Nao-Asakura's world

critiques de musique, films, séries tv

samedi 27 décembre 2008

Whump -- tentative de définition

Ce terme apparait comme propre au monde des fanfictions – un néologisme spontané émanant d’une communauté pour pallier à un manque de vocabulaire – et plus précisément à la série Stargate SG-1, puis Stargate Atlantis – bien que j’aie pu le voir utilisé à propos d’autres séries, telles que NCIS, Numbers, Supernatural.

Le terme "officiel" en vigueur et proposé en tant que catégorie sur fanfiction.net est "hurt/comfort" (souvent abrégé en H/C), et c’est un ajout relativement récent. Il a l’avantage d’être plus explicite mais réduit de fait les applications potentielles. Le whump n’implique a priori aucun réconfort (mais c’est souvent l’usage).

Ma traduction personnelle (copyright) serait "martyrisage", qui a l’avantage de pouvoir se décliner en verbe (martyriser), tout comme l’anglais. Mais les fanfiqueurs français (autre néologisme copyright) sont plus portés sur la romance à deux ronds que sur le whump. Dommage.

Une définition potentielle ferait quelque chose comme : ouvrage de fiction dans lequel un ou plusieurs protagonistes sont blessés (physiquement, sinon pour la torture psychique on parle de "angst" (mot anglais d’origine allemande signifiant "angoisse")), faisant ainsi les frais de l’esprit diaboliquement sadique du scénariste/auteur/fanfiqueur.

Ce qui est intéressant, c’est que si l’usage du mot semble devoir se cantonner à l’univers des fanfictions, il est potentiellement applicable à un grand nombre de livres, de films et surtout d’autres séries TV.

C’est une des raisons pour lesquelles je remercie internet d’exister : pour m’avoir prouvé que je n’étais pas la seule fan déviante à me réjouir de ce que j’appelais pudiquement à l’époque où je regardais SG1 "les malheurs de Daniel Jackson". Il y a des séries que je regardais uniquement pour le plaisir de voir un des personnages se faire systématiquement massacrer avec une régularité affolante (Mallory dans Sliders, Richie dans Highlander, et tout un tas d’autres séries dont j’ai même un peu honte).

Cela dit on ne peut pas accuser la TV d’avoir perverti mon petit cerveau de gosse, j’étais déjà atteinte à 7-8 ans, quand je lisais (quasiment exclusivement), les Club des Cinq et les Six Compagnons, très fournis en whump – certes édulcoré, mais l’idée reste strictement la même. Aussi ma plongée dans l’univers des fanfictions m’a immensément rassurée. Je ne suis pas la seule, loin de là.

En théorie (et croyez-moi, j’ai une connaissance étendue du whump), on peut whumper n’importe quel personnage, mais en pratique certains personnages apparaissent plus whumpeables que d’autres.

A priori il s’agit d’un homme, jeune, pas trop moche (cela dit, les fanfics whump sur Zelenka sont intéressantes… je m’égare), souvent le héros, ou alors, encore plus fréquemment, l’ami du héros. Cela permet de rajouter du angst à l’affaire, un sentiment d’échec, des envies de vengeance, des épisodes de réconfort, etc, ce qui ne gâche rien. Sheppard angst, McKay whump. (Le postulat de la fic que je suis en train de (re) traduire, tiens…).

Martyriser l’ami, le second du héros, c’est un recours facile qui marche toujours. D’où le syndrome Daniel Jackson ; l’intello tête en l’air qui se ramasse tout quand le héros plus fortiche doit le secourir (Charlie dans Numbers, Reid dans Criminal Minds – même si dans le cas de cette série c’est bien plus complexe que ça…). C’est en quelque sort la réécriture moderne du schéma du chevalier et de la demoiselle en détresse, version SF. (Ça expliquerait du coup l’autre intriguant versant des fanfictions, le slash.)

De l’autre côté, il y a le whump qui vise le héros ; cette fois c’est forcément plus violent, puisqu’il est censé être plus fort, et plus désespéré aussi, car il doit la plupart du temps se libérer/sauver seul. (Il y a aussi les fanfictions qui renversent les rôles, et si c’est bien "in character" ça peut faire des trucs exceptionnels.) Et là on a le syndrome John Sheppard.

