Nao-Asakura's world

critiques de musique, films, séries tv

samedi 19 septembre 2009

Concert de salon, ou le miracle de la technologie

L’autre jour encore, j’ai eu une angoisse existentielle d’un quart de seconde en contemplant d’un œil inquiet mon écran d’ordinateur portable (celui que j’ai baptisé Jack), et j’ai pensé, subitement, à quel point c’était prodigieux ce qu’on avait fait des ordinateurs, et ce qu’était devenu internet. J’ai tout, absolument tout, à portée de main – d’écran.

L’autre révélation que j’ai eu, c’était pendant le concert en ligne de Peter Nalitch et ses amis (Музыкальный коллектив Петра Налича), dans son appart à Moscou. Oui, je vais encore parler du même chanteur russe. Et j’ai pas honte, et j’en ai pas marre. Je pense que j’ai dépassé le stade du fangirlisme conscient de lui-même et un peu honteux. C’est du fangirlisme heureux et absolu.

Peter Nalitch donc, et un concert prévu le 17 septembre, en ligne sur rutube (youtube version russe). A 19h (21h heure de Moscou), on était (moi et quelques amis fans, comme quoi mon cas est désespéré mais pas isolé) sur le site, à attendre qu’il se passe quelque chose. A se demander à quoi ça allait ressembler, un “online-concert” (Онлайн-концерт)... A se demander si la connexion survivrait et si les problèmes techniques n’auraient pas raison d’une formidable idée musicale.

19h03 – dans la petite fenêtre de rutube.com apparaissent les membres du groupe, décontractés, tous installés sur des chaises devant la caméra, instruments en main, tasses pas loin... Et tout ce que je pense, avec un grand sourire, c’est “ça marche !”, heureuse comme une gamine le matin de Noël...

online_17_sept_2009

Ce fut un beau concert, vraiment très bien mené, et en même temps totalement insolite. Qui a déjà entendu parler d’un groupe qui chante en live sur internet depuis son salon ; je me demande ce qu’en ont pensé les voisins, là-bas, vu le volume sonore ici.
Beaucoup de chansons connues, pas mal de nouvelles (des chansons cosaques, “ceux qui vivent sur le Don”, d’après ma Seja qui s’essayait à la traduction simultanée. Je n’ai compris qu’après que le Don était une rivière, et oui, je suis comme ça, simple dans ma tête...). Des chansons en russe, en anglais, en italien.
Une interprétation mémorable de Утки-индоутки (Outki-indooutki, littéralement “Canards, canards d’Inde”) une tasse à la main.

C’est la première fois dans l’histoire de mes concerts que j’ai pu noter la set list dans son intégralité – en russe s’il vous plait ! C’est aussi la première fois où j’ai passé un concert sur un chat, à pousser des cris virtuels de fangirl (mais rassurez-vous, j’en ai aussi poussé quelques uns en vrai, j’ai même applaudi mon écran, c’est dire).

C’était une chose exceptionnelle, rare, étrange, ce concert, un peu à l’image des chansons de ce groupe, mais c’était surtout très naturel, simple, plaisant. Je ne sais pas si eux ont passé un aussi bon moment que nous, à l’autre bout de l’Europe, à l’autre bout de la connexion internet. Ils avaient l’air...

La set list :
1. Дача
2. Море
3. Гитар
4. Ты пленила меня красотой
5. Софокла
6.
Когда мы были на войне (chanson cosaque)
7. Баба люба
8. Я её полюбил (romance)
9. Утки-индоутки
10.
chanson napolitaine
11. 1
solodowhiskey
12. Чайки
13. Little Naked Girl
14. Не для меня (chanson cosaque)
15. Давай разведёмся
16. Whooly
17. Не будите (chanson tsigane)
18. Баллада
19. Никогда
20. Is There Love

HS : Oh... C'est mon 200e article ici.

Posté par nao_asakura à 15:41 - musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 15 septembre 2009

Réflexions musicales - monomanie

tPourquoi écoute-t-on de la musique ? Non, c’est vrai, c’est une question qu’on se pose rarement, et étant donné que je passe plus de la moitié de mes journées à écouter des chansons, sur l’ordi, sur le mp3, parfois même dans ma tête (oui, mon cerveau fait office de jukebox tout le temps où je reste consciente, et parfois même je rêve en musique...).

Avant, la musique pour moi c’était un moyen d’apprendre l’anglais. J’aime assez peu la chanson française, la variété en général, et les anglophones sont bien plus musiciens que les francophones, quoi qu’on en dise. Les actuels ont cédé la place aux anciens, aux groupes mythiques, puis aux groupes à la renommée plus restreinte. Ceux qui ont marqué une époque, un état, un genre musical. Ceux que tout le monde ne connait pas.

Arrive un stade où l’anglais n’est plus un problème, et où j’écoute un artiste anglais en comprenant tout ce qu’il dit. Je ne peux plus dire dès lors que j’écoute pour apprendre l’anglais. Pourquoi alors ? Parce que c’est devenu aussi essentiel que de respirer ? Respirer en musique...

Peut être tout simplement parce que c’est de l’art, un moyen d’expression et donc un moyen de communier avec une partie de l’humanité. Ça ne sert pas plus à quelque chose que la peinture ou le cinéma. La musique crée seulement de petites poches de réalité en dehors de la réalité. Elle crée un monde alternatif, pour accompagner le réel. Une bande son de vie.

Qu’est-ce qui fait, dès lors, qu’un artiste, un groupe, arrive à nous toucher plus qu’un autre ? Qu’est-ce qui fait qu’un album “marche” au détriment d’un autre ? Qu’est-ce qui détermine la ligne qui délimite le réel du monde crée par la musique ? Qu’est-ce qui fait dans ce cas la beauté des concerts, l’instant magique, fugace, dangereux même, où ces deux mondes se rencontrent ?

Je voulais parler de Peter Nalitch. Je voulais parler de l’absence d’importance que prend le langage, à un certain niveau, la langue, la compréhension. Je vois bien que je patauge, parce que comme pour toutes les monomanies que je me suis auto-infligées, qui ne m’ont pas été proposées par une société de consommation avide de mettre en avant ceux qui sont susceptibles de vendre le plus de disques, je suis un peu à court d’explications ; pourquoi lui, pourquoi un tel engouement ? Comment un groupe qui se veut humoristique et décalé peut parvenir à tant de profondeur, par certains côtés, quand d’autres, je pense au dernier album de Muse, tentent de faire dans le sérieux et échouent au point que ça en devient risible ?

Nalich_frontFaites-moi plaisir, croyez-en-moi, allez écouter, ou même télécharger l’album, c’est gratuit, ça fait plaisir, et peut être que vous aussi vous apprécierez tout comme moi. (Cliquez sur la mûre...)

Posté par nao_asakura à 12:21 - musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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dimanche 6 septembre 2009

Is there sun over sky?

Hum. Voilà.

Je tenais à dire tout mon amour pour Peter Nalitch, Пётр Налич, même s'il ressemble à un croisement entre Simon Astier dans Hero Corp et Sylar de Heroes.

Plus d'infos, de dessins, et de chansons co-connes : http://www.peternalitch.ru/

Après réflexion, je sais ce que j'aime vraiment chez lui. C'est qu'il chante en souriant, et que ça s'entend. Oui, j'entends les sourires... :D

Posté par nao_asakura à 23:56 - musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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