 27 avril 2009

A very musical week indeed

La semaine dernière, j’étais à Strasbourg, chez des amies, à l’occasion de la venue de Bob Dylan, le grand, au Zenith. Hier soir je dansais en compagnie de quelques 300 personnes dans la salle miniature du Poste à Galène de Marseille, devant Bonnie ‘Prince’ Billy et son groupe. Depuis le 5x20 de House j’écoute en boucle Meat Loaf.

 



Pour Dylan, je savais qu’il fallait m’attendre à quelque chose de grand et d’un peu impersonnel. Et effectivement, ça l’était. Déjà, toutes les places étaient numérotées, et donc assises. Même en bas, devant (là où j’étais, avec ma Clara)... Bon, quand ça a commencé tout le monde s’est levé et ça a été une espèce de mouvement de foule vers la scène. Mais quand même.

Ensuite, pas de première partie, pas d’écrans sur scène, quasiment pas de communication avec le public. Un rappel et puis s’en va, on est limite frustré sur la fin. Dylan est tout petit (tout vieux), totalement à droite de la scène, le visage caché par un chapeau. Ceux de mes amis qui étaient dans les gradins ont eu un moment de doute... est-ce lui, ou pas ? Que du synthé, une seule chanson à la guitare. Un peu plus et il chantait en nous tournant le dos, le bougre.

Le groupe était sympa, bien mais sans plus. Ils ne devaient pas avoir le droit de bouger sur scène, sûrement. Deux guitares, une basse, batterie et un multi-instrumentiste caché derrière...

Le concert en lui-même, bah... Je dois dire que je fais pâle figure en tant que puriste, vu que je suis fan à mort des premiers albums (The Freewheelin’, The Times They Are A-Changin’, Bringing It All Back Home), un peu des albums électriques (Highway 61 Revisited) et j’avoue que je ne connais même pas les autres. Bon, ben j’ai dû reconnaitre trois chansons en tout et pour tout. Les plus connues étaient réorchestrées, le public ne pouvait même pas chanter ; apparemment il nous a joué quelques chansons de son nouvel album. Promo quoi.

C’était assez rock’n’roll, dans le sens mou du terme. Le folk, oublié, le songwriter, inaudible. Limite on s’emmerdait par moments. En plus l’ambiance dans la salle était pas méga folichonne, faut dire que la moyenne d’âge était pas mal similaire à celle du vieux Bob.

 



Pendant toute la semaine, j’ai écouté la trilogie des Bat Out Of Hell de Meat Loaf, dans le TGV, etc. Vous allez me dire, on s’en fout, c’est pas un concert, mais c’est important pour saisir l’ambiance musicale dans laquelle je me trouvais. Lui, je le connaissais de nom, j’ai mis deux jours à capter que c’était “Robert Paulson” de Fight Club, mais je ne savais pas qu’il chantait.

Je l’ai “découvert” grâce à une très grande amie d’internet, qui était traumatisée après avoir vu le 5x20 de House, mais pas pour les mêmes raisons que nous pauvres fans. Elle, c’était parce que le vieux qui fait une crise cardiaque dans l’épisode, c’est Meat Loaf Aday. Tellement vieux que je l’ai pas reconnu. Devant un tel élan de fangirlisme inattendu de la part d’une amie avec qui je n’ai jamais été en désaccord sur quoi que ce soit jusqu’à présent, j’ai décidé de me pencher sur la question.

Et j’aime. Bat Out Of Hell, le premier, date de 77, et c’est une espèce d’opéra rock, du hard rock dans le sens 70’s du terme, une voix, comme on en fait plus, des paroles plus qu’intéressantes, et une concision qui fait qu’on ne peut que succomber. Après il y a eu BOoH II : Back In Hell, en 1993, et BOoH III : The Monster Is Loose, 2006, moins concis, moins novateur, mais toujours intéressant. C’est vrai, c’est puissant, c’est musical. Dylan, en comparaison, ça faisait très exposition de musée. Joli, mais qu’on a pas le droit  de toucher.

 



BPB_2Hier soir, après une journée de pluie, de grisaille et d’orage, même pas 24h après être descendue du TGV, je suis allée au concert de Bonnie ‘Prince’ Billy, au Poste à Galène, la plus petite des salles sympa sur Marseille. Bonne acoustique, bonne ambiance ; c’était une petite salle bien pleine.

Le sieur Bonnie ‘Prince’ Billy, de son vrai nom Will Oldham, je l’ai découvert en écoutant Johnny Cash, qui avait repris une de ses chansons sur un des American Records ; I See A Darkness. Je connaissais surtout la part folk/songwriter du bonhomme. Ce n’est que très récemment que j’ai découvert ses multiples autres facettes.

Le concert a commencé tardivement, vers 21h30, première partie jolie mais assez peu inspirée, un trio de nordiques qui planaient quelque peu. Les textes étaient trop mièvres à mon goût, ça swinguait pas assez. Mais on n’insistera jamais assez sur l’importance de la première partie dans un concert. Elle chauffe la salle, on se met en train, on se concentre, les retardataires ont tout loisir d’arriver vers 22h...

BPBWill et son groupe se font attendre, arrivent, passent du temps à s’installer, s’accorder. La scène miniature du Poste à Galène est vite investie : batteur barbu, ventru, débonnaire, un contrebassiste, à gauche, derrière un tout jeune choriste/guitariste, une jolie violoncelliste, elle aussi au micro, et sur la droite, quasiment en retrait, Bonnie ‘Prince’ Billy. Quand il arrive il s’est changé (oui, parce qu'il était dans la salle pendant la première partie), chemise blanche, boutons nacrés, salopette de fermier texan. La moustache et les rares cheveux en bataille complètent le personnage, qui se saisit d’une guitare noire. On se croirait dans une grange, quelque part en Amérique ; l’ambiance est toute de suite chaleureuse.

Lui non plus, je ne connaissais pas tous ses albums (il faut dire qu’il est extrêmement prolifique), et lui aussi, il aime réorchestrer ses chansons sur scène. Mais là c’était puissant, émouvant, intelligent ; ça prenait aux tripes. Des chansons folk/pop, des chansons à la Arlo Guthrie, des chansons à la Neil Young. Tantôt électrique, tantôt diaphane et aérien. Le groupe s’est chauffé et au bout de trois quatre chansons c’était magique.

Ils ont joué près de deux heures : un rappel de circonstance, suivi de deux autres, la dernière chanson précédée d’un humoristique “one last song and we get the hell outta here”, de la part de Will Oldham. Et à la fin on était heureux. D’une part parce que musicalement c’est à la fois profondément ancré dans une tradition de musique américaine, mais aussi très novateur et surprenant, parce que les textes sont magnifiques, mais surtout parce que ce bonhomme à la dégaine tout sauf rock, accompagné de ce groupe qui semble de prime abord hétéroclite, est grand. Il était possédé, quelque part, sur scène, par l’esprit du rock, par ses textes, par le moment présent, juste pour le plaisir de partager quelque chose avec son public.

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Posté par nao_asakura à 23:32 - musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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