Je me suis rendue compte que Sheppard était un genre de personnage type, qu’on retrouve dans quasiment toutes les séries whumpeables, un archétype de personnage. Sans faire de liste exhaustive, on peut sans trop hésiter citer : Tony DiNozzo (NCIS), Don Epps (Numbers), Fox Mulder (X-Files), Bosco (Third Watch), Brendan Dean (ThoughtCrimes… un téléfilm qui aurait fait un superbe pilote pour une série), etc.

Le personnage "type Sheppard" est généralement un militaire ou un flic, il se sert davantage de ses muscles mais ce n’est pas une brute. Il a souvent un passé trouble, problèmes familiaux, cours martiale, rapports conflictuels à l’autorité, etc, ce qui en fait un personnage solitaire et perturbé, qui s’immerge tout entier dans mon boulot.

C’est à la fois rassurant de retrouver un tel personnage dans une série ou un film et un peu limité, au bout d’un moment on finit par tourner en rond et épuiser tous les ressorts scénaristiques. (L’autre archétype récurrent dans les séries à forte tendance whump, c’est le principe de l’équipe, avec un boss plus âgé (problèmes familiaux, toute sa vie c’est son travail) et les autres, plus jeunes, qui gravitent autour de lui, qui sont réprimandés tout en cherchant à lui plaire. (Gideon dans Criminal Minds, Gibbs dans NCIS, O’Neill dans une moindre mesure, les experts de tous horizons…))

A l’écran le whump reste le plus souvent un fantasme du spectateur, qui reste sous-entendu, évoqué, potentiellement présent mais jamais aussi présent que dans une fic H/C (ce qui ne veut nullement dire qu’une fic whump est forcément dépourvue de toute intrigue, c’est souvent paradoxalement l’inverse qui se produit, avec des fics à chapitres extrêmement développées).

Si l’on considère par exemple Numbers, série pour laquelle les fanfiqueurs s’en donnent à cœur joie au détriment de ce pauvre Charlie, on se rend compte que les épisodes TV sont très rarement violents, et encore plus rarement cette violence est dirigée à l’encontre d’un des membres de l’équipe. Le plus souvent il s’agit d’une menace latente, qui n’est pas mise à exécution. Les fanfictions, empruntant les personnages, les situations menaçantes, vont alors se permettre d’aller bien plus loin, montrant ce qui n’est pas montré.

Le whump des séries est donc le plus souvent une tension, un whump potentiel, même si certaines séries en font leur pain quotidien (Supernatural). Les rares épisodes réellement violents semblent toujours trop courts, ils n’en montrent jamais assez, de l’avis des fans.

Ainsi ils servent souvent de point de départ pour des "tags", genre particulier qui consiste à développer (souvent dans un court one-shot, mais ce n’est pas une règle absolue) un élément existant d’un épisode trop rapidement évacué. Il s’agit soit de rajouter du whump là où il n’y en avait pas, soit d’expliciter celui qui n’était que sous-entendu. Il existe également des tags qui rallongent la partie évoquée à l’écran en lui ajoutant un dénouement, le "comfort" après le "hurt". (Episodes de SGA qui ont donné lieu à des tags notables : The Eye, Thirty Eight Minutes, Echoes…)

Cela dit en règle générale les fanfictions whump ne partent pas d’un épisode existant et développent leur propre martyrisage original. Après les communautés (principalement fanfiction.net et livejournal) prennent le relai et rivalisent d’inventivité, afin de toujours trouver une nouvelles forme de torture inédite, une nouvelle variante dans un scénario. Car le whump va de pair avec la créativité *evil grin*…

Quant au sentiment provoqué par le whump, c’est sans nul doute du plaisir – dès lors faut-il le qualifier de malsain ? Pas la peine d’aller très loin pour voir que le whump a des racines communes avec le sadisme. Un certain plaisir de la douleur – aimer voir souffrir les autres.
Toutefois le whump est principalement "tension vers" – c’est le moment pendant la pub entre deux épisodes, juste après les quelques images bien terrifiantes qui annoncent le pire pour les personnages dans le prochain épisode. C’est toute l’originalité, la créativité qui entoure le whump. La variation des fanfictions autour d’un thème "classique". Du whump trop "graphique", que ce soit à la TV ou dans une fanfiction, aurait du mal à passer ; ce qui est plus intéressant c’est la possibilité de réconfort qui suit.

(C’est en somme le principe des contes de fées. L’héroïne mène une vie de souffrances, à la fois matérielles et psychologiques, mais parvient au prix d’épreuves, de retournements de situation et de courage à se libérer et à la fin tout finit bien.)

Parfois c’est trop, mais ce n’est pas en rapport avec la longueur, la violence ou encore la gravité des blessures ; c’est une espèce de barrière floue entre ce qu’il est moralement possible d’apprécier – bien que ce plaisir reste sadique – et ce qui devient de la cruauté pure sans possibilité de salut.

C’est la différence qui peut exister, au cinéma, entre la violence présence dans un film d’aventures, style Indiana Jones, Star Wars (la main coupée, mandieu, encore traumatisée…) et un policier ou un thriller réaliste présentant la violence comme partie intégrante de notre monde. Ce n’est plus John Sheppard qui se fait botter le cul par des aliens dans une autre galaxie, mais des types cernés par le mal en bas de la rue (cf. Straightheads, pour moi ce film est au-delà de cette limite).

On pourrait avancer l’hypothèse que la recherche du whump est une tentative de création d’un exutoire pour échapper à cette violence réelle, bien plus terrifiante. On peut voir dans les fanfictions un moyen d’atteindre un sentiment de supériorité, de maîtrise sur des personnages d’un univers contrôlé et malléable à souhait. Quel que soit le degré de whump qu’ils subissent, il y a toujours une  porte ouverte, un retour à la normale, la seconde partie du H/C. Il arrive à ces personnages les pires choses qui pourraient nous arriver – ça va basiquement de l’accident domestique à l’enlèvement suivi de torture – mais ils s’en sortent, ils surmontent ces épreuves.

Remarques :
Il a fallu attendre la saison 5 de Kaamelott pour avoir du vrai whump en bonne et due forme (l’attaque à l’auberge, Venec, Lancelot, la fin…) ; les premières saisons n’en contiennent que très rarement et de manière éludée (l’épisode de la fausse monnaie…). Faut-il en conclure que ça va de pair avec la noirceur, le désespoir grandissant ? Pas si sûr, je pense surtout que c’est davantage une question de réalisation technique, puisque c’est aussi dans cette saison 5 qu’on a davantage de magie à l’écran…

N’y a-t-il du whump que dans les réalisations artistiques liées à la "culture populaire" ? Certes non, puisque pour me tenir réveillée au cours de la lecture de certains pavés de la littérature française, je me souviens avoir corné chaque page du Rouge et le Noir où il y avait du whump potentiel. Cela dit je n’ai jamais écrit de fanfiction à ce propos… faut pas pousser non plus.

 

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jeudi 14 août 2008

Stargate Atlantis - traduction - "A bout de nerfs"

Une grande traduction d'une magnifique fanfiction anglaise, rien que pour vous en français.
Rodney McKay a des nerfs solides, non ? Il va pourtant se casser les dents sur un problème assez intéressant...

Avec en vrac, du whump, du angst, Sheppard en protecteur kamikaze, Rodney poussé à bout et un méchant ridicule mais terrible.

Le premier chapitre est déjà en ligne sur fanfiction.net, la suite suivra d'ici peu.

Tous vos commentaires sont les bienvenus.
Un grand merci à Greywolf Lupous pour m'avoir autorisé à traduire sa fic.

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samedi 15 mars 2008

Stargate Atlantis 4x20 the Last Man

stargate_atlantis_the_last_man_4x20D'habitude, les épisodes de fin de saison de Stargate (SG1 ou Atlantis de manière indifférenciée) sont plutôt nuls, et la plupart du temps je les regarde en retard, juste avant la diffusion de la saison suivante.
A grand renfort de super méchants sur le retour (ou d'alliances de méchants, c'est selon), de combats et d'explosions (dans l'espace, même si c'est physiquement impossible -- les pauvres, ils ont deux vaisseaux et ils trouvent en permanence le moyen de les planter), ces épisodes finaux sont en règle générales les plus coûteux (en terme d'effet spéciaux) et les plus nazes émotionnellement parlant (le "to be continued" narquois à la toute fin y étant pour beaucoup à mon avis).

Mais cette fois c'était bien mieux -- j'ai regardé dans les temps, parce que le résumé était sympa et que je voulais vraiment savoir s'ils allaient nous ressortir l'histoire de l'éruption solaire ("solar flare") qui envoie les gens dans le passé (et, de fait, c'était bien le cas).
Sheppard passe la porte, pénard, arrive sur Atlantis, normal, mais pas tant que ça. Une cité abandonnée et entourée d'un gigantesque désert de sable ocre à perte de vue. Cette scène, je le reconnais, est saisissante, merci les effets spéciaux. Il finit par tomber sur Hologramme!McKay, un programme d'IA conçu par le vieux McKay (comprenez, qui lui n'a pas voyagé dans le futur) pour renvoyer Sheppard dans le présent et leur épargner le beau merdier à venir.

Voilà toute la subtilité de cet épisode final : des batailles, des grands méchants, des explosions, mais tout ça raconté par Hologramme!McKay, tout ce qui s'est produit après que Sheppard s'est perdu dans la nature.
Enchaînant les histoires tragiques et grandiloquentes (ils meurent tous les uns après les autres, dans ce futur possible), on reste pourtant proche de ce que j'aime dans les SGA, les épisodes en huis clos, où l'environnement familier est transformé -- la cité dans une tempête de sable, Sheppard tout seul (pauvre) et un McKay tout vieux... C'est plus qu'il ne m'en faut pour dire "j'aime!".

Un grand bravo, et un... scrogneugneuh encore une fin à suivre... Vivement juillet et la saison 5!

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samedi 1 mars 2008

Stargate Atlantis 4x19 - The Kindred pt 2

Ohmandieu. Voilà la seule pensée rationnelle qui se dégageait du magma informe de "muu" qui avait envahi mon esprit à la fin de cet épisode.

Un épisode terrible, qui allait de pire en pire au fil des minutes, et qui en fin de compte n'était pas du tout (mais alors pas du tout!) réjouissant pour ce pauvre Carson. Ni pour moi, fan de base.
(Je dis "de base", parce que je me rends compte que les critiques concernant SGA sont souvent méchantes, sèches et expéditives, tandis que d'un autre côté, il y a les fans fous, qui passent sur tous les défauts, quitte à émettre des critiques irrationnelles et passionnées. Hell, je fais partie des fans fous.)

Je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout aimé cet épisode.

Pourtant ça partait bien, avec le retour de Carson Beckett, l'annonce au bout de dix minutes par Keller que c'est bien lui... avant de nous sortir dix minutes plus tard qu'en fait, non, c'est un clone fabriqué par Michael, échangé pendant le 3x2, comme je pensais, sauf que, pas de chance, c'est le vrai qui est mort, le clone défectueux qui reste.

Pourtant aussi cet épisode contenait son lot d'angst et de situations "comme je les aime" -- bien torturées psychologiquement. La confrontation Rodney/Carson au début est magnifique, de ce point de vue. Rodney qui fait la même tête que s'il avait vu un fantôme, et Carson qui se stresse tout en retenue. Il a de quoi -- ça fait deux ans qu'il pensait qu'on le cherchait alors qu'en fait, pas du tout, ils savent même pas qu'il avait disparu.

Cette fin pue, toute cette histoire de clone pue. Je hais Michael. (Ok, on s'égare, c'est plus constructif du tout...)
Vraiment, j'ai les nerfs. Cela dit, des "portes de sortie" scénaristiques demeurent ; le principe du "stasis pod" (un genre de frigo qui conserve les gens en stase) va sûrement laisser le temps à Keller de recréer l'enzyme dont Michael se servait pour garder clone!Beckett en vie, mais ça sera pas le vrai. *snuf*...
A mon avis, ça aurait été encore plus cool de finir sur une ellipse, au moment où ils ressortent notre bon docteur, qui n'a pas eu le temps de s'apercevoir qu'ils l'avaient congelé... nan?

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dimanche 24 février 2008

Stargate Atlantis 4x18 - The Kindred pt 1

Kindred_pt_1___4x18___SGA

Que dire, que dire... Outre le cri de fangirl étranglé à la toute fin, même si je savais pertinemment et depuis un bon moment qu'ils allaient tomber sur un Carson Beckett bien vivant et énervé d'avoir dû les attendre (la question est... combien de temps..? pasque si on part sur une théorie de clonage/substitution par Michael, je vois mal où la mettre à part au cours du 3x2 Misbegotten, et c'était quand même il y a sacrément longtemps!).

Tout d'abord, que quelque chose soit clair : je déteste, je hais, j'abhorre les épisodes à suite. C'est stressant, de se dire tout au long du dit épisode que quoi qu'il arrive on n'aura pas la fin cette fois, que de toute façon des tas d'éléments vont rester dans l'ombre, au moins jusqu'à la semaine prochaine.

Je savais également, avant même de regarder cet épisode, que la partie "retour de Carson Beckett" serait développée dans la seconde moitié de the Kindred (4x19) -- Paul McGillion n'est même pas cité au générique, pour le 4x18, histoire de garder le suspens, même si tous les trailers de Sci-Fi nous ont bien spoilé depuis un moment.
C'est d'ailleurs un des points étonnants de cet épisode, le fait qu'il n'est quasiment pas fait mention de Beckett, bien qu'en même temps tout un tas d'indices y soient disséminés -- la référence à l'expérience sur Hoff, pour développer un "vaccin anti-Wraith" qui tuait la population (1x7), ou encore les petites allusions de Michael au sujet de ses récentes prouesses médicales, "I had help"...

Autrement, l'épisode se focalise principalement sur Teyla et ses recherches pour retrouver son peuple disparu. Les visions qui semblent lui donner des pistes sont sympas, on comprend qu'elle ait envie d'y croire, de se dire qu'il y a encore de l'espoir. Même si personnellement je me doutais que Michael était à l'origine de ces visions, et non pas, comme elle le croit, son petit ami, Kanaan. (A priori seuls les Wraiths et Teyla peuvent communiquer ainsi... Cela dit le raisonnement qui m'a menée à Michael est assez confus.) Aussi le choc de la jeune femme face au père de son futur enfant, transformé (le père, pas l'enfant) en Michael-worshipper, mi Wraith mi humain, est d'autant plus rude.

Du point de vue de la construction, c'est assez répétitif, plein d'aller-retours infructueux de ci de là, à tel point que pour faire passer le tout il a fallu avoir recours à un genre de gag récurrent -- McKay qui se plaint de sauter des repas et qui finit par s'empiffrer dès qu'il finit par en avoir l'occasion, sous le regard réprobateur de Ronon et de Sheppard, alléguant que l'enlèvement de Teyla par Michael n'est pas une excuse pour se laisser mourir de faim.

Point de vue morale et éthique, c'est encore une fois sur la brèche. Mais bon, quand on doit gérer des problèmes de maladie qui se répandent dans toute une galaxie et d'extraterrestres suceurs de vie, on comprend qu'ils ne s'embarrassent pas de quelques détails.
C'était, remarque en passant, intéressant de voir que remontaient à la surface les deux plus grand dilemmes éthiques qu'avait dû affronter Beckett -- la tragédie du vaccin raté sur Hoff et l'expérience de rétrovirus sur le Wraith Michael. C'est comme si l'ombre du bon docteur planait sur tout cela.
Remarque bis : un Michael génétiquement amélioré, débarrassé, comme il dit, du seul point faible des Wraith, la nécessité de se nourrir sur des humains, c'est encore plus terrifiant.

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mardi 19 février 2008

Fanfiction - traduction - Stargate Atlantis

J'étais en vacances, en manque de versions d'anglais à faire (si, c'est possible), et j'ai repensé à cette fic de Sholio (alias Friendshipper), Cold Comforts, un one-shot glacial, où Rodney McKay, tombé dans un trou dans la glace (pardon, une "crevasse"...), attend les secours en compagnie de Sheppard.

De belles interactions Sheppard/McKay. Une petite histoire rondement menée, sans rien de superflu. Des dialogues qui n'auraient pas dépareillé dans la série Tv (c'est en partie pour eux que j'ai décidé de la traduire).

Et donc, après plusieurs heures jours de dur (mais plaisant) labeur, voilà ma traduction, avec la bénédiction de l'auteur.
Étreinte Glaciale
Rating : PG pour quelques jurons. Gen. H/C plutôt éhonté.
Nombre de mots : environ 6000 pour la VF - à peu près 5000 pour la VO
Résumé : ça allait être la plus embarrassante des nécrologies : M. Rodney McKay, 39 ans. Est tombé dans un trou.

PS : pas de critique sur le titre, il est (un peu) naze, mais j'ai quand même mis deux jours à trouver quelque chose de potable.

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dimanche 17 février 2008

Stargate Atlantis 4x17 - Midway

(Pour la petite histoire, Midway, c'est le nom de la station installée dans l'espace à mi-chemin entre la galaxie de Pégase et la Voie Lactée (en anglais c'est mieux, ça fait penser au chocolat... bref), faisant le lien entre la suite de portes qui relie Atlantis au SG-C, mise en place grâce à la collaboration entre McKay et Carter.)

Dans ce drôle d'épisode, Teal'c est envoyé sur Atlantis pour "coacher" Ronon avant son entrevue avec le nouveau patron de l'IOA (NID en français, si mes souvenirs sont bons), relativement peu accommodant. Le coaching tourne à la lutte en règle, une espèce de démonstration virile de puissance entre les deux guerriers finalement si semblables -- un ennemi mortel, qui a ravagé leur monde, décimé leur famille, une propension à ne jamais prononcer la moindre parole inutile (Ronon, qui apprécie en connaisseur le recours constant que fait Teal'c au célèbre "indeed" ("en effet"), est à mourir de rire), et (je ne sais pas si c'était de l'humour, ou quoi) une coiffure toute... personnelle (non, décidément, Teal'c avec des cheveux, je m'y ferai jamais)...

Ils doivent tous les deux passer 24 heures dans la station Midway, protocoles de sécurité obligent. On se dit : soit ils s'entretuent, soit ils deviennent potes. Ils en sont à regarder d'un oeil dubitatif des dvd quand les Wraiths infiltrent la station, ayant détourné une des portes sur le chemin entre Atlantis et le SG-C. J'avoue que les combats étaient sympas, dans les couloirs étriqués de la station, puis dans ceux du SG-C, quand les Wraiths débarquent sur Terre, mais un peu "too much" ; cela dit je n'étais pas dans les meilleures conditions, sans cesse à baisser ou à monter le volume sur ma version moisie de l'épisode, suivant qu'il s'agissait de dialogues ou d'échanges de coups de feu.

McKay, Sheppard et tout un tas de marines -- future pâture pour les Wraiths... go figure -- débarquent à leur tour pour sauver ce qui peut l'être -- le Dr Lee et... Kavanaugh, sans catogan je l'avais même pas reconnu (!). Sheppard joue les héros solitaires, manque de mourir asphyxié, et Kavanaugh enclenche sans le faire exprès l'autodestruction de la station.

La fin menée tambour battant est extrêmement réjouissante. On a l'impression qu'ils se sont tous lâchés, c'est super. Ronon, qui a sauvé la vie du type de l'IOA, et accessoirement de l'ensemble de l'humanité, voit son entrevue considérablement écourtée et s'en sort haut la main. Les rescapés de l'explosion de la station sont forcés de cohabiter dans un jumper en attendant l'arrivée du Dédalus. Rodney fait du... super Rodney, et pète un câble face à Lee et à Kavanaugh qui se chamaillent, visiblement depuis des heures. Sheppard s'est quant à lui enfermé à l'avant et pionce avec un casque de baladeur sur les oreilles. Parfait.

SGA_Midway_4x17

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dimanche 10 février 2008

Stargate Atlantis 4x16 - Trio

SGA_4x16_Trio

Un des épisodes les plus excitants de cette quatrième saison, avec Quarantine et Tabula Rasa (so far). J'ai déjà dit tout mon amour pour les huis clos... pour le compte j'ai été servie !
McKay, Carter et Keller se retrouvent coincés plusieurs mètres sous terre, dans un ancien complexe minier genii désaffecté. Ils auraient pu prendre leur mal en patience et attendre les secours, mais des secousses régulières menacent tout l'édifice, l'ensemble tangue et penche -- j'avais un peu le mal de mer. Ils se démènent pour trouver un plan, un moyen de sortir.

Le schéma est simple -- fanfiquien presque, même si à la réflexion c'est un peu stupide comme remarque -- et permet d'intéressants développements de personnages.
Keller passe ainsi du statut de personnage chiant à celui de personnage énervant -- en apparence c'est pas vraiment mieux, mais dans les faits c'est un grand pas en avant (et c'est rassurant pour l'avenir, Keller étant censée prendre plus d'importance dans la saison 5 à venir). Au départ, elle est geignarde, empotée, "blonde", en deux mots super chiante. et puis elle gagne non pas en assurance mais en présence, en intérêt. (C'est un peu la même chose qui se produisait dans Missing.) Elle devient énervante, ce qui a au moins un avantage par rapport à l'ennui qu'elle provoquait jusqu'alors.
Carter, d'un autre côté, est intelligente, posée, intrépide et débrouillarde. Mais ça on le savait déjà. C'était assez amusant, d'ailleurs, de voir les petits clins d'oeil faits à son passé de membre de SG-1.
Et McKay, enfin, un McKay fidèle à lui-même, qui parvient pourtant quand même à nous surprendre, sur la fin -- une espèce de bravoure mêlée de couardise, dont seul McKay est capable de faire preuve.

Outre cela, c'était un épisode extrêmement inventif, plein de rebondissements impromptus et de prouesses techniques tout en finesse -- rien d'extravagant. Toutes les petites malchances successives semblent autant de moqueries du destin, ou d'un scénariste farceur. C'est plaisant, whumpy à souhait (une jambe cassée, des chutes en tout genre, des brûlures de corde, une mini explosion...) Comment provoquer des effets très puissants avec quasiment rien. Un trou, un grappin, quelques planches et des cordes à noeuds, enfermés avec trois scientifiques...

note : plus qu'un épisode avant le 4x18... On va enfin savoir par quels rebondissements extravagants notre bon docteur va revenir parmi les vivants! (note bis : Midway à l'air pas mal cela dit Oo)

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dimanche 3 février 2008

Carson et les courants d'air

(suite de l'article "la mort de Beckett")

La théorie du lundi...

Hier, c'était mon anniversaire, en plus d'être le jour des crêpes, et j'ai eu un merveilleux cadeau totalement non intentionnel de la part de Joe Mallozzi (producteur-scénariste sur SGA). Une demie ligne, négligemment jetée sur son blog... "Oh, and just so you know, once that press release comes out on Monday - Mark [Stern] played a big part in ensuring a certain character’s return to the ranks of the recurring." Carson is coming back for good.

Vous vous demandez... et les courants d'air? Certes, c'est légitime. La dernière fois, juste avant Sunday, quand j'avais violemment été spoilée, le wifi m'avait lâché, et on avait dû déménager l'ordi dans le couloir de l'entrée, et j'ai le souvenir de m'être pelée, même si à la réflexion ça devait être le printemps, ou même l'été... Et j'avais éprouvé une immense tristesse, mais pas vraiment, ou peut être une microseconde, au début, cette rage à l'encontre des scénaristes-producteurs-qui que ce soit, susceptibles d'être responsables de la disparition du bon docteur. Mais ça j'en ai déjà parlé.

Et hier, la wifi saute à nouveau... La nouvelle clef n'arrivera pas avant une semaine... nouveau déménagement -- épisode de samedi oblige, Outcast 4x15, cf. review plus bas.

Samedi matin, donc, le 2, mes 20 ans, je déjeune dans le couloir froid et plein de courants d'air -- on est accro ou on ne l'est pas, même en plein concours blanc. Petite routine matinale : checkage de blog -- toujours pas d'amis -- recherche affolée d'un torrent pour le 4x15 -- mandieu mandieu ya pas!... En même temps il est même pas 23 heures aux USA, ça doit expliquer... pour la petite histoire, j'ai fini par trouver en rentrant, à midi -- chapitre 17 de Doom! , la fic WIP monstrueuse du moment -- et ... (tada) le blog de Mallozzi.

Comme tous les matins je survole en gloussant le racontage de vie farfelu de cet "ami imaginaire". Et j'apprends que la saison 5 de Stargate Atlantis va bientôt être annoncée officiellement à la presse -- Monday, mardi pour nous avec le décalage. Et aussi que Carson Beckett va "redevenir un personnage récurrent". My.

C'est un cadeau magnifique, à mes yeux, et je pense qu'à ce moment-là ma joie est à peu près égale à ma peine de l'époque. J'avais presque les larmes aux yeux hier matin, c'est dire! Pardon pour les sentimentalo-conneries...

Dernière lubie : Sunday... leads to... Monday (*hâte*)

418_01

L'image est une capture de The Kindred, 4x18-19, et provient de GateWorld.

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Stargate Atlantis 4x14 Harmony et 4x15 Outcast

Deux épisodes totalement différents, intéressants, partiellement bien construits, à moitié critiquables. D'où le tir groupé pour les critiques.

Harmony, pour commencer ; McKay et Sheppard acceptent bien malgré eux d'escorter une insupportable princesse au cours de son voyage initiatique, à travers une forêt qui grouille de Genii.
L'histoire en elle-même pue un peu, et les Genii ne font plus vraiment peur. Ce qui vaut de l'or, ce sont les relations tumultueuses qui s'établissent entre McKay, Sheppard et la gamine, Harmony -- un nom antithétique par excellence. Une gosse qui se fait toute mielleuse face à Sheppard, et qui asticote McKay, dès que le colonel a le dos tourné.
Cela mis à part, c'est un épisode plutôt faible, l'ensemble ressemblant plus à une resucée de Missing qu'autre chose, les méchants pas beaux et les combats spectaculaires en moins. Même le pont en liane a disparu, too bad.

sga_4x15bisOutcast, maintenant ; ça ressemble un peu à un épisode d'X-Files, les traditionnelles lampes torches en moins, et les vaisseaux spatiaux aux rayons téléporteurs en plus...
Sheppard revient sur Terre pour l'enterrement de son père, l'ambiance est pas super. Il est abordé par l'assistante d'un scientifique qui a "égaré" un réplicateur de sa fabrication dans la nature. Ronon, Sheppard, et quelques agents de diverses agences gouvernementales courent partout, dans des entrepôts, sur des quais, des passerelles. On a presque l'impression de voir un Sheppard à la sauce Thoughtcrimes.
Quelque part, cet épisode était intéressant -- on en apprend sur le passé de Sheppard, trop peu!, Ronon et les coutumes terriennes, trop court!, etc -- mais il ne menait pas assez loin les interrogations, les problèmes. Certes, les réplicateurs s'étoffent quelque peu du point de vue psychologique, mais une suite aurait été la bienvenue.
Digression inutile : l'ex femme de Sheppard, étonnamment (logiquement peut être, plutôt), ressemble à Larrin, le flirt dans Travelers, et à Teyla, un peu aussi...

note : Trio a l'air... wow... déjà rien que les images en preview sur Stargate Stills... Faut que je regarde le trailer, mais j'ai pas le son.

Posté par nao_asakura à 11:09 - série TV - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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